L'Action Agricole Picarde 16 juillet 2019 à 10h00 | Par Réussir

Ceta : le ministère confirme partiellement les craintes des éleveurs

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A l’occasion d’un brief informel pour la presse, le ministère de l’Agriculture est revenu le 15 juillet sur les polémiques sanitaires liées au traité de libre-échange entre l’UE et le Canada (Ceta). Le ministère confirme que le Canada autorise bien l’utilisation de farines animales dans l’alimentation de son bétail. Seule l’utilisation de farines issues de ruminants est interdite pour les ruminants. Dans l’Union européenne, l’ensemble des farines sont interdites (hors aquaculture).

La Rue de Varenne confirme également que l’UE importera, au moins à court terme, des viandes canadiennes issues d'animaux ayant reçu des antibiotiques comme facteur de croissance. Un règlement européen, adopté en début d’année, prévoit toutefois l'interdiction de ces importations avant le 28 janvier 2022. Pour le moment, le bilan de l’accord est particulièrement positif pour la France, a mis en avant le ministère. Les exportations agroalimentaires françaises vers le Canada ont augmenté de 10,2 % en 2018, grâce notamment «aux vins, spiritueux et fromages», tandis que les importations agroalimentaires en provenance du Canada ont baissé de «plus de 50 %», indique le ministère.

La filière bovine maintient la pression avant le vote

Deux jours avant l'examen par les députés, le 17 juillet, du projet de loi de ratification du Ceta, l'interprofession bétail et viande Interbev «alerte une nouvelle fois sur le manque de garanties des viandes importées canadiennes» dans un communiqué du 15 juillet. Le même jour, le gouvernement a reconnu que ce texte pouvait conduire à l'importation de viandes issue d'animaux nourris aux farines animales. «Rien, dans la règlementation européenne ou le texte de l’accord, ne permet à l’UE d’interdire ces importations», insiste la FNB (éleveurs bovins), dans son propre communiqué du 15 juillet. «Le gouvernement et sa majorité sèment une confusion inédite dans l’esprit des éleveurs et des citoyens», estime la FNB, qui demande «la non-ratification du Ceta.»

 

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