L'Action Agricole Picarde 10 octobre 2019 à 06h00 | Par AAP

Cultures : des alternatives à des colzas capricieux

Au vu des difficultés d’emblavement de l’automne 2019, des colzas vont être remplacés par d’autres cultures. La liste des espèces possibles est potentiellement large. Mais des critères techniques et économiques sont à prendre en compte.

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- © D. R.



Avant de penser à remplacer par d’autres cultures des colzas dont les semis ont été contrariés par des difficultés d’implantation, la première des recommandations consiste à tenir compte des herbicides précédemment appliqués. Si plusieurs herbicides ont été utilisés, il faudra ainsi suivre les recommandations du produit le plus limitant.

Adapter la culture au contexte pédoclimatique
Le soja, le pois, le lin oléagineux, le chanvre, la féverole, voire le colza de printemps, valorisent les sols profonds. Le tournesol, la lentille et le pois chiche sont des espèces mieux adaptées aux sols plus superficiels même si leur potentiel de rendement s’ajuste.
Les conditions climatiques au cours de la période de semis peuvent amener à changer d’option : le pois de printemps, la lentille, le pois chiche, le lin oléagineux, le colza de printemps et la féverole exigent un semis précoce sur un sol ressuyé en sortie d’hiver. Au-delà de fin mars, le risque de chute de potentiel de rendement devient élevé. Il est alors possible de basculer sur des cultures d’été (soja, tournesol, chanvre) à semer à partir d’avril.

S’assurer du débouché localet des possibilités de collecte

La plupart des cultures ne nécessitent pas de démarche commerciale spécifique. Le chanvre se fera préférentiellement sous contrat.  Pour le lin, la lentille et le pois chiche, ils se font quasi exclusivement sous contrat. Des cultures comme le soja ou le tournesol peuvent nécessiter une prise en charge particulière (logistique et/ou séchage) par l’organisme collecteur.

Évaluer les performances agronomiques des cultures de printemps
La gestion des adventices, notamment les graminées (ray-grass, vulpin), est problématique. L’introduction de cultures de printemps est un levier incontournable pour maîtriser l’efficience du poste désherbage. D’autres effets positifs sont également observés sur la gestion des maladies et des insectes. Les légumineuses (pois, lentille…), présentent un intérêt sur l’alimentation de la culture suivante, voire sur le déplafonnement des rendements céréaliers. Les cultures de printemps à semis plus tardifs (tournesol, soja) présentent l’avantage de rompre le cycle des adventices et restent de bons précédents pour un blé semé en direct ou en TCS. Le chanvre présente l’intérêt d’être une culture étouffante pour les adventices.

Anticiper le recours éventuel à l’entreprise
Le tournesol nécessite un semis au monograine et une barre de coupe adaptée à la récolte. La récolte du chanvre est généralement sous-traitée par l’industriel. Pour les autres cultures, aucun équipement spécifique n’est à prévoir.
Les critères à prendre en compte sont finalement assez nombreux. Il appartient d’en faire la synthèse pour définir au cas par cas l’intérêt à y trouver. Le tableau ci-dessus est une première étape pour orienter la prise de décision.

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