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Bonne année pour les semences fourragères

Plus de la moitié des surfaces de semences fourragères ont été récoltées. Retour sur les premiers résultats.

Pour l’instant, 2019 est une bonne année pour les semences fourragères. Reste à confirmer avec la récolte du trèfle violet qui représente, tout de même, un peu plus de 40 % des surfaces des semences fourragères en ex-Picardie.
Pour l’instant, 2019 est une bonne année pour les semences fourragères. Reste à confirmer avec la récolte du trèfle violet qui représente, tout de même, un peu plus de 40 % des surfaces des semences fourragères en ex-Picardie.
© D. R.

«Satisfaisante, bonne, voire très bonne.» Tels sont les termes employés par tous, agriculteurs ou organismes stockeurs de céréales, pour qualifier, cette année, la récolte des céréales. Quasi terminée partout dans le département, les blés, orges et pois auront créé, cette année, la surprise avec de bons résultats. Un seul bémol : le colza, avec des rendements décevants, nettement inférieurs à ceux de l’an passé.
Or, au cours de cette même période, a aussi lieu la récolte des semences fourragères. Des cultures, dont, au fil des années, les surfaces augmentent dans le département et attirent, chaque nouvelle campagne, de nouveaux producteurs. Pourquoi ? Car elles offrent, avant tout, de la diversification dans les assolements des exploitations, mais aussi une double récolte. En effet, en plus de la récolte des graines, les fauches et les pailles peuvent aussi être valorisées comme fourrage auprès du bétail. Néanmoins, ces cultures porteuses de valeur ajoutée demandent de la technique et du temps.
Ainsi, dès le début du mois de juillet, la récolte des semences fourragères a débuté avec celles des fétuques élevées et des ray-grass d’Italie. La récolte des semences de ray-grass anglais et vesce est, elle, encore en cours et devrait même se terminer d’ici une semaine. Enfin, la récolte des semences de trèfle violet ne devrait plus tarder. Elle devrait arriver, cette année, avec une dizaine de jours d’avance. Qu’en est-il des résultats ?

Des rendements au rendez-vous
Côté semences de ray-grass, c’est plutôt correct. «La récolte est bonne, voire très bonne pour les ray-grass d’Italie», rapporte Géraldine Poiret, responsable des cultures spécialisées chez Noriap activité Semences fourragères de Picardie. Pour la récolte des semences de ray-grass anglais, les rendements des variétés précoces sont corrects, de l’ordre de 20 à 22 quintaux brut de l’hectare en moyenne. «Pour les variétés tardives, c’est un peu moins bon. Les ray-grass ont souffert des coups de chaleur des dernières semaines et affichent des rendements inférieurs aux ray-grass de variétés précoces», explique la responsable. Toutefois, la récolte n’est pas encore terminée et les résultats peuvent encore évoluer.
Démarrée elle aussi début juillet, la récolte des semences des fétuques élevées est à ce jour achevée. Les rendements sortis sont corrects avec, toutefois, une petite différence entre les fétuques élevées de première année, légèrement meilleures que celles de deuxième année.
Encore en cours, la récolte des semences de vesce est, elle, arrivée à moitié. Les premiers résultats de rendements affichés sont plus faibles que ceux de l’année dernière et sont en moyenne de l’ordre de 20 à 22 quintaux brut de l’hectare. Une petite exception tout de même dans le secteur d’Airaines où les rendements sont exceptionnels. «En effet, il n’est pas rare de voir des rendements de 40 quintaux brut de l’hectare», raconte Géraldine Poiret, qui, pour l’instant, ne sait pas expliquer cette envolée.
Quoi qu’il en soit, s’il fallait donner une première conclusion, disons que pour l’instant, 2019 est une bonne année pour les semences fourragères, tout comme pour les blés, orges et pois. Les rendements sont corrects, la pureté spécifique des semences récoltées s’annonce, elle aussi, plutôt bonne et dans la norme. Reste à confirmer ce premier constat avec la récolte du trèfle violet qui représente, tout de même, un peu plus de 40 % des surfaces des semences fourragères en ex-Picardie.

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