Aller au contenu principal

Be Api : l’agriculture de précision intra-parcellaire avec Noriap

La coopérative propose aux agriculteur de raisonner à l’échelle de chaque parcelle pour maximiser les rendements et réaliser des économies d’intrants.

Evolution de l’hétérogénéité du rendement du colza d’une parcelle suivie en agriculture de précision. 
Evolution de l’hétérogénéité du rendement du colza d’une parcelle suivie en agriculture de précision. 
© Be Api


Un Sherlock Holmes des temps moderne, au volant d’un tracteur. C’est ce que propose la coopérative Noriap, avec la marque be Api, pour «agriculture de précision intra-parcellaire». «Cette technique permet un raisonnement à la parcelle et non plus sur l’ensemble du parcellaire», précise Mickaël Winkelsass, responsable développement services et OAD chez Noriap. Une nécessité cependant pour l’agriculteur : être équipé d’un matériel pouvant moduler.
Première étape : la caractérisation de l’hétérogénéïté structurelle. Sont ainsi passés au crible la topographie, le type de sol qui peut varier au sein même d’une parcelle, l’historique des parcelles (remembrement, agrandissement ou rachat de parcelles, causes d’un patchwork qui peut expliquer la variabilité des états de fertilité chimique), les pratiques culturales et tout autre facteur pouvant être à l’origine d’hétérogénéité intra-parcellaire.

Fertilité et potentiel du sol
La coopérative propose ensuite deux approches : be Api fertilité et be Api potentiel. La première consiste en un diagnostic d’hétérogénéité de l’état de fertilité des sols, tous les hectares, en P2O5, K2O, MgO, CaO, pH. «Nous produisons ensuite une stratégie de fertilisation. Chaque année pendant dix ans, une cartographie des besoins intra-parcellaires en engrais de fond et amendements basiques est fournie à l’agriculteur. Il applique automatiquement avec son équipement de modulation de doses», explique Mickaël Winkelsass. L’objectif : amener, à terme, la parcelle à un niveau homogène de fertilité.
Be Api Potentiel consiste cette fois à «cultiver en optimisant le potentiel des parcelles soit par chimie, soit par conduite adaptée». La coopérative détermine avec l’agriculteur un objectif de rendement pour chaque zone de potentiel. En fonction des souhaits et des possibilités offertes par l’équipement, les interventions à moduler pour la campagne sont déterminées : semis (céréales d’hiver et maïs), fertilisation prévisionnelle en azote et en soufre, apports d’azote en saison (blé, colza) et protection phytosanitaire (fongicides ou herbicides).
Pour Mickaël Winkelsass, «be Api fertilité est un peu la radiographie d’une parcelle, tandis que be Api potentiel est son analyse sanguine». Mais dans les deux cas, «le but final est de maximiser le rendement et de permettre des économies d’intrants».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Au coeur de nos terres avec Mathilde Seigner
« Au cœur de nos terres » et les tensions du monde agricole sur France 2

Entre drame familial et enjeux fonciers, la fiction « Au cœur de nos terres » met en lumière les fragilités et les…

À Mouflers, trois listes pour 96 habitants

À Mouflers, 96 habitants et certainement moins de 80 votants, remporter la mairie tient presque du concours de popularité… et…

guerre Etats-Unis Iran Espagne mesures engrais carburant
Avec la guerre en Iran, le gouvernement espagnol débloque 877 millions pour l'agriculture et la pêche

Le gouvernement espagnol a annoncé le 20 mars avoir adopté un paquet de mesures d'urgence de plus de 877 millions d’euros (M…

Un duo père/fille de la Baie de Somme, en lice pour le titre en prairies naturelles

Benoît et Diane Maquigny, gérants de l’exploitation Beaumer, à Woignarue, en Baie de Somme, sont finalistes du Concours…

Vincent Lepers et Simon Pointel, président et salarié de la Cuma de Belloy-sur-Somme, ont la même optique de travail : «la communication avant tout».
À la Cuma de Belloy, des machines, mais surtout des Hommes

À la Cuma de Belloy-sur-Somme, c’est l’humain qui fait tourner les machines. Elle regroupe une quarantaine de fermes et fêtait…

À Fontaine-sur-Somme, Olivier Parcy lauréat des prairies agroécologiques

Éleveur de charolaises à Fontaine-sur-Somme, Olivier Parcy est le lauréat national des pratiques agro-écologiques - prairies…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde