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Marché d’intérêt local en Picardie Maritime : ça avance

La réunion technique de Baie Somme 3 Vallées, le 8 décembre dernier, a établi un diagnostic de l’enquête lancée en ligne en novembre.

Bettina Picard-Lanchais : «Il faut qu’on arrive à faire converger tous les besoins.»
Bettina Picard-Lanchais : «Il faut qu’on arrive à faire converger tous les besoins.»
© AAP

Petit rappel. Dans un contexte où les producteurs sont à la recherche de débouchés, et où les produits locaux sont de plus en plus demandés par le consommateur, ainsi que par les gestionnaires de la restauration collective, les commerçants et les restaurateurs, le syndicat mixte souhaite apporter des solutions logistiques pour la collecte, le stockage et la livraison des denrées alimentaires locales auprès des clients du territoire. Reste à définir les besoins réels et sous quelle forme peuvent-ils être satisfaits ?
En collaboration avec le cabinet Gressard Consultants, à qui a été confiée l’étude de marché, le syndicat a donc lancé une enquête en ligne en novembre auprès des principaux intéressés. Des ateliers ont suivi, de même que des rencontres avec tous les acteurs de la production, la restauration collective, les grandes et moyennes surfaces, les commerces, les transformateurs et les grossistes. Si le diagnostic ne sera validé qu’en janvier lors d’un comité de pilotage, les besoins de tous ont d’ores et déjà étaient recueillis. Qu’en ressort-il ?

Des besoins différents
La plupart des producteurs, qui ont répondu au questionnaire, commercialisent déjà leur production sur le territoire et assurent la livraison auprès de leurs clients. Reste qu’ils sont confrontés à des problèmes de logistique et de coût pour la livraison, sans compter le manque de temps pour démarcher de nouveaux clients. La création d’une plate-for­me physique avec tous les produits sur place les intéresse de fait. «Mais, comme le projet est encore flou, on a du mal à les mobiliser», reconnaît Bettina Picard-Lanchais, chargée de mission Energie et climat au syndicat mixte.
Face aux impératifs de livraison qui sont les leurs, les restaurateurs, ont, eux, recours à des grossistes régionaux et nationaux. Certains achètent cependant des denrées aux producteurs locaux, mais se plaignent du temps perdu. Aussi, plus qu’une plate-forme physique avec le stockage de tous les produits, ils seraient plus intéressés par une logistique transport et la réalisation d’un annuaire de producteurs leur permettant de les repérer rapidement. La demande est similaire du côté des détaillants et des petits commerces.
Côté restauration collective, si les collèges et les lycées parviennent à se fournir sans difficulté auprès des producteurs locaux, les écoles communales ou intercommunales sont, elles, à la peine. Une fois cela dit, «tous mettent en avant un impératif de livraison, un accompagnement administratif des producteurs, et surtout, la nécessité d’avoir un interlocuteur unique pour centraliser les commandes», explique Bettina Picard-Lanchais. Au final, seuls les transformateurs se montrent peu intéressés pour un marché d’intérêt local, car ils disposent déjà d’un bon circuit d’approvisionnement.
Conclusion : chacun a des besoins précis. «Il faut qu’on arrive à les faire converger», indique la chargée de mission. Plusieurs pistes de travail émergent aujourd’hui : la création d’une plate-forme physique, ou celle d’une plate-forme physique uniquement pour les gros producteurs ou celle d’un service de ramassage et de livraison. Le comité de pilotage de janvier prochain, puis une réu­nion avec les acteurs concernés, permettront de définir les différents scénarios. Seule certitude pour l’heu­re : quel que soit le scénario retenu, le marché d’intérêt local devra venir en complément de la plate-forme Somme produits lo­caux. «De toute façon, on ne pourra pas travailler sans eux», conclut Bettina Picard-Lanchais.

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