Aller au contenu principal

Loi sur les animaux : des activités sauvées par le gong

L'examen puis le vote de la proposition de loi sur les animaux portée par le groupe parlementaire EDS et son rapporteur Cédric Villani a été abandonné par les députés, hier, faute de temps.

L'abandon de l'examen du projet de loi sur les animaux n'est que partie remise pour ce texte et ses propositions, selon ses initiateurs.
L'abandon de l'examen du projet de loi sur les animaux n'est que partie remise pour ce texte et ses propositions, selon ses initiateurs.
© Pixabay

A minuit, hier (8 octobre), la proposition de loi sur les animaux s'est effacée du paysage parlementaire. Après une journée de débats consacrés à l'examen des conditions d'accès à l'interruption volontaire de grossesse - les délais passent désormais de 12 à 14 semaines -, il ne restait en effet plus que deux heures aux députés pour débattre et voter la proposition de loi portée par le groupe parlementaire Ecologie Démocratie Solidarité (EDS) sur les conditions de vie des animaux.

Reprenant les revendications du référendum d'initiative populaire (RIP) « pour les animaux », cette PPL comportait des mesures pour l'interdiction de la présence d'animaux sauvages dans les spectacles ainsi que la fin des élevages de visons pour leur fourrure. Le texte comportait également des articles pour l'interdiction de l'élevage en cage au sens large et sur la chasse qui ont été supprimés lors de l'examen par la commission des Affaires économiques le 1er octobre.

Pour les élus et leurs soutiens qui appelaient à l'adoption de cette loi, la douche est froide tandis que du côté de ceux qui s'y opposaient, les réactions ont été plus sobres et plus modestes.

Rapporteur du texte devant l'Assemblée, le député de Paris Cédric Villani regrettait ainsi ans la nuit de jeudi à vendredi que « le débat sur la PPL animaux n'ait pas pu se poursuivre ». Et de critiquer l'attitude de certains de ses collèges qu'il accuse d'avoir « utilisé toutes les ficelles » pour faire durer les échanges et ne permettant pas un vote.

D'autre part, il regrettait le retrait de certaines mesures quelques jours plus tôt lors de l'examen du texte en commission : « Le choix qu'ont fait certains de se soustraire aux discussions sur les chasses cruelles (sic) et les conditions d'élevage ne fait pas honneur à notre institution ».

Un retour prévu ?

Initiateur du RIP sur les animaux, Hugo Clément a adressé son « soutien » aux parlementaires « de tous bords qui défendent les animaux avec conviction face aux moqueries grasses et à l'obstruction systématique de certains élus ». Visiblement agacé, il s'en est ensuite pris aux députés, lui pourtant si attaché, si l'on veut l'entendre, à la démocratie : « Le débat autour de la loi sur le bien-être animal à l'animal à l'Assemblée donne une piètre image de la démocratie », a-t-il réagi sur Twitter.

Déçu autant qu'optimiste, le député du Maine-et-Loire et membre de de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire Matthieu Orphelin assurait quelques minutes après la clôture de la séance à l'Assemblée Nationale que le « gouvernement et la majorité peuvent, s'ils en ont la volonté, reprogrammer la fin de l'examen du texte dès les prochains jours ou semaines ». Avant d'en lancer l'invitation à la secrétaire d'Etat à la Biodiversité, Bérangère Abba. Cette dernière a assuré être « attachée à ce que le débat ait lieu dans cette enceinte », sans engagement sur le calendrier.

Reprenant les revendications du référendum d'initiative populaire (RIP) « pour les animaux », cette PPL comportait des mesures pour l'interdiction de la présence d'animaux sauvages dans les spectacles ainsi que la fin des élevages de visons pour leur fourrure. Le texte comportait également des articles pour l'interdiction de l'élevage en cage au sens large et sur la chasse qui ont été supprimés lors de l'examen par la commission des Affaires économiques le 1er octobre.

Pour les élus et leurs soutiens qui appelaient à l'adoption de cette loi, la douche est froide tandis que du côté de ceux qui s'y opposaient, les réactions ont été plus sobres et plus modestes.

Rapporteur du texte devant l'Assemblée, le député de Paris Cédric Villani regrettait ainsi ans la nuit de jeudi à vendredi que « le débat sur la PPL animaux n'ait pas pu se poursuivre ». Et de critiquer l'attitude de certains de ses collèges qu'il accuse d'avoir « utilisé toutes les ficelles » pour faire durer les échanges et ne permettant pas un vote. D'autre part, il regrettait le retrait de certaines mesures quelques jours plus tôt lors de l'examen du texte en commission : « Le choix qu'ont fait certains de se soustraire aux discussions sur les chasses cruelles (sic) et les conditions d'élevage ne fait pas honneur à notre institution ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

mobilisation Arras déplacement Emmanuel Macron
Un déplacement d’Emmanuel Macron perturbé par des tracteurs, le préfet s'en va

Le préfet du Pas-de-Calais, Laurent Touvet, n’est plus en poste. Son départ a été acté ce mercredi 26 novembre 2025 lors du…

Contrôle de chasseurs lors d'une battue aux grands gibiers dans le département de l'Eure-et-Loir par l'OFB.
L’OFB va concentrer ses contrôles sur la chasse pendant 15 jours

L’Office français de la biodiversité (OFB) annonce une opération nationale de contrôles renforcés du 29 novembre au 14…

mobilisation contre accord UE-Mercosur PAC et taxe engrais
Mobilisation ce mercredi dans la Somme : « Macron nous met sur la paille »

Les agriculteurs de la Somme se mobilisent ce mercredi 12 novembre contre une succession de décisions et déclarations jugées…

Olivier Berthe tapage nocturne relaxe
Relaxe pour l’éleveur du Vimeu accusé de tapage nocturne

Le tribunal de police d’Amiens a relaxé mardi 25 novembre Olivier Berthe, poursuivi pour « tapage nocturne »…

Historial de la Grande Guerre de Péronne guerre en Ukraine
À l’Historial de la Grande Guerre, une conférence interroge les échos du conflit en Ukraine

Alors que l’Europe commémore l’armistice du 11 novembre, l’Historial de la Grande Guerre de Péronne propose une réflexion…

Emmanuel Macron au Brésil évoque l'accord de libre-échange UE-Mercosur
Mercosur : après le « non », le « oui » de Macron

En marge du sommet des chefs d’État précédant la COP30 au Brésil, Emmanuel Macron a changé de ton sur le très controversé…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde