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Plan bio 2018-2021 : un élan pour la région ?

En termes de développement de l’agriculture bio, les Hauts-de-France occupent le bas du tableau du classement des régions.

Les cafés de la bio sont de réels temps d’échanges entre conseillers et porteurs de projets. 
Les cafés de la bio sont de réels temps d’échanges entre conseillers et porteurs de projets. 
© D. R.


L’agriculture biologique est un marché en plein essor en France. Depuis janvier 2018, les surfaces agricoles AB ont augmenté, en termes de superficie, de 20 % par rapport à 2017 dans la région des Hauts-de-France. Cette région compte aujourd’hui plus de 30 000 ha, cultivés par plus de 860 producteurs. Cependant, malgré cette croissance importante, les Hauts-de-France occupent le bas du tableau du classement des régions quant au développement de l’agriculture biologique.
C’est de ce contexte régional qu’est né le Plan bio. Piloté par la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt  (Draaf) et le Conseil régional des Hauts-de-France, ce plan regroupe également d’autres partenaires financiers, en particulier les agences de l’eau, ainsi que les conseils départementaux. Les acteurs opérationnels de l’agriculture biologique sont les Bio en Hauts-de-France, les chambres d’agriculture et Aprobio.  Ce plan bio, signé le 21 février dernier, a une ambition majeure : développer ce mode de production agricole à un niveau significatif, tout en assurant un développement créateur de valeur ajoutée pour la filière et les territoires.
Il s’articule autour de quatre axes. Le premier concerne le développement des productions et des surfaces agricoles, en faisant découvrir les techniques et les spécificités de l’agriculture biologique aux agriculteurs, à travers notamment des formations ou des visites de ferme, mais aussi en les accompagnant, qu’ils soient en cours d’installation, en conversion ou bien déjà certifiés. Le deuxième est de développer et structurer des filières équitables dans le but de développer une agriculture biologique qualitative et rémunératrice dans la durée pour l’ensemble des maillons de la filière. Le troisième axe consiste en l’acquisition des références, l’optimisation de l’acquisition de connaissances (expérimentations…). Enfin, il faudra développer la consommation notamment de produits bio et locaux afin de répondre aux attentes de la société, tout en structurant des filières en plein boom.
Grâce à cette nouvelle stratégie, les parties prenantes ont fait le choix de travailler ensemble pour faire évoluer l’agriculture du territoire régional en tenant compte des spécificités des filières de l’agriculture biologique, aussi bien en amont qu’en aval de la production.

Le point accueil bio : une passerelle
Pilier de l’axe 1, le point accueil bio permet à tous les agriculteurs en réflexion de bénéficier d’une information sur l’agriculture bio et sur les structures qui peuvent les accompagner. Ainsi, tout agriculteur des Hauts-de-France qui se pose des questions sur l’agriculture biologique est invité à appeler le numéro du point accueil bio pour que l’on puisse répondre à toutes ses interrogations. Lors de l’échange téléphonique, nous inviterons les agriculteurs à se rendre à l’un des cafés de la bio proposés sur son secteur.
Les cafés de la bio sont de réels temps d’échanges entre conseillers et porteurs de projets, répartis sur les Hauts-de-France pour permettre à tous les agriculteurs intéressés de s’y rendre facilement (cf : carte des cafés de la bio). Pendant ces moments, organisés sur des créneaux de deux heures avec des conseillers spécialisés, le programme abordé est le suivant : état des lieux de l’agriculture biologique, présentation du cahier des  charges de la bio, explication du parcours de suivi proposé par les Bio en Hauts-de-France et la Chambre d’agriculture des Hauts-de-France, témoignage d’un agriculteur, questions et échanges.
L’agriculteur aura alors la possibilité de choisir avec quelle structure il souhaite réaliser son parcours : chambre d’agriculture ou Bio en Hauts-de-France. Pour information, une telle démarche peut prendre beaucoup de temps : une étude statistique montre que la prise de décision d’un agriculteur pour passer à l’agriculture biologique peut prendre de trois mois à neuf ans ! Les conseillers accompagnent les agriculteurs depuis les premiers questionnements jusqu’à la conversion, voire même plus longtemps, pour les épauler, les accompagner et les former dans leurs changements vers l’agriculture biologique (diagnostic, étude technico-économique, bilan d’aide à la décision, démarches de demande d’aides…).
Le passage en AB nécessite souvent un changement dans la gestion des moyens matériels et humains au sein de l’entreprise, comme par exemple en s’impliquant davantage dans la commercialisation de ses produits, ou bien dans le choix d’investissements spécifiques.
Les conseillers de Bio en Hauts-de-France et de la Chambre d’agriculture des Hauts-de-France proposent d’accompagner les agriculteurs de manière individuelle mais également collective, par le biais de nombreuses formations, visites d’exploitations et tours de plaines. Ce collectif permet aux agriculteurs, outre le fait de se former aux nouvelles pratiques, d’échanger entre eux.
S’engager en agriculture biologique, c’est envisager une évolution des pratiques agronomiques et d’observation. Dès la conversion, l’agriculteur doit intégrer les solutions préventives, adopter un nouvel assolement, découvrir de nouvelles cultures, revoir le bilan fourrager, les soins aux animaux avec l’aide des conseillers.

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