L'Action Agricole Picarde 23 mars 2017 à 08h00 | Par Martin Lenne (ACE)

Près de trois cents jeunes réunis

Le 16 mars dernier, tous les participants du challenge «Graine d’éleveur» étaient réunis sur le site de l’hippodrome de La Capelle.

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Près de trois cents jeunes ont participé au challenge.
Près de trois cents jeunes ont participé au challenge. - © AAP


A l’heure de la remise des résultats, Régis Tricoteaux, éleveur engagé dans la formation des jeunes et membre du comité d’organisation de «Graine d’éleveur», souligne le défi que représente l’organisation d’une telle opération. «Depuis la création de «Graine d’éleveur», quel chemin parcouru ! Organisée d’abord sur le département de la Somme uniquement, l’Oise a rejoint l’action, puis l’Aisne, le Nord et, désormais, avec le Pas-de-Calais, ce sont tous les Hauts-de-France qui sont réunis. C’était un pari audacieux. «Graine d’Eleveur» mé­rite cette stature. En vous voyant tous réunis aujourd’hui, je crois que nous pouvons dire que le pari est gagné !»

Le principe du challenge est toujours le même : les élèves des classes engagées ont visité un élevage à proximité de leur établissement pour ensuite travailler en classe à la réalisation d’un exposé. Le 16 mars, les meilleurs groupes ont présenté leur travail à des jurys composés d’éleveurs, de techniciens et de professeurs. Pour la plupart d’entre eux, c’est la première fois qu’ils défendent leur travail devant un jury. C’est forcément formateur, et cela ne s’oublie pas !
En parallèle, les jeunes ont visité le Gaec Vallier, à Englancourt, où ils ont également pu découvrir un panel des métiers s’offrant à eux. Des professionnels de Gènes Diffusion, de CerFrance, de la laiterie Laitnaa, du Service de remplacement, de Néolait et d’Avenir conseil élevage ont expliqué concrètement en quoi consiste leur métier. Finalement, un mot résume assez bien l’ensemble des messages transmis : «envie». En effet, chacun des professionnels présents a insisté sur l’importance d’être passionné par son métier et d’avoir la volonté d’accompagner les éleveurs.


Les résultats

Section Seconde et Capa : MFR de Samer (1er), Institut de Bapaume (2e), Legta Vervins
Section Bac Pro : MFR Campagne-les-Boulonnais (1er), MFR Le Cateau (2e), Institut de Genech (3e)
Section BTS : MFR de Flixecourt (1er), Lycée de Chauny 1 (2e), Lycée de Chauny 2 (3e)

Le Gaec de Céline et Ludovic Vallier

«Je ne suis pas issu du monde agricole. Je me suis donc installé «hors cadre familial» en 1994, en Gaec, avec Benoît, sur 80 ha, et avec 500 000 litres de lait. En 2002, Céline rejoint le Gaec avec la reprise d’une exploitation. Un an avant, il y avait eu la mise aux normes avec la construction d’un bâtiment sur un nouveau site. Nous avions donc des bâtiments vides. Tout de suite, nous nous sommes demandé ce que nous allions en faire. Quatre-vingt brebis sont arrivées. L’objectif a vite été d’augmenter le cheptel», raconte Ludovic Vallier, éleveur à Eglancourt.
Mais, en 2008, le décès de l’associé chamboule les éleveurs et remet en cause leurs activités. «Nous avons décidé d’arrêter les moutons, et nous avons embauché un salarié. A partir de ce moment-là, nous nous sommes centrés sur la production laitière, notre vraie passion. En 2014, nous avons arrêté l’atelier taurillons pour laisser toute la place au lait», poursuit-il. La volonté d’entreprendre du couple est forte. Ce qui les anime ?
«Nous sommes éleveurs avant tout. Il n’est pas question d’arrêter de produire du lait. Mais ce que vous devrez faire, si vous voulez être éleveur, c’est faire attention à vous, en vous donnant plus de temps libre ou plus de temps de formation et, surtout, ne pas avoir d’½illères. Vous devrez également savoir vous entourer de partenaires qui vous aident vraiment. Ce sera peut-être parfois difficile, mais si vous êtes passionné et volontaire, vous arriverez à votre objectif.»

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