L'Action Agricole Picarde 17 mars 2018 à 06h00 | Par Propos recueillis par Florence Guilhem

Amoma 80 : l’appel des médaillés aux bonnes volontés

Ce vendredi 16 mars, l’Association des membres de l’Ordre du mérite agricole de la Somme (Amoma 80) organise son assemblée statutaire. L’occasion de faire le point sur cette structure, avec son président Marc Wursmer.

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Marc Wusmer : «Nous devons faire en sorte de mieux nous faire connaître en communiquant sur qui nous sommes, 
mais aussi en allant chercher de nouveaux médaillés quand on sait qui ils sont.»
Marc Wusmer : «Nous devons faire en sorte de mieux nous faire connaître en communiquant sur qui nous sommes, mais aussi en allant chercher de nouveaux médaillés quand on sait qui ils sont.» - © F. G.


L’Amoma 80, c’est qui et quoi ?

Notre association, qui intègre l’Amoma nationale, est rattachée au ministère de l’Agriculture. Elle réunit une soixantaine de médaillés de l’Ordre du mérite agricole dans la Somme, tous nommés par décision ministérielle. Il existe trois grades : celui des chevaliers, celui des officiers et celui des commandeurs. Ces nominations récompensent des hommes et des femmes pour les services qu’ils ont rendu à l’agriculture au travers de leurs engagements ou de leurs activités professionnelles ou para-professionnelles.
Notre association est le relais du mouvement national. Nous essayons d’être les porteurs d’une valorisation, d’une connaissance et d’une reconnaissance de ce qu’est l’agriculture dans notre département, soit une activité majeure et innovante dans notre département. Autrement dit, notre association n’est pas la réunion des anciens combattants ou un club de vieux, même si la moyenne d’âge de nos membres dépasse la cinquantaine, voire la soixantaine.

Comment se traduit dans vos actes ce travail de mise en valeur de l’agriculture sur notre territoire ?
Outre notre assemblée statutaire, qui permet notamment de débattre sur des sujets agricoles, nous organisons des visites dans des exploitations, coopératives ou entreprises qui ont une activité significative dans l’agriculture, comme des soirées débats sur un thème agricole. Ces activités nous permettent d’être au fait de ce qui se passe dans nos territoires et de voir ce qui peut être porteur de valeur ajoutée pour notre agriculture.

Comment assurez-vous la promotion de l’Ordre ?
Nous ne disposons d’aucun chiffre précis, juste des estimations. La question est la suivante : est-ce que tous ceux qui ont du mérite sont reconnus pour celui-ci ? Notre volonté est de les faire connaître et d’inciter des gens à se faire connaître et reconnaître.

Quelle est l’origine professionnelle des membres de l’Amoma ?
Nous venons d’horizons divers, mais tous en lien avec l’agriculture. Certains sont issus des rangs de la MSA, comme moi, d’autres de la Chambre d’agriculture, de syndicats agricoles, de coopératives, d’entreprises agro-alimentaires, d’exploitations agricoles, etc.

Vous êtes président depuis un an de l’Amoma 80. Quelles sont les raisons de votre engagement ?
J’ai été trois ans secrétaire général de l’association, et avant membre du conseil d’administration. Engagé durant quarante ans dans la protection sociale agricole, l’agriculture, c’est mon monde. Quand vous faites le métier que j’ai fait, vous adhérez à ce milieu et partagez naturellement les préoccupations de la profession agricole. Je suis resté imprégné et intéressé par tout cela. Il était donc naturel pour moi de m’engager dans une association en lien avec l’agriculture.

Ce vendredi aura lieu votre assemblée statutaire. Quels sont les sujets à l’ordre du jour ?
Nous avons invité le président de la Chambre d’agriculture de la Somme, Daniel Roguet, en lui demandant qu’il aborde le sujet suivant : «Le beurre : où est le problème ?» Si la pénurie dans les rayons des grandes surfaces n’est plus d’actualité aujourd’hui, il nous semblait important de traiter le sujet, car comment est-ce possible qu’une activité organisée comme celle-là connaisse de telles sorties de route ?
Outre l’intervention du président de la chambre, comme toutes les associations, nous allons faire le rapport d’activité, les comptes, le renouvellement des membres du conseil d’administration.
Nous allons aussi aborder la question du recrutement au sein de notre association, car il n’est pas suffisant aujourd’hui. Les médaillés de l’Ordre du mérite agricole n’adhèrent pas forcément à l’association. Pour y remédier, nous devons faire en sorte de mieux nous faire connaître en communiquant sur qui nous sommes, mais aussi en allant chercher de nouveaux médaillés quand on sait qui ils sont. Il faudra sans doute aller plus loin. A nous de définir plus finement notre stratégie. Dans tous les cas, nous en appelons à toutes les bonnes volontés pour qu’elles nous rejoignent.

Un peu d’histoire

Le Mérite agricole est une distinction instituée par Méline, ministre de l’Agriculture, pour honorer les personnes ayant rendu des services à l’agriculture remontant à la Troisième République. La première promotion date du 17 juillet 1883.
Depuis sa création, en 1883, le Mérite agricole a été attribué suivant des critères identiques, fondés sur le dévouement à la cause de l’agriculture. Le prestige attaché, dépuis l’origine et aujourd’hui encore, à cette décoration, fait que les personnes qui en sont titulaires ont, en commun, un idéal inspiré par le souci d’en préserver les valeurs.
Aussi n’est-il pas étonnant que beaucoup de membres, fiers d’appartenir à un Ordre prestigieux, aient manifesté le désir de se regrouper en une association ayant pour objet : de défendre les intérêts des membres de l’ordre du Mérite agricole, de concourir au maintien du prestige du Mérite agricole et, par la même, de contribuer à son rayonnement tant en France qu’à l’étranger. Trois grades existent : chevalier, officier et commandeur.
C’est à cette attente qu’à répondu, en 1992, la création de l’Association des membres de l’Ordre du mérite agricole, l’Amoma. Elle est la seule association regroupant des décorés du Mérite agricole créée par autorisation ministérielle. Placée sous le haut patronage du ministre de l’Agriculture, l’Amoma a son siège social au ministère de l’Agriculture. L’Amoma réunit des membres de l’Ordre, toujours plus nombreux, intéressés par les manifestations se rapportant au monde agricole ou à caractère culturel organisées par les sections départementales, auxquelles participent les autorités.
Selon une enquête menée par l’Association des membres de l’Ordre du mérite agricole dans les archives des bulletins officiels des décorations, médailles et récompenses, en 2010, le nombre de commandeurs était de 5 400, celui des officiers de 65 850 et celui des chevaliers de 365 900.

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