L'Action Agricole Picarde 29 août 2019 à 06h00 | Par Actuagri

Prix à la consommation : hausse pour les légumes, baisse pour les fruits

Le 13e Observatoire des prix des fruits et légumes frais, réalisé par Familles rurales, fait état d’une hausse du prix des légumes et d’une baisse du prix des fruits entre 2018 et 2019, en conventionnel comme en agriculture biologique.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Selon la surface de vente, les disparités peuvent être importantes pour le même panier de produits, avec un prix moyen allant de 42,34 € en hard-discount à 90,79 € en magasin spécialisé bio.
Selon la surface de vente, les disparités peuvent être importantes pour le même panier de produits, avec un prix moyen allant de 42,34 € en hard-discount à 90,79 € en magasin spécialisé bio. - © D. R.

Entre 2018 et 2019, le prix des légumes a augmenté de 10 % en conventionnel et de 2 % pour le bio, celui des fruits a baissé de 4 % en conventionnel et de 8 % en bio, indique le dernier Observatoire des prix des fruits et légumes frais diffusé le 26 août par l’association de consommateurs Familles Rurales.
Réalisée tous les ans depuis treize ans, cette étude porte sur un panier de huit fruits et huit légumes dans quatre surfaces de vente (hard-discount, supermarchés/hypermarchés, marchés et magasins spécialisés bio). L’enquête a été réalisée entre le 3 et le 9 juin 2019, puis entre le 1er et le 7 juillet 2019 par soixante-quatre «veilleurs consommation» qui ont réalisé 116 relevés dans 26 départements.
Entre l’été 2018 et l’été 2019, le prix d’un panier moyen d’1 kg de chaque fruit est passé de 31,25 € à 30 en conventionnel, et de 61,40 à 56,70 en bio. En conventionnel, ce sont la pomme et la pêche qui enregistrent la plus forte baisse (- 16 %) suivis par la nectarine (- 14 %), alors que les prix de la cerise progressent de 27 %. En bio, la cerise augmente de 13 %, et c’est la poire qui progresse de 20 %, les prix des autres fruits observés (pomme, melon, abricot, fraise, pêche, nectarine) marquant tous une baisse.
Côté légumes, le panier passe de 18 à 19,80 en conventionnel et de 33,45 à 34,10 en bio. Les hausses les plus notables concernent la tomate (+ 30 %) et la pomme de terre (+ 40 %) en conventionnel, et la courgette (+ 16 %), la tomate et la salade (+ 11 %) en bio.

Conventionnel, bio : du simple au double
Selon la surface de vente, les disparités peuvent être importantes pour le même panier de produits (1 kg de chaque fruit et de chaque légume), avec un prix moyen allant de 42,34 en hard-discount à 90,79 en magasin spécialisé bio. Pour les familles qui veulent respecter les recommandations du plan national nutrition santé, à savoir manger cinq fruits et légumes frais par jour, le coût mensuel varie de 117 à 222 en fonction du lieu de vente, soit entre 10 et 18 % d’un Smic mensuel net (1 202,92 E). Les produits les moins chers sont, sans surprise, en hard discount, mais le choix y reste limité, note Familles rurales.
Pour le «cultivé en France», c’est sur les marchés que l’offre est la plus abondante, avec 70 % des fruits et légumes qui viennent de l’hexagone, contre 65 % dans les super/hypermarchés et hard-discount. Enfin, l’offre la plus abondante en bio française se trouve dans les magasins spécialisés bio (69 %). Ces magasins ont aussi l’avantage de ne pas présenter des produits bio suremballés, à la différence des super/hypermarchés qui ont généralisé la pratique (pommes en barquettes, fruits et légumes vendus à l’unité sous plastique…), ce qui facilite la traçabilité et la séparation d’avec les produits conventionnels, mais va à l’inverse du cahier des charges de l’agriculture biologique visant à respecter davantage l’environnement, relève Familles rurales. L’association rappelle par ailleurs que pour consommer responsable, l’important est avant tout de manger des fruits et légumes de saison.

Les «sur-marges» en grande distribution pointées

La différence dans les marges appliquées par la grande distribution représenterait 41 % de l’écart tarifaire pour le consommateur entre fruits et légumes bio et conventionnels, selon une étude de l’UFC-Que Choisir sur les «sur-marges» de la grande distribution publiée le 22 août. L’association de consommateurs s’est notamment basée sur des relevés de prix et sur les cotations de vingt-quatre produits publiées entre mai 2018 et mai 2019. La marge brute des distributeurs en bio est «en moyenne 75 % plus élevée qu’en conventionnel», indique-t-elle. «Si le niveau de marge en bio est équivalent au conventionnel pour l’oignon, l’ail ou la carotte, sur les trois fruits et légumes les plus consommés (la pomme de terre, la tomate et la pomme), les marges brutes sont respectivement 83 %, 109 % et 149 % supérieures au conventionnel», relève l’UFC-Que Choisir. Des différences «d’autant moins acceptables» pour l’association qu’elles ne sont pas justifiées par «une différence dans les frais de distribution». Elle demande à l’observatoire de la formation des prix et des marges de publier «les niveaux de marge par enseigne et par rayon» dans ses prochains travaux sur le bio et incite les consommateurs à «faire jouer la concurrence» avec les magasins spécialisés.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Action Agricole Picarde se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les brèves du journal
Prochaine brève

10 brève(s) » voir toutes

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 22 unes régionales aujourd'hui