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De nouveaux félins mangeurs de betteraves

Après avoir présenté ses deux dernières machines lors du Sima en février 2017, le constructeur allemand a organisé une journée de démonstration en fin d’année dans le Pas-de-Calais pour les faire découvrir en conditions réelles.

Panther 2 et Tiger 6. Les deux dernières nées de la maison Ropa ne dérogent pas à la règle : le constructeur allemand a opté pour des noms d’animaux pour désigner ses arracheuses à betteraves de plus de 30 tonnes chacune ! En décembre, Ropa France a permis à près de 500 clients et prospects de découvrir les performances grandeur nature de ses nouveaux félins, lors d’une journée de démonstration organisée à Wancourt, dans le Pas-de-Calais.
C’est principalement la capacité de la trémie qui différencie les deux machines mais, sur le plan technologique, leurs caractéristiques sont identiques. La Tiger 6 est une intégrale 6 rangs disposant d’une capacité de trémie de plus de 40 m3 (30 t), la Panther 2 dispose, quant à elle, d’une trémie de 30 m3 (21 t).

Un arrachage au plus juste
Les deux arracheuses se distinguent par rapport au reste du marché par leur châssis : elles sont équipées d’un système de compensation de dévers automatique, qui permet une meilleure répartition des charges. «Dans un contexte où le tassement des sols devient un véritable enjeu pour les agriculteurs, ce système permet justement de mieux respecter les sols», avance Sébastien Dillies, chargé de communication chez Ropa France.
La Tiger 6, comme la Panther 2, sont équipées de pneus Michelin Ultraflex qui supportent des charges élevées à faible pression (2 bars de pression à trémie à pleine charge). Leur importante surface en contact avec le sol permet, par ailleurs, de limiter le poids au m2.
Autre particularité des deux machines : leur bâti arracheur de six rangs, «qui offre un bon compromis entre capacité de trémie et capacité d’arrachage», assure Sébastien Dillies. La principale innovation réside dans le fait que sur chaque rang, la profondeur de travail est gérée automatiquement grâce à des capteurs situés sur les scalpeurs. Objectif : arracher les betteraves au plus juste, tout en prélevant un minimum de terre. «C’est un aspect important dans un contexte où l’allongement des campagnes exige une bonne conservation des silos», précise le responsable.

1 000 hectares par an
La Tiger 6 et la Panther 2 sont équipées d’un moteur Volvo Penta de 750 ch et 16,12 litres de cylindrée qui doit permettre de travailler dans toutes les conditions. Le régime d’arrachage est de 1 100 tr/min afin de limiter la consommation de carburant. Le débit de chantier varie en fonction des conditions d’arrachage et de l’organisation du chantier, de 0,8 à 1,5 hectare/heure.
Ces arracheuses intégrales sont principalement vendues à des entrepreneurs de travaux agricoles et sont destinées à arracher en moyenne 1 000 hectares par arracheuse et par saison. «Ces machines s’inscrivent dans la logique industrielle de la filière sucre, rappelle Sébastien Dillies. Elles sont conçues pour fonctionner 24 h/24 h durant la campagne d’arrachage.»

Le R connect pour suivre les félins à la trace
Ropa a mis au point un système de télématique, qui permet de suivre les machines à distance : un boîtier avec un carte Sim collecte les informations en temps réel. Ainsi, un entrepreneur peut suivre l’avancement de ses différents chantiers : consommation moyenne instantanée, rendement, vidage de la trémie, arrêt… Tout est suivi à la loupe. L’objectif est d’optimiser le débit de la machine.
Désormais, toutes les arracheuses Ropa sont équipées de série avec ce système. «Les données collectées appartiennent à l’entrepreneur», précise Sébastien Dillies.

Le site de Golancourt poursuit sa mue
Depuis plusieurs mois, d’importants travaux d’agrandissement sont menés au site de Ropa France à Golancourt, dans l’Oise. La surface des ateliers et du magasin a été multipliée par trois et des bureaux administratifs ont vu le jour. Le site a également été modernisé avec la construction d’un haut-vent pour protéger les machines. Particularité : la création d’une chaufferie au bois pour chauffer les bâtiments et l’eau de lavage. «Ecolo et économique», résume Sébastien Dillies. Ces investissements ont été réalisés dans un contexte de développement de l’entreprise, notamment en matériel pomme de terre. Ropa France, qui compte 50 salariés, devrait achever prochainement les travaux.

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