L'Action Agricole Picarde 29 novembre 2019 à 06h00 | Par AAP

Interdiction de la castration à vif des porcelets «fin 2021»

Après l’annonce de la fin de la castration à vif des porcelets par le ministre de l’Agriculture, association de protection des animaux et professionnels s’interrogent sur sa mise en œuvre.

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La fin de la castration à vif fait partie des «deux, trois sujets sur lesquels le gouvernement est déterminé», a précisé Didier Guillaume.
La fin de la castration à vif fait partie des «deux, trois sujets sur lesquels le gouvernement est déterminé», a précisé Didier Guillaume. - © Pixabay




«La castration à vif des porcelets sera interdite fin 2021», a annoncé le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume, le 17 novembre au micro de RTL. «Il faudra faire autre chose, il faudra une anesthésie», a-t-il précisé. «Nous sommes agréablement surpris», a réagi Pauline di Nicolantonio, chargée de ce sujet à Welfarm. Jusqu’à présent, «Didier Guillaume n’avait jamais été clair sur une interdiction législative» de la castration, explique-t-elle. L’ONG reste toutefois «vigilante» sur le choix des techniques alternatives. «Aujourd’hui, l’anesthésie n’apporte pas de garantie suffisante», estime Pauline di Nicolantonio. «On préférerait l’élevage de mâles entiers ou l’immunocastration, deux alternatives sans coût pour les éleveurs, plus facilement gérables et contrôlables.»

Avec anesthésie ou pas ?
«Nous sommes incapables de dire aujourd’hui si ce sera faisable» à la date fixée par le ministre, estime de son côté François Valy, président de la Fédération nationale porcine (FNP). «Cela dépendra des avancées et des discussions. Pour réaliser une anesthésie, il faut des produits auxquels seuls les vétérinaires ont accès aujourd’hui», rappelle le syndicaliste, qui a demandé au ministre l’autorisation de l’usage de ces anesthésiants pour les agriculteurs. La fin de la castration à vif fait partie des «deux, trois sujets sur lesquels le gouvernement est déterminé», a précisé Didier Guillaume sur RTL.

Prochain dossier, le broyage des poussins
Les autres mesures attendues portent sur l’arrêt de la caudectomie et du broyage des poussins. D’après le ministre de l’Agriculture, ce dernier sujet fera l’objet d’une réunion franco-allemande début 2020, rassemblant les filières et la recherche. Le but ? «Aller plus vite» sur le sexage des poussins in ovo, alors que Didier Guillaume a annoncé le 16 octobre, de concert avec son homologue allemande Julia Klöckner, la fin du broyage des poussins avant 2022. Depuis plusieurs mois, Didier Guillaume promet des annonces fortes sur le bien-être animal, plusieurs fois repoussées.

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