L'Action Agricole Picarde 27 novembre 2014 à 08h00 | Par AAP

Des pistes pour stimuler la consommation d’éthanol

Echos des 4èmes Rencontres du bioéthanol, organisées le 19 novembre par les professionnels de la filière.

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- © Gabriel Omnès

«Notre filière, récente, a investi plus d’un milliard d’euros dans des usines modernes et efficientes pour répondre aux engagements politiques qui ont été assignés à la France. Notre filière a créé de nombreux emplois, ne la fragilisons pas», a déclaré Bruno Hot, président du syndicat national des producteurs d’alcool agricole (Snpaa). Le taux d’incorporation constaté de l’éthanol dans les moteurs en France est de 5,7%, alors que l’objectif légal français d’incorporation de biocarburants est de 7%. Sans intervention, la consommation d'éthanol ne ferait que s’effriter au rythme de la consommation d’essence qui ne cesse de reculer (elle s'est réduite de 40% entre 2004 et 2014).

Alléger d’un centime la taxe sur l’E10
Le député de la Marne, Charles de Courson, propose que la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) sur l’E10 (l’éthanol à 10% dans l’essence) soit réduite d’un centime par litre en 2015. Et qu'en parallèle, la taxe sur le sans-plomb 95 soit alourdie d’un centime en 2015 et d’un centime en 2016. Sachant que la légère différence de prix en faveur de l’E10 permettrait d’accélérer la généralisation de cette essence additivée d’éthanol à 10%.
Une autre mesure fiscale permettrait de stabiliser la consommation d’essence, issue en grande partie des raffineries françaises, au détriment du gazole, carburant en majorité importé. Il s’agirait de rapprocher peu à peu la fiscalité de l’essence et celle du gazole, à raison de deux centimes par an, pendant sept ans, pour combler les 14 centimes de différence.
La décision n’est pas encore prise. Elle est évoquée depuis de nombreuses années par les économistes, mais d’après Charles de Courson, désormais les pétroliers et les constructeurs souhaitent ce rapprochement. Les premiers veulent éviter la fermeture de toutes les raffineries françaises, les seconds estimant pouvoir redonner un nouveau souffle au moteur à essence. Reste à prévoir pour les routiers des compensations.
Autre mesure, le redémarrage des chaînes de fabrication de véhicules flex-fuel. Celles-ci sont interrompues depuis janvier 2014 parce que les tests de mesure du CO2 à la sortie des pots d’échappement des véhicules flex-fuel roulant à l’E85 (essence avec 85% d’éthanol) montrent que les émissions de ce gaz à effet de serre sont les mêmes qu’avec un moteur à essence pure.

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