L'Action Agricole Picarde 08 mai 2018 à 06h00 | Par B. Remurier (Terres Inovia)

Pois protéagineux : prévoir la gestion des maladies

Rappel sur les maladies et les stratégies de lutte chimique selon la pression observée dans sa parcelle.

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Pois en début de floraison.
Pois en début de floraison. - © © Terres Inovia

Avec l’approche de la floraison, stade important pour la gestion des maladies, et l’évolution rapide des stades des pois de printemps, la protection de ses cultures contre les maladies doit commencer à être réfléchie et raisonnée. La pression maladie se diagnostique par l’observation régulière de ses parcelles aux périodes de risques (Plus d’infos sur les symptômes et risques sur le site www.terresinovia.fr).
Le pois connaît une grande diversité de maladies possibles. Cependant, toutes les maladies ne sont pas rattrapables par une protection chimique, et d’autres restent rares ou peu nuisibles. Ainsi, pour la bactériose et les aphanomyces, deux maladies où il n’existe pas de traitement curatif actuellement. Seule une bonne gestion de son ITK et de son historique peuvent diminuer le risque de ces maladies. Par ailleurs, l’ascochytose (anciennement anthracnose) et le botrytis sont les maladies les plus couramment rencontrées et les plus préjudiciables. Autres maladies : le mildiou et l’oïdium, deux maladies assez fréquentes, mais moins dommageables. A noter que les contaminations secondaires de mildiou sont peu nuisibles.
A contrario le  sclérotinia sur pois est une maladie peu fréquente. Son risque est fortement lié aux précédents sensibles qui ont été touchés par cette maladie (colza, tournesol, etc.). Quant à la rouille, c’est une maladie très typique du secteur crayeux de la Champagne. Il est rare d’observer cette maladie en dehors.
Le pilier de la protection fongique du pois est le stade début floraison où un passage est fortement conseillé. Ce passage permet de prévenir les symptômes de botrytis (où il n’existe pas de traitement curatif) et de traiter les symptômes d’ascochytose de bas de tige avant que le couvert ne se referme (effet «parapluie»). Le programme se complète durant cette phase de floraison, ou en amont selon la pression maladie (cf. tableau). Le nombre et la période de passage dépendent par la suite de la culture.Le pois d’hiver est plus sensible aux fortes pressions maladies que le pois de printemps. Autres facteurs entrant en ligne de compte : la pression maladie de l’année (fortement liée à la météo) et l’apparition de symptômes précoces sur le pois d’hiver (notamment de l’ascochytose).

- © AAP

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