L'Action Agricole Picarde 19 février 2018 à 06h00 | Par Alix Penichou

Be Api : l’agriculture de précision intra-parcellaire avec Noriap

La coopérative propose aux agriculteur de raisonner à l’échelle de chaque parcelle pour maximiser les rendements et réaliser des économies d’intrants.

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Evolution de l’hétérogénéité du rendement du colza d’une parcelle suivie en agriculture de précision. 
Evolution de l’hétérogénéité du rendement du colza d’une parcelle suivie en agriculture de précision.  - © Be Api


Un Sherlock Holmes des temps moderne, au volant d’un tracteur. C’est ce que propose la coopérative Noriap, avec la marque be Api, pour «agriculture de précision intra-parcellaire». «Cette technique permet un raisonnement à la parcelle et non plus sur l’ensemble du parcellaire», précise Mickaël Winkelsass, responsable développement services et OAD chez Noriap. Une nécessité cependant pour l’agriculteur : être équipé d’un matériel pouvant moduler.

Première étape : la caractérisation de l’hétérogénéïté structurelle. Sont ainsi passés au crible la topographie, le type de sol qui peut varier au sein même d’une parcelle, l’historique des parcelles (remembrement, agrandissement ou rachat de parcelles, causes d’un patchwork qui peut expliquer la variabilité des états de fertilité chimique), les pratiques culturales et tout autre facteur pouvant être à l’origine d’hétérogénéité intra-parcellaire.

Fertilité et potentiel du sol
La coopérative propose ensuite deux approches : be Api fertilité et be Api potentiel. La première consiste en un diagnostic d’hétérogénéité de l’état de fertilité des sols, tous les hectares, en P2O5, K2O, MgO, CaO, pH. «Nous produisons ensuite une stratégie de fertilisation. Chaque année pendant dix ans, une cartographie des besoins intra-parcellaires en engrais de fond et amendements basiques est fournie à l’agriculteur. Il applique automatiquement avec son équipement de modulation de doses», explique Mickaël Winkelsass. L’objectif : amener, à terme, la parcelle à un niveau homogène de fertilité.
Be Api Potentiel consiste cette fois à «cultiver en optimisant le potentiel des parcelles soit par chimie, soit par conduite adaptée». La coopérative détermine avec l’agriculteur un objectif de rendement pour chaque zone de potentiel. En fonction des souhaits et des possibilités offertes par l’équipement, les interventions à moduler pour la campagne sont déterminées : semis (céréales d’hiver et maïs), fertilisation prévisionnelle en azote et en soufre, apports d’azote en saison (blé, colza) et protection phytosanitaire (fongicides ou herbicides).
Pour Mickaël Winkelsass, «be Api fertilité est un peu la radiographie d’une parcelle, tandis que be Api potentiel est son analyse sanguine». Mais dans les deux cas, «le but final est de maximiser le rendement et de permettre des économies d’intrants».

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