L'Action Agricole Picarde 14 août 2018 à 06h00 | Par Laurence Sagot (Institut de l’élevage/ Ciirpo) et Stéphane Pype (CA60)

Haemonchose : le parasite de l’été des ovins

Parmi les nombreux strongles intestinaux, l’haemonchose est parmi les plus sournois.

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Le risque d’haemonchose est maximal dix à quinze jours après un orage.
Le risque d’haemonchose est maximal dix à quinze jours après un orage. - © D. R.

L’évolution de la maladie est en effet très rapide après l’infestation. Son cycle est de l’ordre de quinze jours en conditions favorables (chaleur et humidité), d’où une multiplication très rapide du parasite, et les symptômes peuvent facilement se confondre avec ceux d’une autre maladie, une entérotoxémie par exemple. Les animaux perdent l’appétit et s’anémient très rapidement. La mort est rapide et le taux de mortalité peut être élevé.
Une association entre le surpâturage et des conditions climatiques favorables participe à une augmentation de l’infestation. Le risque maximal est de dix à quinze jours après un violent orage, et principalement entre les mois de juin et de septembre. Les jeunes animaux (agneaux de moins de six mois…) et les adultes en mauvais état corporel sont les plus vulnérables.

Des antiparasitaires efficaces
Même si des traitements curatifs d’urgence peuvent être mis en place en cas d’haemonchose déclarée afin de limiter la mortalité, c’est une pathologie qu’il faut prévenir.  Le mal est en effet déjà fait lorsqu’on identifie la maladie à partir des symptômes. Sauf si les animaux rentrent et restent en bâtiment à l’issue du traitement, il vaut mieux utiliser des strongicides à action rémanente.
Les produits antiparasitaires à base d’ivermectine, de moxidectine et de closantel sont utilisés chez les ovins. Rappelons qu’il est indispensable d’alterner les familles de matières actives afin de limiter les problèmes de résistance, de respecter la posologie (en particulier en ne sous-estimant pas le poids des animaux et, pour les caprins, en adoptant, quand cela est connu, des posologies spécifiques) et de noter toutes les informations dans le cahier sanitaire. Pour plus d’information, contactez votre vétérinaire ou votre technicien.

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