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Herbe : énergie et azote ou fibrosité, il faut choisir

Grâce à l’analyseur infrarouge Agrinir, Avenir conseil élevage peut fournir aux éleveurs les valeurs alimentaires des fourrages récoltés parmi lesquels ensilages et enrubannages d’herbe.

L’analyse des résultats permet de tirer quelques enseignements et surtout de confirmer certaines préconisations techniques.
L’analyse des résultats permet de tirer quelques enseignements et surtout de confirmer certaines préconisations techniques.
© ACE



Qu’il s’agisse d’ensilage ou d’enrubannage d’herbe, l’augmentation de la fibrosité du fourrage (mesurée par la fraction NDF) entraîne une nette diminution des valeurs UFL et MAT. Cette baisse peut atteindre 10 % pour les UFL, et même 40 % pour la matière azotée !
La fraction NDF étant directement liée au stade de récolte, une herbe «jeune» apporte davantage d’énergie et de MAT. A titre d’exemple concret, l’apport de 4 kg de MS d’herbe au stade «optimal» permet d’économiser 500 g de correcteur dans la ration par rapport à une herbe plus avancée.
La teneur en MAT suit la même tendance avec une évolution plus importante. Il faut donc être réactif et faucher tôt si l’objectif est de récolter le plus de MAT et d’UF possibles.

Et les «bonnes» protéines ?
Les PDIA sont particulièrement recherchées pour favoriser les démarrages en lactation. Comme la MAT, la teneur en protéines de qualité décroît fortement avec l’avancement du stade de la plante (presque du simple au double). En revanche, elle augmente de manière importante avec le taux de matière sèche (presque du simple au double également). Pour être complet, l’objectif doit donc intégrer un taux de MS optimum : 35 à 45 % de MS pour un ensilage d’herbe et 50 à 60 % pour un enrubannage.

Ensilage ou enrubannage ?
L’analyse des résultats selon le type de fourrage récolté, enrubannage ou ensilage, ne montre aucune différence significative de valeurs PDIA et MAT pour des plantes récoltées à stade similaire. En ce qui concerne les UFL, les enrubannages sont légèrement moins énergétiques (environ 5 % inférieurs) pour un même stade végétatif. Cette conclusion doit toutefois être tempérée puisqu’en général les enrubannages sont réalisés à des stades légèrement plus tardifs expliquant les valeurs parfois moindres.
Le choix entre ensilage et enrubannage est donc à faire selon des critères de praticité, facilité à la reprise, quantité à récolter… Mais pas selon la valeur alimentaire du fourrage.

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