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Les chambres toujours plus impliquées en faveur de la bio

L’Apca a rappelé sa volonté d’amplifier l’accompagnement de la filière bio dont le développement devrait s’accélérer.

Fortes de 250 conseillers bio, les chambres d’agriculture accompagnent plus de 50 % des démarches de conversion. A l’occasion de leur journée nationale sur l’agriculture biologique, Guy Vasseur, président de l'Apca, a rappelé l'engagement de longue date des chambres en faveur de la bio et la poursuite de leur objectif d’information et de formation.
Alors qu’on observait ces derniers mois une stagnation de l’augmentation du nombre de conversions, «les conditions semblent aujourd’hui réunies pour franchir un nouveau palier», note Etienne Gangneron, président de l’Agence bio et président de la chambre d’agriculture du Cher. En particulier dans les grandes cultures, où les récoltes de ces dernières années se sont révélées plutôt mauvaises en conventionnel, avec des prix bas, tandis que la stabilité des prix en bio depuis sept ans «interpelle les producteurs».
Par ailleurs, le plan Ambition Bio 2017 fait passer les aides à la conversion des grandes cultures de 200 € à 300 € par hectare, sans plafond. La demande croissante de la restauration collective devrait en outre inciter le maraichage et les cultures de plein champs à produire en bio.
Les chambres d’agriculture se préparent donc à accompagner une accélération des conversions, en dépit de la diminution de leur budget et d’un ministère de l’Agriculture qui leur demande «de faire plus avec moins», n’a pas manqué de railler Guy Vasseur. La baisse des crédits pose surtout problème quant au devenir des stations d’expérimentation. Si elles venaient à disparaître, les variétés ne pourraient plus être testées dans les contextes pédoclimatiques propres à chaque région, ce qui rendrait leur utilisation plus incertaine alors même que l’agriculture biologique est plus vulnérable aux maladies que l’agriculture conventionnelle.

Réglementation européenne
Le développement de l’agriculture biologique pourrait également être entravé par le projet de réglementation européenne. Etienne Gangneron en a signalé plusieurs points négatifs. Premièrement, le projet se place uniquement sous l’angle du consommateur, laissant de côté les fondamentaux de l’agriculture biologique. Par ailleurs, il prévoit l’interdiction totale de la mixité, qui concerne aujourd’hui 25 % des fermes en France. Enfin, sur l’aspect des contrôles, dont la Commission prônait un allégement, Etienne Gangneron a rappelé qu’ils constituent un gage de sécurité vis-à-vis du consommateur mais que le véritable sujet est la nécessaire harmonisation des seuils et des tests entre Etats et entre opérateurs certificateurs.

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