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CNIPT : le gratin de la pomme de terre était réuni à Arras

Le Comité national interprofessionnel de la pomme de terre a organisé une convention exceptionnelle à Artois Expo, à Arras, à l’occasion de son 40e anniversaire.

© AAP


Près de deux cents professionnels ont répondu présents le 5 décembre à Arras pour fêter les quarante ans du Comité national interprofessionnel de la pomme de terre, plus connu sous ses initiales CNIPT. Après une présentation des différentes missions du CNIPT (cf. retrouvez l’interview de Luc Chatelain, vice-président du CNIPT, sur ce sujet sur www.action-agricole-picarde.com), l’interprofession a souhaité mettre en avant les ambitions de la filière en matière de responsabilité sociale et environnementale (RSE).

Des intérêts difficiles à concilier
La réflexion est menée conjointement par le CNIPT et le Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre (GIPT). «Il est important que l’on travaille ensemble sur ce sujet», assure Alain Marguin, président du CNIPT.
Tous les maillons de la filière pomme de terre, que ce soit pour le marché du frais ou à destination de l’industrie, sont concernés par ces enjeux. «L’objectif est de mieux répondre aux attentes des consommateurs, sans mettre en péril l’équilibre économique de la filière», considère, pour sa part Florimond Desprez, directeur de l’entreprise de production de plants Germicopa. Il estime qu’il n’y aura pas de compromis possible concernant l’aspect environnemental.
Pour lui, une des difficultés de la recherche variétale est de concilier des intérêts parfois contradictoires entre producteurs, transformateurs et consommateurs. «Les variétés doivent combiner rendements et précocité, une bonne tenue au stockage, une belle qualité de présentation ou encore des qualités gustatives, détaille Florimond Desprez. Elles doivent également permettre aux producteurs de diminuer leurs charges.» Les défis à relever ne manquent pas pour les sélectionneurs. Mais, pour le dirigeant, pas de doute, «les progrès à réaliser sont une nécessité pour que la filière garde une bonne image».
Une filière déjà en ordre de marche Pratiques culturales, gestion du stockage, traçabilité ou encore respect des cahiers des charges de commercialisation, la RSE concerne toutes les étapes de la production de pommes de terre. «De nombreux progrès ont déjà été réalisés», constate Jean-Paul Bordes, chef du département recherche et développement à Arvalis - Institut du végétal. Au champ, les enjeux sont nombreux : maladies, ravageurs, parasites, mildiou... «Les pertes de récolte atteindraient entre 50 % à 70 % sans traitement contre le mildiou», rappelle le chercheur. C’est dire l’ampleur de la tâche et les enjeux économiques qu’implique la diminution des intrants.
Pour le responsable de l’institut technique, plusieurs leviers sont possibles, dont certains sont mis en œuvre depuis déjà plusieurs années : la sélection variétale, le raisonnement des interventions grâce aux outils d’aide à la décision (OAD) de type Miléos, le développement des produits de biocontrôle ou encore l’amélioration des pratiques culturales (gestion des déchets pour limiter la propagation du mildiou).
Le stockage est aussi concerné par la question de la diminution des intrants, les traitements après récolte étant les plus impactant en termes de résidus. «Pourra-t-on se passer d’anti-germinatifs sans compromettre la qualité des pommes de terre», interroge Jean-Paul Bordes, qui souligne les progrès déjà réalisés dans l’application des produits, notamment grâce à la thermonébulisation. Des OAD pour optimiser la gestion du stockage sont, par ailleurs, en cours d’élaboration.
Pour Pascal Foy, producteur de pommes de terre fécule et président du GIPT, «le monde de la production est prêt à s’engager pour continuer à améliorer ses pratiques». Mais, pour lui, le «zéro phyto» n’est pas réaliste, même si «un jour, il faudra y parvenir», en s’appuyant notamment sur la recherche.

_________________________

5 213

points de ventes
visités chaque année
par  les agents qualité
et 56 712 lots évalués.

8 000

exploitations agricoles cultivent des pommes
de terre.

5,1 Mt

C’est la production française moyenne de pommes de terre.

Le 21 décembre prochain, ne manquez pas le rendez-vous technique régional à Arras
Date et lieu : le 21 décembre, de 9h15 à 17h, à Artois Expo, à Arras.

Programme :
La journée technique pomme de terre est organisée dans le cadre du Comité technique pomme de terre Nord-Pas-de-Calais. A cette occasion, la Chambre d’agriculture du Nord-Pas-de-Calais, le Gappi (groupement des producteurs McCain) et l’Association régionale de la pomme de terre (ARPT) de Picardie, vous invitent à découvrir les solutions «performantes» d’aujourd’hui et de demain. Lutte contre les maladies, stockage des pommes de terre, qualité des tubercules, matériel agricole... le développement des technologies apporte à la filière pomme de terre son lot de nouveautés et bouscule le quotidien du producteur.
La réunion sera aussi l’occasion de tirer les enseignements de la campagne culturale 2017. Par ailleurs, un point d’actualité sur la réglementation et l’usage des produits phytosanitaires sera réalisé par l’experte référente nationale pommes de terre de la Direction générale de l’alimentation (DGAL). Enfin, la vitrine variétale présentera de nombreuses variétés avec leurs fiches techniques afin de vous aider dans vos choix pour la prochaine campagne.
Entrée et parking gratuits, buffet déjeunatoire offert par le Comité technique pomme de terre.

Contact : Service pommes de terre (chambre d’agriculture au 03 21 65 32 13).

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