L'Action Agricole Picarde 24 avril 2020 à 06h00 | Par SDAE

Les revendications des sections locales des retraités de l'agriculture

Lors du congrès de la Section nationale des anciens exploitants de la FNSEA (SNAE) les 9 et 10 mars, les élus du Nord-bassin parisien, représentant les sections des Hauts-de-France, d’Île-de-France et de Seine-de-Marne, ont proposé un certain nombre de réflexions.

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Parmi les «graves distorsions» que citent les élus : l’imposition sur les revenus fonciers, la désertification des services en milieu rural, le statut du fermage…
Parmi les «graves distorsions» que citent les élus : l’imposition sur les revenus fonciers, la désertification des services en milieu rural, le statut du fermage… - © D. R.

Premier point : bien que satisfaits, sur l’esprit de la réforme des retraites pour aboutir à une retraite universelle, et sur un minimum de 1 000 € par retraité à partir de 2022 et pour une carrière complète, les participants se sont indignés de l’ignorance de toute la classe politique sur la situation de misère dans laquelle vivent certaines catégories de retraités, et en particulier les femmes d’exploitants et les aides familiaux, même si leur cotisation n’ont pas couvert l’ensemble des trimestres. Pour ces deux catégories, trop longtemps sous-estimées, ils demandent que soit appliqué immédiatement des nouvelles règles accordées aux futurs retraités. Cette revendication primordiale n’élimine en rien la demande générale d’une revalorisation des retraites de tous les agriculteurs à la hauteur de
85 % du Smic et d’une correction annuelle forfaitaire de ce plancher.

Deuxième point : face à une pression constante, insupportable et injustifiée, sur les méthodes agricoles employées depuis si longtemps pour soigner plantes et animaux, relayées par de nouveaux moyens de communication, mais aussi par les médias officiels (télévision, radios et journaux), les membres NBP demandent à tous les retraités d’être solidaires des actifs qui sont bien souvent leurs enfants, leurs neveux ou leurs voisins. Leurs témoignages, leurs réactions, leur sagesse, doivent permettre de corriger ces idées fausses colportées par une minorité de médisants (L214 entre autres), d‘opposants à notre agriculture respectueuse de l’environnement et du bien-être animal. Les élus NBP veulent que les choses changent vis à vis d’une opinion publique tracassée et souhaitent que les actions départementales et régionales, et aussi de l’État, puissent aider les successeurs à retrouver le moral et la confiance des consommateurs.

Troisième point : très touchés également par l’installation des jeunes, les membres NBP sou-haitent que soit étudiée autant que besoin la création de GFA (groupement foncier agricole) mutuel pour facilité la transmission du foncier, outil principal pour cultiver la terre et produire et, si possible, pour garder aussi la maîtrise du sol.

Combler les dents creuses
Quatrième point : la situation de l’agriculture au bord des zones d’activité incite trop les promoteurs à faire main basse sur les terres agricoles très nettement moins chères que les fiches industrielles, très nombreuses dans toute la France, mais très coûteuses à dépolluer. Ce n’est pas à l’agriculture d’en faire les frais, mais à la collectivité. Les élus NBP demandent que soit établi un relevé exhaustif de toutes ces surfaces abandonnées qui devraient être affectées en priorité à l’activité territoriale et, un peu dans le même ordre d’idées, ils souhaites que les PLUi (plans locaux d’urbanisme) reconsidèrent leur position sur les dents creuses communales plutôt que de vouloir grossir les villes bourgs. Après les élections municipales, des commissions vont être créées. Nous vous incitons toutes et tous à vous y inscrire et à y participer. Cela pourrait bien souvent éviter des problèmes de succession en famille…

Enfin, la liste est longue dans les revendications. Citons quelques graves distorsions : l’imposition sur les revenus fonciers, la bonification pour enfants, la désertification de tous les services en milieu rural, la retraite de réversion universelle, le statut du fermage et les règles d’augmentation du fermage, les services de santé à domicile.
Mais fondamentalement, continuons de maintenir de très bonnes relations avec les FDSEA et JA, et sachons mettre en commun les négociations de nous faisons avec les OPA (organisation professionnelles agricoles) pour obtenir de substantielles économies sur les assurances, budget important de nos retraites. Nous nous sentons encore capables d’agir !

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