L'Action Agricole Picarde 24 avril 2018 à 06h00 | Par Laurence Sagot (Institut de l’élevage/ Ciirpo) et Stéphane Pype (CA 60)

Chronique ovine : reconnaître une boiterie et la soigner

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L’espace interdigité et la couronne sont gonflés : c’est un panaris.
L’espace interdigité et la couronne sont gonflés : c’est un panaris. - © D. R.

Savoir identifier un panaris, une fraise, une fourbure ou du piétin : tel est l’objectif de cette nouvelle fiche technique intitulée «Les boiteries des brebis et des béliers», mise en ligne sur www.inn-ovin.fr et www.idele.fr. Les causes de boiteries les plus fréquemment rencontrées chez les adultes y sont listées avec leurs symptômes, moyens de prévention et soins possibles. Par exemple, le panaris est facilement identifiable avec un espace interdigité et une couronne gonflés. Parfois, du pus est visible avec un ulcère. Laurent Saboureau, vétérinaire à l’Alliance pastorale, rappelle «qu’une blessure dans l’espace interdigité s’est alors transformée en porte d’entrée pour les bactéries qui pénètrent dans les tissus du pied et déclenchent une infection. Un antiseptique local et un antibiotique par voie générale sont alors recommandés».
Le mal blanc a pour origines possibles des litières et des pâtures humides associées à des températures supérieures à 10°C, de la terre ou de la matière organique entre les onglons. L’espace interdigité n’est plus rosé, mais blanchâtre ou enflammé. Un traitement antiseptique individuel ou un passage collectif au pédiluve suffit bien souvent à enrayer la maladie. Attention, la surinfection est possible (piétin, panaris) en cas de manque de soins.

Du parage à la vaccination
Le piétin entraîne une boiterie plus ou moins prononcée selon le type de lésions : de l’inflammation à la nécrose de la corne, avec décollement de l’onglon. A l’origine, deux bactéries, dont l’une est très résistante dans le pied, mais peu dans le milieu extérieur. «Un parage, en éliminant la corne molle et lésée, une antibiothérapie par voie locale, voire générale, est alors indispensable, conseille Laurent. En matière de prévention, l’association du parage, de passages au pédiluve, éventuellement d’une vaccination ou d’une supplémentation alimentaire en zinc, et surtout d’une réforme si récidive, sont nécessaires.»
Dans cette même rubrique, vous retrouverez la semaine prochaine les moyens de prévention possibles de la fourbure, de la fraise ou limace et d’une pousse anormale de la corne.

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