L'Action Agricole Picarde 08 août 2019 à 06h00 | Par Daniel Platel (CA 80)

Bovin viande : 7 conseils pour gérer la pénurie d’herbe

Sept conseils pour gérer la pénurie d’herbe en élevage bovin viande.

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Non seulement la sécheresse occasionne un manque d’herbe immédiat, mais en plus, un surpâturage sera préjudiciable 
à la productivité de l’année qui suivra.
Non seulement la sécheresse occasionne un manque d’herbe immédiat, mais en plus, un surpâturage sera préjudiciable à la productivité de l’année qui suivra. - © CA 80

1. Sevrer les veaux
Quand l’herbe manque, la lactation des mères se réduit et la première chose à faire est de sevrer les veaux, car leur croissance devient mauvaise et cela soulagera les prairies.

2. Faire la chasse aux bouches inutiles
Les veaux sevrés, c’est la possibilité de rentrer les vaches prévues pour la réforme. Les laisser en prairie, c’est contribuer à surcharger les prairies.

3. Réorganiser le pâturage, si ce n’est pas déjà trop tard
Il est préférable de décharger les prairies et de ramener des animaux près de l’exploitation où du fourrage sera mis à disposition.

4. De la paille, encore de la paille
La paille est un fourrage médiocre (0,4 UF) peu digestible et encombrant. Elle sera cependant précieuse pour compenser partiellement un déficit en herbe. Si la sécheresse devait perdurer, la paille ne sera pas suffisante et une complémentation sera nécessaire.

5. La mélasse sur la paille
C’est un produit coûteux par rapport à sa valeur nutritive, mais aussi parce que vendue en petite quantité. Néanmoins, elle aidera à développer la consommation de la paille et améliorera sa valeur en protéines.

6. Acheter ou utiliser ses céréales
En été, tout est cher, il est donc possible d’utiliser ses céréales pour passer le cap de la sécheresse quand la paille ne suffit plus (rations cf. tableau ci-dessous). De plus en plus, on trouve des propositions de ventes de foin ou de luzerne sur pied. Vous retrouverez des annonces de ce type dans la messagerie de la chambre d’agriculture.

7. Se constituer un stock de dérobées
Tous les ans on le dit, le semis de dérobées après un escourgeon ou des pois de conserve donne souvent un faible rendement et abouti rapidement à un coût élevé de plus de 100 € la tonne de matière sèche. Néanmoins, ce stock d’enrubannage offre une sécurité fourragère pour l’année suivante, facile à distribuer en prairie et toujours moins cher qu’une alimentation sèche.

Le retour de la pluie
Oui, il faut l’espérer… Ne vous précipitez pas sur votre semoir d’engrais, les derniers apports n’ont pas joué pleinement, laissez donc la nitrification naturelle relancer la production d’herbe.

- © CA 80

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