L'Action Agricole Picarde 12 février 2019 à 06h00 | Par Alix Penichou

Fraise Grimme : une des clés pour réussir son implantation

Dans la Somme, Arnaud Dupuy cultive 60 ha de pommes de terre. Pour la préparation du sol, qu’il estime être le point de départ d’une culture réussie, il utilise une fraise Grimme.

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Arnaud Dupuy (à d.) a notamment choisi d’acheter une fraise Grimme, car il bénéficie du service 
après-vente de son concessionnaire Agri Santerre et des conseils de Jean-Baptiste Chombart (à g.).
Arnaud Dupuy (à d.) a notamment choisi d’acheter une fraise Grimme, car il bénéficie du service après-vente de son concessionnaire Agri Santerre et des conseils de Jean-Baptiste Chombart (à g.). - © Alix Penichou



Arnaud Dupuy vit particulièrement deux périodes prenantes dans l’année : celle de la plantation des pommes de terre au printemps, puis celle de l’arrachage à l’automne. Le polyculteur, installé à Roye (80), cultive une soixantaine d’hectares de pommes de terre lavables (Marabel, Agata, Artemis, Taisiya, Mozart, Monalisa), toutes destinées au marché du frais, très exigeant.

Les objectifs : avoir du rendement et surtout de la qualité, car ces critères font le revenu et assurent un débouché. «On cherche à obtenir un tubercule parfait, quasi un œuf, résume l’agriculteur. C’est-à-dire une pomme de terre à peau lisse, claire, sans aucun défaut.» Son analyse : «Le cycle de végétation de la pomme de terre étant court, il lui faut absolument les bonnes conditions pour se développer. Une implantation réussie est la base de toute culture
Alors mieux vaut mettre toutes les chances de son côté. «Le premier objectif est d’avoir une terre fine et sans motte pour éviter les chocs à la récolte. Et cela passe par un bon équipement.» Arnaud Dupuy a investi, l’année dernière, dans une fraise-butteuse GF 400, de Grimme - 3,60 m de large, double entraînement et cent trente-deux dents de 12 mm -, qu’il a fait équiper d’une barre de décompaction, réglable hydrauliquement en profondeur, pour ameublir le sol et soulager le tracteur. Pourquoi cette fraise ?
«La machine a une bonne réputation. J’ai pu voir le travail qu’elle effectuait dans les parcelles de voisins, et cela m’a plu. Surtout, l’équipe technique d’Agri Santerre (concessionnaire de Roye chez qui Arnaud Dupuy a acheté la fraise, ndlr) assure un service après-vente sérieux. C’est très important, car en période de préparation des sols, on n’a pas le droit de perdre du temps !»
Comptez entre 20 et 30 000 E pour une machine de ce type, selon les options. «Cette fraise est surtout appréciée pour sa robustesse, note Jean-Baptiste Chombart, commercial spécialiste pomme de terre chez Agri Santerre. Elle peut être utilisée avec des tracteurs puissants, jusqu’à 500 chevaux. Elle est peu tirante et son rotor, sans palier central, ne laisse pas de bande de terre non travaillée au milieu. Mais son principal atout est qu’elle permet de pré-butter.» L’agriculteur l’utilise d’ailleurs systématiquement en pré-buttage.

Une butte bien fermée
L’année dernière, sa GF 400 lui a donné entière satisfaction. Elle lui a surtout permis une bonne préparation de sol pour l’implantation de ses 150 t de plants. Pour cela, «il faut créer un milieu anaérobie, c’est-à-dire une butte bien fermée et bien rappuyée, qui ne laisse pas passer d’air, pour limiter les maladies de peau». Même si la fraise permet «un buttage optimal lors de la plantation précoce, dans les sols humides et froids», assure le constructeur, Arnaud Dupuy confie qu’il n’est jamais le premier du secteur à partir planter. «Je n’aime pas mélanger le sol mouillé en profondeur avec le dessus plus sec. Par rapport à ma surface, je peux attendre quelques jours que le sol soit bien ressuyé», explique-t-il.
Mais, une fois en route, pas question de perdre du temps. La fraise part en général deux heures plus tôt que la planteuse, puisque le fraisage est un travail plus lent. Puis, la plantation se fait juste derrière la préparation du sol. Jusque-là, la fraise était accrochée à un tracteur 230 chevaux, Arnaud Dupuy roulait à 3,5 km/h en moyenne.
Mais, au printemps prochain, il sera équipé d’un plus gros tracteur et espère rouler à 5 km/h. «J’espère gagner 20 % de temps de préparation de sol.» Avec une qualité d’implantation tout aussi bonne.

 

Pour Arnaud Dupuy, «le premier objectif est d’avoir une terre fine et sans motte pour éviter les chocs à la récolte». Sa fraise lui permet cela.
Pour Arnaud Dupuy, «le premier objectif est d’avoir une terre fine et sans motte pour éviter les chocs à la récolte». Sa fraise lui permet cela. - © © D. R.

Les points forts de la fraise-butteuse GF Grimme

- Engrenage renforcé pour les tracteurs jusqu’à 500 CV (en fonction du modèle de fraise).
- Châssis de levage (option) pour les semoirs, afin de semer des semences fines. Préparation du sol et l’ensemencement en une seule phase de travail.
- Dyker (option) : lutte contre l’érosion et meilleure absorption de l’eau entre les buttes.
- Dents : différents types pour les sols argileux, agressifs et pierreux. Grand nombre de dents et vitesse de rotation élevée du rotor pour un travail du sol intensif.
- Dents sous-soleuses (option) : pour l’ameublissement du sol en dessous des futures buttes ; pour une puissance absorbée réduite du tracteur et un enracinement plus facile.

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