L'Action Agricole Picarde 25 février 2016 à 08h00 | Par Florence Guilhem

Le préfet de Région à la Draaf : opération de communication ?

Le 19 février, Jean-François Cordet, préfet de Région, s’est rendu à la Draaf pour faire le point sur la fusion des services depuis le 1er janvier.

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De g. à dr. : Pierre Clavreuil, secrétaire général aux affaires régionales, Jean-François Cordet, préfet de Région, François Bonnet, directeur de la Draaf,  Antoine Lebel, Draaf adjoint à Lille.
De g. à dr. : Pierre Clavreuil, secrétaire général aux affaires régionales, Jean-François Cordet, préfet de Région, François Bonnet, directeur de la Draaf, Antoine Lebel, Draaf adjoint à Lille. - © AAP


Beaucoup de bruit pour rien ? Avec la fusion des régions, entraînant la réorganisation des services de l’Etat, l’ex-capitale picarde craignait de perdre ses services et ses effectifs au profit de Lille. Amiens allait-elle devenir un désert administratif et, du coup, être encore plus fragilisée dans son économie locale ? Les médias locaux se sont fait l’écho de ces questionnements. Pour couper court «aux rumeurs», le préfet de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Jean-François Cordet est venu, vendredi dernier, à Amiens, rencontrer le maire de la ville, Brigitte Fouré, la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS), et la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Draaf).

«La fusion des régions n’a pas entraîné de suppressions d’emplois. Autrement dit, Amiens garde globalement le même nombre de postes, et pourrait même en gagner avec la création en 2018 de la plate-forme nationale de validation des titres. L’équilibre de l’emploi public régional de l’Etat est, et sera maintenu, avec 66,5 % des agents à Lille et 33,5 % à Amiens», précise Jean-François Cordet. Si les mêmes équilibres ont donc été maintenus en termes d’emplois, les services ont, eux, fait l’objet d’une «refonte».

Nouvelle architecture de la Draaf
La Draaf concentre désormais à Amiens les pôles spécialisés sur la gestion et l’animation des établissements d’enseignement technique agricole, mais aussi sur les filières végétales, les entreprises et la compétitivité. En revanche, les pôles traitant des questions de l’élevage, de l’animation des politiques publiques de l’alimentation, des examens et des habilitations des formations sont localisés à Lille.
Son directeur, François Bonnet, est assisté de deux adjoints. Nadine Chevassus, directrice adjointe, est localisée à ses côtés, à Amiens. Elle est plus particulièrement en charge du suivi de la gouvernance interne, de la coordination avec les services départementaux et de la politique sanitaire. L’adjoint en poste à Lille, Antoine Lebel, assure, lui, la coordination des grands projets régionaux et le suivi de l’économie agricole et agro-alimentaire.
«La nouvelle architecture des services s’est faite autour de regroupements fonctionnels, selon la logique des métiers et la réalité des territoires», ajoute le préfet. Reste que cette nouvelle organisation pour les agents de l’Etat engendre soit une mobilité géographique, soit une mobilité fonctionnelle. «La mobilité géographique est très faible, sauf pour les directeurs de services, ce qui est normal au vu de leurs fonctions. Mais aucun choix, sinon, n’a été imposé. Quant à la mobilité fonctionnelle, elle se traduit par des phases de formation pour les agents», indique-t-il.
Tout cela génère-t-il des économies d’échelle, argument de poids avancé par le gouvernement pour la fusion des régions ? «Oui, soutient le préfet, car nous sommes en train de réaliser une concentration des capacités et des moyens financiers. Nous allons faire beaucoup plus de mutualisation. Parmi les économies budgétaires déjà réalisées, on peut compter la suppression de directions régionales et des postes de préfet.» La réforme territoriale s’échelonnant sur trois ans, l’heure des comptes viendra alors.

FAC : + 4 M €

Le Fonds d’allègement des charges pour la région a été abondé de quatre millions d’euros supplémentaires à répartir entre les cinq départements.
A cela s’ajouteront les subventions du Conseil régional et de l’Europe, cette dernière mettant 15 à 16 % de bonification sur chaque dossier.

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