Aller au contenu principal

FNPL : comment retrouver une dynamique collective

Après deux années difficiles pour les éleveurs laitiers, la Fédération nationale des producteurs de lait souhaite retrouver une dynamique, portée par le plan de filière et les Etats généraux de l’alimentation, dont les mesures concrètes sont attendues en 2018.

Thierry Roquefeuil, président de la FNPL.
Thierry Roquefeuil, président de la FNPL.
© D. R.


«Nous voulons sortir du mode de survie et voir comment on est capables, à travers France Terre de Lait, de retrouver une dynamique», explique Marie-Thérèse Bonneau, vice-présidente de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), lors de la conférence de presse de rentrée de l’organisation, le 17 janvier.
Si la situation s’est améliorée depuis la crise de 2015-2016, il reste «encore des nuages» concernant le prix du lait pour 2018, précise Thierry Roquefeuil, président de la FNPL. En effet, plus de 300 000 tonnes de poudre de lait sont encore stockées par l’Union européenne, ce qui risque d’impacter les prix pendant encore trois ans.
Cependant, la demande importante en matière grasse devrait contribuer à tendre le marché sur le beurre, comme en 2017, ce qui devrait permettre au prix du lait de se tenir. «Pour nous, ce n’est pas satisfaisant», commente Thierry Roquefeuil, pour qui syndicalement, le fil rouge de l’année restera le prix payé au producteur.

De la valeur sur le marché intérieur
En ce sens, le marché intérieur, qui représente 60 % des débouchés pour le lait français, doit être privilégié : c’est l’objectif du plan de filière, France Terre de Lait, rédigé par l’interprofession dans le cadre des Etats généraux de l’alimentation. «Nous voulons faire de France Terre de Lait une signature dans laquelle les éleveurs se retrouvent aussi», explique Marie-Thérèse Bonneau. L’objectif est de renforcer la qualité des produits laitiers, avec des éléments de traçabilité et un cahier des charges précis, «en corrélation avec la valeur de l’amont dans le marché intérieur», ajoute-t-elle.
Le plan de filière est également un nouveau départ pour l’interprofession, dans laquelle les distributeurs devraient rentrer de façon plus concrète, estime Thierry Roquefeuil. La question de la cohésion et de la transparence au sein de la filière est d’autant plus importante après l’affaire Lactalis. Le plan de filière doit donc contribuer à faire monter la valeur sur le marché intérieur, d’autant que le cadre des négociations commerciales s’y prête un peu mieux après la loi Sapin II. En effet, les transformateurs doivent désormais intégrer un prix prévisionnel payé aux producteurs dans leurs conditions générales de vente présentées aux distributeurs.
D’après les premiers retours des négociations commerciales actuelles, des écarts importants existent, allant de 335 E à 375 E, explique André Bonnard, secrétaire général de la FNPL. Une situation qui n’est pas satisfaisante, puisqu’«historiquement, le marché français rémunère au-delà de 335 E», ajoute-t-il. Il manque néanmoins un certain nombre de précisions concernant ces tarifs (s’agit-il du lait standard, d’une moyenne, etc.). Le projet de loi suite aux Etats généraux de l’alimentation pourrait permettre d’affiner cette disposition.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Anne Le Strat à l'OFB
Nomination d’Anne Le Strat à l’OFB : de l’huile sur le feu ?

La nomination d’Anne Le Strat comme directrice générale déléguée de l’Office français de la biodiversité (OFB),…

réaction de Laurent Duplomb à la nomination d'Anne Le Strat à l'OFB
Nomination d’Anne Le Strat à l’OFB : la colère de Laurent Duplomb

Figure engagée de l’écologie politique, Anne Le Strat vient d’être nommée directrice générale déléguée de l’Office français de…

Bien élever ses veaux est chronophage, mais c’est un investissement rentable  à long terme.
Les six premiers mois du veau, fondations de la vache laitière

Bien élever ses veaux est un investissement sur l’avenir du troupeau. L’enjeu est de préserver tout le potentiel des génisses…

mouflon en baie de Somme
Trop de mouflons et de sangliers en baie de Somme, une battue organisée

Face à la progression des dégâts agricoles et aux déséquilibres écologiques sur le littoral samarien, l’État et les acteurs…

Terres et Eaux en procédure de sauvegarde chasse pêche outdoor
Terres et Eaux, l’enseigne emblématique de l’équipement outdoor, dans les ronces

Le Tribunal de commerce de Lille-métropole a ouvert le 19 janvier 2026 une procédure de sauvegarde à l’encontre de…

chasse à courre Pierre Rigaux conférence
Contre la chasse à courre, Pierre Rigaux remet son costume de militant payant et de pleureuse gratuite

Le militant animaliste Pierre Rigaux peste contre l’annulation par le maire d’une commune de Seine-et-Marne d’une « …

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde