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Pommes de terre fécules : l'opportunité à saisir

La coopérative féculière de Vecquemont souhaite augmenter ses surfaces et lance un appel à de nouveaux producteurs. Thibaut Ricour et Bruno Poutrain, de la coopérative, donnent des précisions.

Thibaut Ricour et Bruno Poutrain l'assurent, la pomme de terre fécule présente un cahier des charges simple et une faible prise de risque.
Thibaut Ricour et Bruno Poutrain l'assurent, la pomme de terre fécule présente un cahier des charges simple et une faible prise de risque.
© A. P.



Pourquoi la coopérative féculière de Vecquemont cherche-t-elle à augmenter ses surfaces ?

L'année dernière, nous avions moins de plants que prévu à cause de la sécheresse. Les agriculteurs ont donc été prudents cette année, en ne prévoyant pas plus de surface de pommes de terre fécules dans leur emblavement. D'autant que nous avions des doutes sur la qualité des plants en septembre, en termes de taux de virose et de présence de pourriture. Mais la production de plants est revenue à la normale cette année, et les tests de qualité réalisés se sont révélés bons. Nous nous retrouvons désormais avec 300 ha orphelins. C'est dommage, d'autant que l'usine Roquette est loin d'être saturée. L'objectif est de traiter
800 000 t. Cette année, nous atteignions tout juste les 700 000 t.

Dans quelle conjoncture la filière se trouve-t-elle ?
À 70 EUR/t à 17° en ce moment, compléments de prix inclus, on peut dire que les prix tirent ! Nous avons annoncé un complément de prix de 8 EUR par tonne à 17 de richesse, auquel s'ajoutent des primes de qualité lorsque la tare est basse (10 EUR/t nette pour des tares de 5 %, ndlr). De plus, il s'agit d'une production à faibles risques. Roquette, industriel local, est solvable. Financièrement, c'est sécurisant.

La technique culturale est-elle complexe ?
C'est une culture spécifique plus que technique, avec un cahier des charges simple. Elle ne nécessite ni irrigation, ni stockage, ni déterrage, car cette dernière opération est réalisée par la coopérative. Il s'agit d'une plante à faible enracinement, avec des variétés à cycle long, assez résistante au déficit hydrique et au mildiou. Même le retrait du CIPC, anti-germinatif de la pomme de terre, n'est pas un problème pour nous, car 70 % des pommes de terre sont mises en silo, en bout de champ. Il faut juste être vigilant avec les cailloux : il y a un taux à ne pas dépasser. L'agriculteur doit aussi gérer son matériel (planteuse, arracheuse), en investissant, en passant par un prestataire ou en louant. Avec neuf-cents coopérateurs, les ETA ont investi et sont désormais équipées.

Quelles sont les conditions d'accès à la coopérative ?
Pour 2020, nous offrons la possibilité d'un contrat annuel. Les agriculteurs qui s'engagent cette année seront prioritaires l'année prochaine. Il faudra alors qu'ils investissent dans des parts sociales à hauteur d'1 EUR/t, dans le cadre d'un engagement triennal. Ils ont jusqu'au dernier moment, c'est à dire jusqu'à la période de plantation, au plus tôt fin mars, pour se manifester.

Contact : Thibaut Ricour, 07 76 38 75 11

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