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Le délicat dossier des dégâts des blaireaux

Le 7 novembre dernier, la Fédération des chasseurs de la Somme, la FDSEA et la DDTM se réunissaient pour évoquer la question des blaireaux.

Terrier de blaireau au milieu d’une parcelle en cours de semis maïs.
Terrier de blaireau au milieu d’une parcelle en cours de semis maïs.
© j.-c. gutner


Le dossier est compliqué. Aucune indemnisation n’existe à ce jour pour les dégâts provoqués par les blaireaux dans les cultures. Pourtant, des dégâts sont bel et bien du fait de ces nuisibles, et ce, chaque année, dans les parcelles des agriculteurs dans tout le département de la Somme. Et ces dégâts portent autant sur les cultures que sur le plan sanitaire, les machines agricoles et les sols.
Selon les estimations réalisées par Michel Randjia, représentant de la FDSEA à la commission dégâts de gibier et calamités agricoles, plus de 130 hectares de cultures ont été touchés cette année, impactant blé, colza, maïs grain et maïs ensilage. «Selon nos calculs, les pertes économiques pour les agriculteurs concernés par ces dégâts seraient comprises entre 150 000 et 160 000 €», commente-t-il. Traduction : il est temps d’agir.

Appel à témoignages
La réunion de ce mardi, avec l’Etat, les chasseurs et les représentants syndicaux agricoles, avait pour but de dresser un état des lieux, mais aussi d’évoquer la possible prise d’un arrêté piégeage des blaireaux.
Reste que pour que le dossier soit béton, il faut que ces instances recueillent plus d’attestations de dégâts. «Nous avons eu pas mal de retours sur des dégâts causés dans les blés et les colzas. Mais il nous en faudrait bien plus pour les dégâts dans les maïs», indique Emmanuel Lavoisier, directeur adjoint de la Fédération des chasseurs de la Somme. Et ce, avant le 19 décembre prochain, date butoir pour le dépôt des dossiers à la DDTM.

Autres nuisibles
Parmi les autres nuisibles provoquant des dégâts dans les cultures, se trouvent aussi les renards, les corbeaux, les corneilles et les étourneaux. Les premiers s’attaquent aux élevages de volaille, les seconds aux semis, et les derniers au maïs ensilage.
Là encore, pour être entendus des pouvoirs publics, les agriculteurs doivent déposer des attestations de dégâts, soit auprès de la FDSEA, soit auprès de la Fédération des chasseurs de la Somme. «Les impacts sont importants pour les agriculteurs. Nous avons besoin de leurs témoignages pour étayer le dossier. Sans cela, on se fera retoquer», prévient Michel Randjia. Conclusion : agriculteurs samariens, ne perdez plus de temps, sinon le train passera sans vous à bord.

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