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Lancement du premier lait certifié digitalement

La coopérative Prospérité laitière s’associe à la start-up Connecting Food et lance le premier lait certifié «de pâturage» et «sans OGM» en temps réel grâce à la blockchain.

Grâce à l’audit digital, il est désormais possible de tracer chaque étape de la filière.
Grâce à l’audit digital, il est désormais possible de tracer chaque étape de la filière.
© D. R.

«C’est la rencontre de deux mondes qui se fréquentent assez peu», témoigne Sandrine Delory, directrice générale de la Prospérité fermière Ingredia. D’un côté, celui des coopératives «bien ancrées» dans les territoires et, de l’autre, celui des start-up. La réunion des deux aboutit à «une première mondiale». En partenariat avec Connecting food, la coopérative du nord de la France a lancé le 8 octobre «la première bouteille de lait certifié, tracé et audité en temps réel». C’est un pas de plus pour la coopérative dans sa «stratégie de différenciation» déjà entreprise grâce à des partenariats avec WWF et Welfarm.

Le live audit
Outre la traçabilité du produit de la ferme à la bouteille, que proposent déjà un certain nombre d’acteurs, la réelle innovation réside dans l’audit digital en temps réel du cahier des charges du lait (sans OGM, 170 jours de pâturage notamment). À chaque étape de production et de fabrication, les garanties portées par le lait écoresponsable Prospérité. Par exemple, sur le volet sans OGM, à chaque livraison d’alimentation pour le bétail, le certificat du fournisseur est contrôlé digitalement. Concernant le pâturage, la plateforme récupère les données des déclarations Pac pour s’assurer que l’exploitation dispose bien des 1 500 m2 par vaches prévus par le cahier des charges. La technologie offerte par Connecting food permet de rendre les données fournies «immuables et infalsifiables», assure Stefano Volpi, cofondateur de la start-up. Il sera également possible de croiser de nouvelles sources d’information pour s’assurer de leur cohérence.

Se différencier
Quant au consommateur, grâce à un QR code, il pourra s’assurer du respect du cahier de charges. Il accédera également à l’ensemble des étapes de la vie du produit : du fournisseur d’aliments à la mise en bouteille en passant par la ferme et la collecte. Afin de coller au maximum aux réalités du terrain, le QR code sera propre à chaque bouteille (par lot de 20 000 litres environ, pour des raisons techniques) pour délivrer uniquement les informations liées au lait contenu dans celle-ci. «Notre challenge à nous, c’est d’aller plus vite que les autres, s’enthousiasme Sandrine Delory. L’échelle régionale à taille humaine de notre coopérative facilite la démarche. Nous pouvons être plus agiles.» Dans les faits, seuls
30 millions de litres de lait sur les 600 millions que transforme la coopérative sont concernés par le projet. Le lait sera principalement dans la région et sur des circuits courts. «C’est un vecteur d’opportunité pour nous, explique la directrice générale de Prospérité fermière. Une première innovation qui en appelle d’autres dans un futur proche.» Le lancement des premiers ingrédients laitiers – le cœur du métier d’Ingrédia – connectés est déjà annoncé pour la fin de l’année.

La filière alimentaire lance sa propre base de données sur ses produits

«Le packaging a besoin d’être digitalisé», a défendu François Deprey, président de GS1 France, l’organisme international à l’origine des codes-barres, lors de la conférence de lancement de CodeOnline Food le 7 octobre. Ce nouveau service permet aux entreprises agroalimentaires d’utiliser un outil commun pour fournir et partager les informations sur leurs produits vendus en France. Cette base de données contiendra trente-cinq données sur le produit, telles que sa recette, ses labels, les allergènes ou sa valeur nutritionnelle. L’objectif, pour l’ensemble des partenaires du projet (Ania, Coop de France, FCD, FNSEA...) est de maîtriser l’information face aux bases de données communautaires comme Open Food Facts. Nombre d’acteurs, consommateurs inclus, déplorent le manque de fiabilité de ces dernières du fait des erreurs qu’elles comportent. Toutes les informations accessibles dans cette nouvelle base de données publique seront créées et validées par les marques. Si les grands groupes ont déjà les moyens pour fournir ces données, GS1 France souhaite «embarquer dans la démarche les PME, TPE et coopératives qui, aujourd’hui, n’ont pas la capacité à digitaliser». Cela constituera une première étape au plus large projet Num-Alim. Présenté en novembre, Num-Alim ambitionne de créer une base de données regroupant les conditions de production agricole, les caractéristiques des produits alimentaires vendus, les comportements d’achat des consommateurs et le statut nutritionnel de la population. Un vaste projet – l’échéance est donnée pour 2025 – à la recherche de financement auprès du Grand plan d’investissement.

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