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McCain : négociations plus que difficiles

Alors que le Groupement des producteurs de pommes de terre livrant à McCain (Gappi) tient son assemblée générale ce 2 février, Bertrand Achte, son président, a répondu à nos questions.

Bertrand Achte, président du Gappi
Bertrand Achte, président du Gappi
© V. C.

Comment se passe cette première partie de campagne pour les producteurs McCain ?

Comme chacun sait, en sortie de récolte, nous avons dû gérer des volumes très importants, y compris en industrie. Il a donc fallu trouver des solutions pour cette production supplémentaire. Une opportunité a été saisie par différents opérateurs, dont McCain à travers le Gappi.

Nous avons pu orienter une partie des volumes vers la féculerie Roquette de Vecquemont (80) en sélectionnant, bien sûr, les pommes de terre qui correspondaient aux exigences de l’industriel. Dans un marché très lourd, cette porte de sortie a permis de limiter un peu la casse. Au global, ce sont
40 000 tonnes de pommes de terre industrie qui ont été redirigées à Vecquemont, dont 12 000 tonnes provenant de producteurs McCain.

Dans ce contexte, comment se sont déroulées les négociations annuelles avec McCain ?

Elles ont débuté dans un contexte de morosité. La situation n’est pas au beau fixe, mais nous sommes parvenus à un accord intermédiaire entre les propositions de départ de l’industriel et nos exigences avec, malgré tout, des prix de contrats annuels en baisse. Par ailleurs, les surfaces vont encore augmenter de 600 hectares pour la campagne 2018-2019.

Qu’en est-il de la prime d’exclusivité mise en place l’an dernier ?

Elle a été validée pour trois ans et reste donc d’actualité. Cette prime, qui récompense les producteurs livrant 100 % de leur production à McCain s’élève à 5 Ä/t. Par ailleurs, le montant des primes de qualité (pommes de terre avec moins de 15 points d’endommagement) sont doublées pour les producteurs exclusifs. L’industriel, qui cherche à se distinguer de ses concurrents, notamment en investissant dans le conseil agronomique aux producteurs, souhaite récompenser la fidélité et préserver l’accompagnement.

Le travail autour de Global gap* se poursuit-il ?

Depuis deux ans, c’est le groupement, et non plus McCain, qui a la charge du dossier Global gap. Aujourd’hui, l’intégralité des pommes de terre livrées aux deux sites d’Harnes (82) et de Matougues (51) sont certifiées. Cet aspect qualité a été mis sur la table dans le cadre des négociations. Nous accompagnons les nouveaux producteurs en leur mettant à disposition des documents pré-remplis afin de faciliter leur démarche.

* Certifications sanitaire et de traçabilité de la production, notamment exigées par les clients de McCain.

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