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L’Unpt ne croit pas à la surproduction en pommes de terre

Malgré la forte hausse des surfaces, la récolte ne sera pas très abondante en raison d’une baisse prévisible des rendements.

L’exportation reste l'un des facteurs primordiaux de l'équilibre du marché.
L’exportation reste l'un des facteurs primordiaux de l'équilibre du marché.
© Gabriel Omnès

Au niveau national comme pour l’ensemble des cinq grands pays producteurs du Nord-Ouest de l’Union européenne (Allemagne, Belgique, France, Grande-Bretagne, Pays-Bas) les surfaces plantées en pommes de terre de consommation ont progressé (+ 3,4 % dans l’Hexagone et + 3,8 % pour les cinq pays). Cela risque-t-il de se traduire par un passage de la pénurie à la surabondance, entraînant une chute des prix ? Dans une note publiée le 19 août, l’Union nationale des producteurs de pommes de terre (Unpt), écarte ce risque en se fondant sur une baisse des rendements qui réduirait les conséquences de la hausse des surfaces.

Equilibrer l'offre et la demande
L’organisation professionnelle a constaté à la mi-août un retard à la fois dans les rendements et les calibres. A cette date, le rende­ment était en baisse d’environ 20% par rapport à la moyenne des rendements de la période 2002-2012, soit près de 10 t/ha en moins. L’Unpt convient cependant qu’il faudra suivre l’évolution du tubercule jusqu’à la récolte, car le retard pourrait en partie se résorber d’ici là. Néanmoins, elle reste convaincue qu’il n’est pas envisageable d’avoir de très bons rendements cette an­née. Au mieux, ils seront dans la moyenne décennale; au pire, ils seront dans la même tendance que l’année dernière, voire inférieurs.
La régulation de l’offre par la bais­se du rendement ne sera toutefois pas suffisante et l’Unpt rappelle que seul l’équilibre of­fre/demande permet d’assurer u­ne valorisation suffisante aux productions, ce qui signifie que les débouchés doivent être maintenus et si possible développés.
Pour ce faire, il convient en premier lieu que les producteurs répondent aux cahiers des char­ges des acheteurs et aux attentes du marché, en quantité et en qualité. Même si la production se révèle relativement abondante, il convient de rappeler que la campagne 2012-2013 s’est achevée sans stock, allégeant donc les disponibilités.

La clef de l’exportation
En 2012-2013, la consommation intérieure en frais s’est maintenue malgré la hausse importante des prix de détail; elle devrait à priori se poursuivre. Le débouché in­dustriel en produits transformés (frites, chips, flocons…) de­vrait s’élargir compte tenu des be­soins grandissant de cette industrie.
Reste l’un des facteurs primordiaux de l’équilibre du marché : l’exportation. A la fin mai, les vo­lumes sortis à l’export représentaient 1,58 Mt, contre 1,52 Mt pour la période correspondante de 2011-2012, mais inférieurs de quelque 300 000 t aux excellents résultats des deux précédentes campagnes.
On peut néanmoins considérer ce bilan comme honorable, sans oublier qu’il est dû en grande partie à une demande exceptionnelle de la Grande-Bretagne : 276 400 t contre une mo­yenne de 53 000 t pour les trois campagnes précédentes, à la mê­me date. Ce débouché inattendu ne doit pourtant pas cacher la baisse de nos ventes à nos clients traditionnels du Sud de l’Europe et de la chute des sorties vers les pays de l’Est. Le miracle anglais risque fort de ne pas se renouveler pour cette campagne. Il faudra retrouver le chemin perdu vers nos autres clients.

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