L'Action Agricole Picarde 12 janvier 2017 à 08h00 | Par Florence Guilhem

Picardie Lait : une structure unique en France

Picardie Lait est une des missions de communication du Criel(1). Son rôle.

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- © AAP


Le bon sens voudrait que Picardie Lait, dont la mission est de faire la promotion des produits laitiers, ait des «petites sœurs» sur l’ensemble du territoire. La réalité est tout autre. «Picardie Lait, c’est unique en France», précise Amélie, la responsable de la structure. Créée en 1995, à l’initiative des producteurs de lait de la Somme et de l’Oise, Picardie Lait porte la bonne parole sur la filière lait auprès du grand public et des écoles dans ces deux départements depuis les années 1990, puis dès le début du millénaire dans l’Aisne. Ce département finira d’ailleurs par intégrer la structure en 2009.

Aujourd’hui, à l’échelle du Criel, on se dit qu’il serait opportun d’étendre les activités de Picardie Lait jusqu’au Nord-Pas-de-Calais et aux Ardennes. Le projet est dans les tuyaux, son aboutissement, lui, n’a pas de date butoir. Mais quel que soit l’aboutissement du projet, les animatrices de la structure poursuivent leur mission sans relâche pour faire découvrir les produits laitiers et, au travers d’eux, le métier d’éleveur et la transformation du lait. Leur public ? Les enfants scolarisés dans l’Education nationale, les centres aérés, les centres sociaux communaux, les collectivités et le grand public.

Les animations de Picardie Lait
2016 a été, à l’évidence, une année intense et chargée. 656 animations ont été réalisées sur l’année scolaire 2015-2016 (34 % dans la Somme, 42 % dans l’Oise et 24 % dans l’Aisne), soit pas moins de 13 534 enfants ayant participé aux animations de Picardie Lait au sein de leurs établissements scolaires. «Notre spécificité, c’est que l’on se déplace dans les écoles, que l’on fait des dégustations de produits laitiers et que les animatrices ont pour travailler pas mal de matériels à leur disposition», précise Amélie. Autrement dit, Picardie Lait vient chez vous pour vous proposer des demi-journées ou des journées entières d’animations autour des produits laitiers, sauf les mercredis et les vacances scolaires.
Si la filière laitière traverse une forte crise depuis presque deux ans, les animatrices de Picardie Lait, elles, ne connaissent pas la crise. Au menu des animations : la «Fête du lait», qui retrace tout le parcours de la ferme à la laiterie ; le «Petit déjeuner», à partir du C.P., qui sensibilise à l’équilibre alimentaire et à l’importance de ce premier repas de la journée ; les «Expériences autour du lait», à partir du C.E.1, ou comment percer à jour les secrets de la transformation du lait ; et «A la découverte des fromages», de la petite section au C.E.2, pour faire découvrir la fabrication de cet aliment ancestral.
«On travaille avec des panneaux d’animation et avec une caisse d’animation. C’est au travers de ces outils que l’on construit une histoire autour des produits laitiers. Mais on pose surtout des questions pour faire marcher l’imagination des enfants», commente Aline, l’une des animatrices de Picardie Lait. Des questions fort utiles, car pour bon nombre de gamins le lait vient du camion ou de la brique de lait.

Pourquoi ça marche ?
Si les thématiques sont les mêmes d’une année à l’autre, les animatrices font cependant évoluer leurs interventions. «L’important, expli­que Rachel, animatrice à Picardie Lait, c’est de trouver le lien entre les objectifs et le programme de l’Education nationale, et suivant la classe et l’enseignant. Après, à nous de trouver les méthodes et les moyens les plus ludiques possibles pour adapter notre animation à la classe. Le côté ludique et la fantaisie sont, à l’évidence, ce qui permet aux enfants de rentrer dans l’animation.» Et l’animatrice de faire appel aux contes pour les enfants de maternelle et à la manipulation d’aliments en plastique et de dînettes pour des plus grands quand est abordée la question de l’hygiène alimentaire. «Quand je fais une animation, j’essaie de me mettre à la place des enfants pour savoir ce qui m’intéresserait si j’avais leur âge», ajoute-t-elle.
Reste que les thématiques se répétant d’une année à l’autre, se renouveler est une autre paire de manches. «On fait évoluer nos panneaux et nos discours, dit Aline. Le plus important est, dans tous les cas, d’adapter notre discours à chaque âge.» Pour Rachel, se renouveler, c’est avant tout être «créatif et se remettre toujours en question. Les enseignants peuvent être de très bons conseils pour nous, car ils connaissent bien leurs élèves et leurs interrogations». Ecoute et inventivité sont donc convoquées pour que le charme de Picardie Lait ne se rompe pas. Et ça marche au vu des plannings remplis jusqu’à fin juin 2017.
Si l’animation phare, il y a quelques années, était la «Fête du lait», aujourd’hui toutes ont le vent en poupe. «Cela fonctionne, explique Rachel, parce que l’on s’est inscrit dans des thèmes sur lesquels il y a une demande tels que l’hygiène alimentaire ou encore la découverte des fromages.» En bons petits Français, les gamins seraient-ils fous de fromage ? «Ce qu’ils aiment le plus, ce sont les anecdotes historiques autour des fromages plus que leur dégustation, même s’ils ne boudent pas leur plaisir», rectifie l’animatrice. Nous non plus d’ailleurs…

(1) Centre régional interprofessionnel de l'économie laitière.

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