L'Action Agricole Picarde 19 juin 2020 à 06h00 | Par Vincent Fermon

La moisson Ideal selon la CABC

Filiale du groupe Noriap positionnée dans la prestation de service, la CABC propose une prestation de battage des céréales avec la moissonneuse-batteuse Massey Ferguson Ideal 8 auquel peut s'ajouter l'utilisation d'un transbordeur.

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La prestation de battage proposée par la CABC et réalisée 
avec la moissonneuse-batteuse Ideal 8 de Massey-Ferguson peut être couplée à l'utilisation d'un transbordeur ; lequel permet de réduire les rotations entre le champ et le silo de réception.
La prestation de battage proposée par la CABC et réalisée avec la moissonneuse-batteuse Ideal 8 de Massey-Ferguson peut être couplée à l'utilisation d'un transbordeur ; lequel permet de réduire les rotations entre le champ et le silo de réception. - © CABC - JD2130 Photographie



Croiser une moissonneuse-batteuse de couleur noire dans les champs n'est pas banal. Ce qui l'est aussi de moins en moins, c'est aussi de déléguer son chantier de récolte de grains à une société spécialisée dans la réalisation de prestations de services. Filiale du groupe Noriap, c'est justement ce que propose la SARL CABC avec une machine Massey Ferguson Ideal 8. Si le choix de la machine s'est porté sur cette marque, il est d'abord le témoin d'une approche con-trainte et pragmatique : «La CABC est une filiale du groupe Noriap qui dispose aussi d'une filiale machinisme (Somat) distribuant la marque Massey Ferguson», explique Benoît Moreau, directeur du développement de la CABC. Après une première campagne d'utilisation, le même responsable est tout à fait à l'aise pour évoquer les caractéristiques de la machine, en insistant particulièrement sur sa puissance - 538 chevaux pour l'Ideal 8 -, une barre de coupe de 10,7 mètres, six secoueurs, une trémie de 12,5 tonnes, un double rotor qui ne dégrade en rien la qualité de la paille. «Ce fut une belle surprise», assure Benoît Moreau qui vante également le système de séparation paille-poussières et la répartition de la paille sur toute la largeur de coupe lorsqu'elle est broyée. Dans la cabine, outre son confort, son utilisateur apprécie le système de guidage par GPS comme la cartographie des rendements disponible sur Ipad, par zone.

Une moisson en délégation
L'an dernier, pour sa première campagne, la CABC a réalisé le battage d'un peu plus de 300 hectares. «Ce n'est pas assez, reconnaît Benoît Moreau, mais c'est une activité qui débute. Cette année, on espère faire 100 à 150 hectares de plus.» La prestation de battage s'adresse en priorité à des agriculteurs qui n'ont pas (ou plus) le souhait d'investir dans leur propre machine. «La question se pose, par exemple, au moment de remplacer la machine. Dans un certain nombre de cas, c'est quand même un matériel qu'on utilise que quelques jours par an», explique-t-il. Le coût de la prestation dépend de la surface à récolter, du nombre de parcelles, du type de cultures à moissonner, d'une utilisation avec ou sans carburant, ou encore de la destination de la paille (broyée ou en andains).
Pour la CABC, proposer une prestation de battage s'est imposé comme une évidence depuis que l'entreprise met à disposition de ses clients trois transbordeurs de 38 m3. Pour le responsable de la CABC, «l'utilisation de nos transbordeurs répond à une demande très ciblée, sur un temps court. Nous avons de plus en plus de demandes, mais les agriculteurs qui font appel à nous étaient en demande d'un chantier complet». Avec l'utilisation d'un transbordeur, le nombre de rotations tracteur-benne du champ au silo est réduit. «Attelé à un tracteur, le transbordeur suit la moissonneuse-batteuse et amène les grains jusque dans un camion quand il est rempli. Le même camion n'a plus qu'à livrer ensuite dans un silo où la marchandise est directement alotée. L'avantage du camion est de pouvoir transporter plus de grains à la fois que si on utilise une benne agricole classique. Dès le champ, par rapport à la variété qui est récoltée, on connait la destination.» Sur les silos de Noriap, le flux de tracteurs et leurs attelages est aussi considérablement réduit. Le client qui opte pour cette solution n'a, quant à lui, plus à se préoccuper de la logistique de sa récolte, ni de la main-d'oeuvre pour conduire ses bennes.

Retour dans les plaines fin juin
Si la CABC n'exige pas de surface minimum pour l'utilisation du transbordeur, Benoît Moreau prévient toutefois qu'il est nécessaire d'avoir une moissonneuse-batteuse avec un rendement de trois à quatre hectares par heure. Fin de semaine dernière, moissonneuse-batteuse Ideal 8 et transbordeur étaient entre les mains de leurs préparateurs dans les ateliers de la CABC, à Moreuil, prêts à avaler leurs premiers hectares à partir de la fin du mois de juin.

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