Aller au contenu principal

Maïs ensilage : penser la transition

Les chantiers d’ensilage vont de l’avant dans le département de la Somme. Les matières sèches de cette semaine sont difficilement exploitables, car elles ont été prélevées par temps de pluie vendredi dernier.

Vérifier l’éclatement des grains plusieurs fois dans plusieurs remorques au long de la journée.
Vérifier l’éclatement des grains plusieurs fois dans plusieurs remorques au long de la journée.
© AAP

La tendance reste la même : les maïs prennent 1 à 2 points par semaine. Seules les situations de Gueschart et de Béthencourt-sur-Mer n’ont pas encore passé le stade 30 % de matière sèche (MS). Ne reportez pas trop votre chantier d’ensilage sous peine de récolter en sur-maturité.
La majeure partie des parcelles de maïs sont arrivées à maturité pour être ensilées (> 30 % MS). Si la fenêtre météo est intéressante pour entrer dans les parcelles, il faut y aller. Par contre, si le risque de détériorer les parcelles est présent, il faut prendre des précautions. Et commencer par les terres légères peut être judicieux, car on y trouve généralement le maïs le plus sec à mettre dans le fond du silo.
Lors de la préparation des silos, il faut penser à la transition entre le maïs 2016 et le maïs 2017. Un report de trois semaines pour assurer un début de fermentation nécessaire, suivi d’une transition de trois semaines aussi entre les deux fourrages, est judicieux.
Pour les systèmes pâturants, il faut profiter de la récolte précoce pour la laisser fermenter deux à trois semaines. Pendant ce temps, un silo d’un mois de capacité a été constitué pour finir les stocks 2016 en premier lieu. Il vaut mieux refaire un silo et en perdre un peu, plutôt que laisser du maïs vieillir dans le fond d’un silo. Ajouter à cela, il faut impérativement consommer la repousse d’herbe suite à l’été, sinon elle sera perdue. L’alimentation des animaux va être bousculée dans le mois à venir, un bovin (rumen et sa microflore) ayant besoin de trois semaines pour s’habituer à un nouveau fourrage.
Pour les systèmes non pâturants, l’opération est plus simple, refaire un silo d’un mois ou ouvrir le silo dans le sens inverse.
Rappel : vérifier l’éclatement des grains plusieurs fois dans plusieurs remorques au long de la journée. Passé 35 % de MS, l’éclatage des grains devient délicat pour les ensileuses classiques (le shredlage doit ici prendre tout son intérêt), il faut alors réduire le débit de chantier.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Foire de Pâque Montdidier
A Montdidier, une foire de Pâques entre tradition populaire et vitrine agricole, malgré l’absence de concours

Dès les premières heures de la matinée, ce lundi 6 avril, les rues du centre-ville de Montdidier vont se remplir pour la…

Le sol doit être ressuyé pour la préparation du lit de semences et suffisamment réchauffé pour optimiser la levée des plantes.
Lin fibre de printemps : bien préparer son semis

Le semis est une étape essentielle pour la réussite de la culture. Il conviendra d’assurer une bonne structure en travaillant…

Pour Julie Macron, membre des Jeunes agriculteurs de la Somme, cet après-midi  a permis de «familiariser les enfants avec notre quotidien d’agriculteurs».
Quand la visite à la ferme rime avec découverte et transmission

Le 10 mars, les élèves de CE1-CE2 de l’école de Bernaville ont enfilé leurs bottes pour une immersion à la ferme de Julie…

Isabelle Dumont vend toutes ses fraises en direct, à la ferme et aux marchés.  Un contact avec les clients qu’elle adore.
Les fraises du Santerre rougissent à Crémery depuis près de cinquante ans

En cette fin de semaine, c’est la première cueillette de la saison aux Fraises du Santerre, à Crémery. Pierre Dumont y a fait…

Denis Bully, président de la FDSEA de la Somme : en 2026 plus encore qu'en 2025, il ne faut planter que ce qu'on est  sûr de vendre.
Denis Bully : «Gérer la crise de la pomme de terre et ne pas l’amplifier»

Face à une crise inédite des excédents de pommes de terre, la filière s’organise pour écouler des volumes considérables en un…

Champagne : 40 % des bourgeons gelés

En zone champagne, 40 % des bourgeons auraient été détruits par le gel, selon l'interprofession. 

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde