L'Action Agricole Picarde 22 juin 2018 à 06h00 | Par Alix Penichou

Minuit avant la nuit : 1er festival de musiques actuelles amiénois

Pendant deux jours, le chant des pirates retentira au parc Saint-Pierre d’Amiens, lors du premier festival Minuit avant la nuit.

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- © D. R.



«
Nous voulons faire d’Amiens la ville où résonnera le chant des pirates le temps de quelques nuits». C’est ainsi que Catherine Lepot, présidente de la Lune des pirates, présente le tout nouveau festival que son association organise du 22 au 24 juin, dans le cadre verdoyant du parc Saint-Pierre :
Minuit avant la nuit. Un nom «poétique, qui reprend le chant lexical de la lune, et parfaitement en adéquation avec la période du solstice d’été», confient les organisateurs. En bref : dix-neuf groupes, deux scènes, deux soirs et une journée de festival.
Depuis une trentaine d’année, des artistes de renom et, bien souvent, des pépites du rock, folk, métal, dub, électro, pop, et musiques du monde, qui se révèleront des stars, se produisent à la Lune, mythique salle de concert de quai Bélu de Saint-Leu. C’était le cas d’Eddy de Pretto, venu à la Lune en décembre 2017. Il se produira à nouveau à Amiens lors de ce festival, samedi à 20h30. L’occasion de profiter en live de son verbe sans filtre, âpre et sexuel, qui convoque la nuit, la fêtée et la drogue sans aucun artifice. «Eddy de Pretto, c’est la chanson française qui fait un pas de côté et le rap français qui n’a désormais plus peur d’être sensible, de devenir conscient», analysent les organisateurs.
Autre tête d’affiche : Polo & Pan, duo français né en 2012, formé par Paul Armand-Delille et Alexandre Grynszpan, qui montera sur scène ce vendredi soir. Leur premier album, Caravelle, est nourri de rêveries estivales et d’évasions balnéaires. «Le premier puise son inspiration dans ses voyages initiatiques ; le second s’inspire des perles musicales qu’il découvre au détour de ses recherches quotidiennes, naviguant entre musiques traditionnelles du début de siècle, électronique de l’an 2015 et rock psychédélique népalais des années 1070.»

Des groupes
en exclusivité
Dans la programmation également, des groupes indépendants et des exclusivités. «Nous espérons ainsi attirer des gens qui viennent de loin, car ils ne verront pas ces groupes ailleurs en France !»
Slow Dive fait partie des «coups de cœur» de la Lune, «à découvrir absolument» le samedi soir. «Le quatuor à part de la scène anglaise a connu son succès avec l’album Souvalki, puis une collaboration avec Brian Eno. Sa musique va de la dub à la techno, en passant par l’ambient et la noise.» Pour les amateurs de rock‘n roll, impossible de manquer Warmduscher, le samedi soir également, nouveau groupe constitué de membres permanents de The Fat White Family, Paranoid London, Insecure Men et Childhood. «Des odeurs de soufre et de sueur émanent de leur rock brut !» Visibles uniquement à Nîmes et Amiens, en France…
La programmation s’est aussi attachée à mettre à l’honneur des artistes locaux : Edgär, duo amiénois d’électro pop, ouvre le festival vendredi, à 18h. Jojobeam, Usé et Saunverson sont aussi au programme.
Le festival est enfin l’occasion de faire découvrir la ville et son patrimoine, avec des balades en barques. Animations, jeux et détente, bar et restauration sont à retrouver sur place.

 

Infos pratiques

Horaires : vendredi et samedi de 17h30 à 1h30, dimanche de 11h à 17h.
Tarifs : premier jour 25
, deuxième jour 40 , gratuit le dimanche.
Toute la programmation est à retrouver sur minuitavantlanuit.fr


D’une rue à l’autre

La Lune des pirates serait-elle en train de vivre une mutation ? C’est la question que pose Antoine Grillon, directeur et programmateur. Avec une soixantaine de concerts et entre 12 000 et 14 000 spectateurs chaque année, l’ancien entrepôt de bananes du Quai Bélu devient trop étroit. «Notre projet quadriennal 2018-2020 devrait déboucher sur l’ouverture d’un nouvel équipement», explique le directeur. Il s’agirait d’un bâtiment de la rue Saint-Leu, avec une capacité d’accueil de 500 places. La salle de 250 places, elle, sera conservée. L’équipement neuf sera financé par la Région, l’Etat et Amiens métropole, et regroupera les bureaux et les espaces de stockage pour le matériel. Le projet s’inscrit dans le cadre du projet de requalification de la rue Saint-Leu, axe de liaison entre le centre-ville et le campus de la Citadelle, où rentreront quatre mille étudiants à la prochaine rentrée.

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