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Calipso présente sa plateforme variétale et ses essais fertilisation

Echos de la plateforme technique de la coopérative Calipso.

Près de 150 personnes  ont visité la plateforme technique de la coopérative Calipso.
Près de 150 personnes ont visité la plateforme technique de la coopérative Calipso.
© AAP

Près de 150 adhérents et partenaires de la coopérative Calipso ont visité la plateforme technique le 12 juin dernier. Celle-ci mettait en avant deux axes principaux : les choix des variétés et les modes de fertilisation.

Variétés : entre marché et résistance
Vitrine de la coopérative, la collection variétale regroupait cette année près de cinquante variétés de blé et trente d’orge. Concernant les blés, les variétés hybrides représentent entre 15 et 20% des semences certifiées vendues par la coopérative. «Une tendance qui se stabilise», selon Patrick Lechantre, responsable appro de Calipso. «A l’inverse, en escourgeon, les variétés hybrides progressent», poursuit-il. Les critères de sélection mis en lumière cette année portent à la fois sur le taux de protéines, critère qui s’avèrera déterminant pour les accès au marché cette année, mais aussi sur la résistance aux maladies cryptogamiques.
La pression septoriose, mais surtout rouille, a atteint un niveau jamais connu cette année, avec l’arrivée d’une variété de rouille jaune venue d’Angleterre baptisée «Warrior». Cette pression a été certes endiguée tant bien que mal avec l’azoxistrobine (Amistar), mais avec des redémarrages réguliers obligeant à des réajustements constants tout au long de la campagne.
Côté maladie des épis, la vérité ne sera connue qu’à la récolte, notamment au regard du tiers des variétés qui ont fleuri sous la pluie. Pour les deux tiers qui ont suivi, la météorologie s’est avérée plus favorable.

Fertilisation : vers une évolution des stratégies
La nouveauté de la plateforme Calipso aura été cette année la mise en œuvre d’essais de fertilisation. «Les bases restent les mêmes», souligne Patrick Lechantre, «avec des calculs de besoin, mais les pratiques changent, avec la volonté de poser les unités au plus près des racines. La localisation devient commune en maïs, mais elle pointe également en colza et même en blé».
De surcroît, de nouvelles formulations apparaissent sur le marché, avec des effets sur la solubilité et la disponibilité des différents éléments. «Le soufre est généralisé», commente Patrick Lechantre, «mais à présent c’est aussi le phosphore et le potassium qu’il faut intégrer, comme un pool d’éléments à apporter au plus près des racines. D’ailleurs, d’autres additifs sont également apparus pour réduire la volatilisation, le principal point faible de l’urée». Ces éléments ont donc amené Calipso à mettre en œuvre un essai cette année avec la société Timac Agro. Essai qui a vocation à être reconduit sur plusieurs années.
L’ensemble des participants a poursuivi les échanges dans la convivialité, à la nouvelle salle des fêtes de Domvast, inaugurée récemment par le maire Gérard Sagot.

L’escourgeon peut revenir dans les rotations

La coopérative Calipso a testé plus de trente variétés d’orge. Un chiffre élevé, mais qui traduit le regain d’intérêt pour cette production. Ce regain peut être analysé sous deux angles : celui de l’étalement des travaux en période de moisson, mais aussi celui de l’allongement des rotations dans un souci de cohérence agronomique. «Quand on parcourt la France, on voit des zones où la résistance de certaines graminées devient problématique. Le coût du désherbage peut parfois dépasser celui de la protection fongicide», commente Patrick Lechantre.
«Dans ces conditions, l’allongement des rotations peut être une réponse. Certes, les matières actives de désherbage ne sont pas radicalement différentes de celles du blé, mais l’effet rotationnel couplé à l’effet organisationnel peut s’avérer intéressant et la recherche propose aujourd’hui des variétés intéressantes. A notre niveau, c’est une forme de lutte collective à mettre en œuvre pour renforcer l’agronomie. Dans la zone Vimeu - Ponthieu avec la diversité des productions, c’est un capital à préserver».

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