L'Action Agricole Picarde 21 septembre 2017 à 08h00 | Par AAP

Maïs ensilage : penser la transition

Les chantiers d’ensilage vont de l’avant dans le département de la Somme. Les matières sèches de cette semaine sont difficilement exploitables, car elles ont été prélevées par temps de pluie vendredi dernier.

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Vérifier l’éclatement des grains plusieurs fois dans plusieurs remorques au long de la journée.
Vérifier l’éclatement des grains plusieurs fois dans plusieurs remorques au long de la journée. - © AAP

La tendance reste la même : les maïs prennent 1 à 2 points par semaine. Seules les situations de Gueschart et de Béthencourt-sur-Mer n’ont pas encore passé le stade 30 % de matière sèche (MS). Ne reportez pas trop votre chantier d’ensilage sous peine de récolter en sur-maturité.
La majeure partie des parcelles de maïs sont arrivées à maturité pour être ensilées (> 30 % MS). Si la fenêtre météo est intéressante pour entrer dans les parcelles, il faut y aller. Par contre, si le risque de détériorer les parcelles est présent, il faut prendre des précautions. Et commencer par les terres légères peut être judicieux, car on y trouve généralement le maïs le plus sec à mettre dans le fond du silo.
Lors de la préparation des silos, il faut penser à la transition entre le maïs 2016 et le maïs 2017. Un report de trois semaines pour assurer un début de fermentation nécessaire, suivi d’une transition de trois semaines aussi entre les deux fourrages, est judicieux.
Pour les systèmes pâturants, il faut profiter de la récolte précoce pour la laisser fermenter deux à trois semaines. Pendant ce temps, un silo d’un mois de capacité a été constitué pour finir les stocks 2016 en premier lieu. Il vaut mieux refaire un silo et en perdre un peu, plutôt que laisser du maïs vieillir dans le fond d’un silo. Ajouter à cela, il faut impérativement consommer la repousse d’herbe suite à l’été, sinon elle sera perdue. L’alimentation des animaux va être bousculée dans le mois à venir, un bovin (rumen et sa microflore) ayant besoin de trois semaines pour s’habituer à un nouveau fourrage.
Pour les systèmes non pâturants, l’opération est plus simple, refaire un silo d’un mois ou ouvrir le silo dans le sens inverse.
Rappel : vérifier l’éclatement des grains plusieurs fois dans plusieurs remorques au long de la journée. Passé 35 % de MS, l’éclatage des grains devient délicat pour les ensileuses classiques (le shredlage doit ici prendre tout son intérêt), il faut alors réduire le débit de chantier.

- © AAP

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