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Opération #Origine Connue

Pour vérifier la mise en place du décret, Jeunes Agriculteurs lance la campagne #OrigineConnue.

Les JA Hauts-de-France ont débuté les contrôles dans les grandes et moyennes surfaces de la région depuis le début du mois d’avril.
Les JA Hauts-de-France ont débuté les contrôles dans les grandes et moyennes surfaces de la région depuis le début du mois d’avril.
© JA

Les agriculteurs se battent depuis des années pour qu’il y ait une transparence totale tout au long de la chaîne alimentaire, de la fourche à la fourchette, afin que l’ensemble des concitoyens retrouvent confiance en son alimentation. Chaque consommateur a le droit de savoir ce qu’il mange ! C’est dans cet objectif que Jeunes Agriculteurs a, pendant plus de deux ans, milité pour la traçabilité des produits à travers les campagnes «Lait et Viande de Nulle Part».
Suite à cette pression du syndicat Jeunes Agriculteurs, avec l’aide d’autres acteurs du monde agricole et des associations de consommateurs, le gouvernement a publié un décret obligeant les industriels et les distributeurs à indiquer le pays d’origine des produits transformés contenant de la viande et du lait avec les mentions «né/élevé/abattu» sur l’étiquette d’emballage.
Cette obligation est entrée en vigueur à titre expérimental le 1er janvier 2017 pour une durée de deux ans jusqu’au 31 décembre 2018, avec une tolérance jusqu’au 31 mars 2017 pour permettre aux entreprises découler les produits et les étiquettes en stock. Depuis le 1er avril 2017, chaque transformateur doit donc avoir adapté son étiquetage, en indiquant l’origine du lait, ainsi que celle des viandes utilisées en tant qu’ingrédient dans des denrées alimentaires préemballées, dès lors qu’il y a au moins 8 % de viande et 50 % de lait.

La mobilisation des JA
Les Jeunes Agriculteurs de la région Hauts-de-France se mobilisent depuis début avril. Ils ont déjà mené plusieurs visites dans les grandes et moyennes surfaces afin d’effectuer les vérifications. Au cours de cette semaine, ce sont dans près de dix enseignes que les contrôles ont été effectués dans l’ensemble des départements, de Cora à Auchan, en passant par Carrefour et Intermarché. Le but étant bien de vérifier les marques et non de porter un jugement aux enseignes visitées. Les résultats sont ensuite envoyés aux structures départementales de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.
Sur l’ensemble des produits contrôlés dans les différentes enseignes, en Hauts-de-France, quelques marques semblent déjà être classées dans la catégorie des bons élèves. Les marques comme Marie et Fleury Michon ont appliqué le nouveau décret, en indiquant bien le pays d’origine sur leurs produits transformés contenant de la viande avec les mentions «né/élevé/abattu» sur les étiquettes d’emballages. Mais d’autres marques, comme Herta et Stoeffler vont devoir agir rapidement pour sortir de la catégorie des mauvais élèves.
Pendant toute la durée de l’expérimentation, le réseau Jeunes Agriculteurs organisera dans toutes la France des contrôles en magasins pour s’assurer de la bonne application de cette nouvelle obligation. Pour Jeunes Agriculteurs, la traçabilité est essentielle, dans l’intérêt de tous les citoyens, mais aussi des entreprises.
Les contrôles pourront également se poursuivre dans la restauration collective, qui est aussi responsable de l’application du décret. Ces contrôles s’effectueront, quant à eux, dans les cuisines des établissements.
Cette expérimentation constitue une étape importante, qu’il conviendra de pérenniser au-delà de 2018 en l’étendant à d’autres produits et à d’autres pays européens. Plusieurs pays se montrent d’ores et déjà intéressés par l’initiative française (Italie, Portugal, Lituanie, Grèce, Finlande…).

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