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2016, le plus mauvais score depuis 2009

La balance agroalimentaire française connaît un creux, notamment lié à la récolte céréalière.

Les exportations sont en net repli, notamment en céréales.
Les exportations sont en net repli, notamment en céréales.
© Stéphane LEITENBERGER


En 2016, l’excédent des échanges extérieurs de produits agricoles et agro-alimentaires français est ressorti à 6,1 milliards d’euros, en repli de 3,1 Mds d’euros sur 2015 et à son plus bas niveau depuis 2009, 5 Mds d’euros. A l’origine de ce mauvais bilan : des exportations en baisse de 1,42 Md à 58,71 Mds € et des importations en hausse de 1,67 Mds, à 52,59 Mds €.

La responsabilité de la météo
Les produits agricoles bruts sont particulièrement affectés par cette dégradation du bilan, affichant un excédent de 281 M€, contre 2,62 Mds €, en 2015. Les accidents climatiques qui ont frappé notamment les récoltes céréalières, portent une lourde responsabilité dans la chute des exportations du secteur qui se dispute généralement la première place de nos ventes extérieures avec les vins et spiritueux. En blé, plus particulièrement, la forte baisse du disponible exportable et les problèmes qualitatifs, eux aussi imputables à la météo, ont réduit les ventes aux pays tiers habituellement clients privilégiés dont l’Algérie, notre principal acheteur en 2015 ; l’Egypte a totalement disparu des écrans de nos exportateurs. Pour l’orge, c’est l’absence de la Chine, qui avait occupé en 2015 une place d’acheteur quasi monopolistique sur notre marché en 2015, qui pénalise nos ventes. Le bilan céréalier se solde par un excédent de 5,08 Mds € versus 6,74 Mds € l’année précédente. Le solde des produits bruts est aussi impacté par l’augmentation des importations de certains postes (oléagineux, agrumes) qui passent 13,07 à 13,99 Mds €.
Les produits transformés se tirent moins mal de ce bilan que les produits bruts, accusant néanmoins un fléchissement de 0,8 Md €, à 5,84 Mds €.

Les alcools tiennent
Une fois encore, ce sont les «vins et Champagne» et les spiritueux qui limitent les dégâts avec un excédent de 7,5 Mds pour les premiers soit un recul de 90 M€, mais une hausse de 160 M€ pour les se­conds, à 3 Mds €. La bonne performance des vins et boissons alcoolisées compensent en grande partie les baisses des sorties de produits laitiers et des viandes de volaille. Les exportations de produits transformés ont été quasi stables à 44,4 Mds € tandis que les importations progressaient de 0,8 Md, à 38,6 Mds €. En 2015, la part des achats de produits agricoles et alimentaires français par l’U.E a représenté un solde positif de 771 M€, contre 2,78 Mds en 2015.

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