Aller au contenu principal

Cultures : des alternatives à des colzas capricieux

Au vu des difficultés d’emblavement de l’automne 2019, des colzas vont être remplacés par d’autres cultures. La liste des espèces possibles est potentiellement large. Mais des critères techniques et économiques sont à prendre en compte.

© D. R.



Avant de penser à remplacer par d’autres cultures des colzas dont les semis ont été contrariés par des difficultés d’implantation, la première des recommandations consiste à tenir compte des herbicides précédemment appliqués. Si plusieurs herbicides ont été utilisés, il faudra ainsi suivre les recommandations du produit le plus limitant.

Adapter la culture au contexte pédoclimatique
Le soja, le pois, le lin oléagineux, le chanvre, la féverole, voire le colza de printemps, valorisent les sols profonds. Le tournesol, la lentille et le pois chiche sont des espèces mieux adaptées aux sols plus superficiels même si leur potentiel de rendement s’ajuste.
Les conditions climatiques au cours de la période de semis peuvent amener à changer d’option : le pois de printemps, la lentille, le pois chiche, le lin oléagineux, le colza de printemps et la féverole exigent un semis précoce sur un sol ressuyé en sortie d’hiver. Au-delà de fin mars, le risque de chute de potentiel de rendement devient élevé. Il est alors possible de basculer sur des cultures d’été (soja, tournesol, chanvre) à semer à partir d’avril.

S’assurer du débouché localet des possibilités de collecte

La plupart des cultures ne nécessitent pas de démarche commerciale spécifique. Le chanvre se fera préférentiellement sous contrat.  Pour le lin, la lentille et le pois chiche, ils se font quasi exclusivement sous contrat. Des cultures comme le soja ou le tournesol peuvent nécessiter une prise en charge particulière (logistique et/ou séchage) par l’organisme collecteur.

Évaluer les performances agronomiques des cultures de printemps
La gestion des adventices, notamment les graminées (ray-grass, vulpin), est problématique. L’introduction de cultures de printemps est un levier incontournable pour maîtriser l’efficience du poste désherbage. D’autres effets positifs sont également observés sur la gestion des maladies et des insectes. Les légumineuses (pois, lentille…), présentent un intérêt sur l’alimentation de la culture suivante, voire sur le déplafonnement des rendements céréaliers. Les cultures de printemps à semis plus tardifs (tournesol, soja) présentent l’avantage de rompre le cycle des adventices et restent de bons précédents pour un blé semé en direct ou en TCS. Le chanvre présente l’intérêt d’être une culture étouffante pour les adventices.

Anticiper le recours éventuel à l’entreprise
Le tournesol nécessite un semis au monograine et une barre de coupe adaptée à la récolte. La récolte du chanvre est généralement sous-traitée par l’industriel. Pour les autres cultures, aucun équipement spécifique n’est à prévoir.
Les critères à prendre en compte sont finalement assez nombreux. Il appartient d’en faire la synthèse pour définir au cas par cas l’intérêt à y trouver. Le tableau ci-dessus est une première étape pour orienter la prise de décision.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Avenir conseil élevage anime plusieurs groupes d’éleveurs, équipés de robot ou non, qui visent des performances élevées tout en maîtrisant les coûts de production.
Repenser la routine avec la traite robotisée

Dans les élevages laitiers, la robotisation de la traite est souvent perçue comme un gain de temps et de confort. Savoir s’…

Les premiers contrats 2026-2027 tombent… et s’effondrent

Les premiers contrats de pommes de terre 2026-2027 tombent... Et ils ne sont pas de bon augure. Agristo a ouvert la marche…

En lien avec le Copa-Cogeca, la FNSEA et les JA organisent une manifestation à Bruxelles jeudi 18 décembre.  Des agriculteurs de la Somme s’y rendront. Ils dénoncent principalement l’accord du traité UE-Mercosur,  le contenu de la future Pac, et la taxe engrais. Explications et témoignages.
Le 18 décembre à Bruxelles : pourquoi ? comment ?

En lien avec le Copa-Cogeca, la FNSEA et JA organisent une manifestation à Bruxelles le 18 décembre prochain. Pourquoi cette…

Quatre ministres de l'Agriculture défendent la stratégie du gouvernement contre la DNC.
Dermatose nodulaire contagieuse : quatre anciens ministres de l'Agriculture défendent la ligne sanitaire de l’État

Dans un texte publié dans La Tribune Dimanche, Michel Barnier, Marc Fesneau, Stéphane Travert et Julien Denormandie,…

Michel-Édouard Leclerc et le traité de libre-échange UE-Mercosur
Accord UE-Mercosur : la position provoc de Michel-Édouard Leclerc

Invité de LCI le dimanche 21 décembre, le président du comité stratégique des centres E. Leclerc a plaidé pour un véritable…

L’abattage, «un crève-cœur pour les éleveurs mais nécessaire»

Ce 12 décembre, Arnaud Rousseau, réunissait les médias pour alerter sur la tournure que prend le respect du protocole de lutte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde