L'Action Agricole Picarde 25 avril 2020 à 06h00 | Par Propos recueillis par Alix Penichou

Francis Damay : «il y a de l’espoir derrière le coronavirus»

Conserver le moral, et tirer le meilleur de ce confinement qui nous est imposé : voici le message de soutien que Francis Damay, président de la section des anciens exploitants de la Somme, adresse à ses adhérents.

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Francis Damay : «La crise a forcé les anciens 
à se connecter.»
Francis Damay : «La crise a forcé les anciens à se connecter.» - © D. R.

Qu’avez-vous envie de dire aux anciens exploitants, dans cette période de confinement ?
L’essentiel est de se préserver et de suivre les conseils des professionnels de santé pour se protéger durablement. Profitez du temps libre pour cuisiner, car continuer de bien manger est important pour garder la santé !
C’est peut-être aussi l’occasion d’écrire ses recettes, pour les envoyer aux petits-enfants, par exemple. J’ai ensuite une pensée toute particulière pour ceux qui ont perdu un proche récemment, et qui sont dans la tristesse. Nous ne manquerons pas d’honorer les défunts le temps venu, lorsque nous pourrons enfin nous réunir. Ce Covid-19 fait de nombreuses victimes, mais on en guérit aussi. Il faut donc garder le moral.

Pensez-vous que nous parviendrons à tirer du positif de cette crise ?
J’en suis persuadé ! Il y a beaucoup d’espoir derrière le coronavirus. La vie rurale, tout d’abord, nous est enviée pour la première fois. Tous les urbains rêvent d’être confinés à la campagne plutôt que dans leur appartement, en ville. Personnellement, je passe la plupart de mon temps au jardin, et je ne sais pas ce que je ferais sans lui (rires). L’agriculture, ensuite, de-vrait en tirer une bien meilleure image. Un beau pied de nez à l’agribashing ! Les gens se tournent de plus en plus vers les commerces de proximité et l’achat en direct. D’une manière générale, beaucoup de choses vont changer : la revalorisation des aidants, et du personnel des petits hôpitaux… Pour ce qui est de la dette nationale que nous sommes en train de contracter, elle ne m’inquiète pas tant. La Seconde Guerre mondiale n’a-t-elle pas été suivie des Trentes glorieuses ? Je pense que nous parviendrons à créer une toute autre économie.

Et les anciens dans tout cela ?
Nous aussi, avons fait d’incroyables progrès pendant cette crise. Elle nous a forcé à nous connecter. Du jour au lendemain, nous sommes nombreux à avoir appris à nous servir d’un  ordinateur, d’un smartphone ou d’une tablette pour rester en contact avec nos proches, pour suivre des téléréunions… Nous nous convertissons aux nouvelles techniques de l’information et de la communication. À défaut de pouvoir se réunir, ces techniques sont une aide précieuse pour garder un lien, indispensable pour combattre l’isolement. Nous aurons peut-être à nous servir de ces techniques au sein de la SDAE, pour élire nos membres. Un vote électif devait avoir lieu après le congrès national du 9 et 10 mars. Il se fera certainement par correspondance.

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