L'Action Agricole Picarde 07 août 2013 à 19h28 |
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Récoltes - Moissons : entre bonnes surprises et petites déceptions

Les premières tendances de la moisson dans la Somme.

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Agriculteurs et collecteurs ont été surpris par l’emballement des récoltes. Malgré des situations qui décrochent çà et là, les rendements en blé sont en général supérieurs aux niveaux attendus.
Agriculteurs et collecteurs ont été surpris par l’emballement des récoltes. Malgré des situations qui décrochent çà et là, les rendements en blé sont en général supérieurs aux niveaux attendus. - © V. Marmuse / CAIA

Après avoir démarré avec globalement 3 semaines de retard, la moisson 2013 a connu un véritable coup d’accélérateur il y a une semaine, avec des récoltes de blé et de colza qui se sont rapidement enchaînées.

Escourgeon : année correcte
Alors que certaines parcelles ne sont toujours pas récoltées en ce milieu de semaine dans le secteur Bernaville-Doullens, la récolte est quasi achevée sur le département, avec des niveaux de rendements allant de 90 quintaux à l’Est (Sanaterra) à 85 quintaux dans l’Ouest (Calipso), la moyenne se situant dans cette fourchette.
Les moins bons niveaux sont systématiquement rencontrés dans les terres légères et le taux de calibrage s’avère un peu aléatoire.

Colza : des petits grains
La culture du colza n’apporte pas particulièrement de bonnes surprises ni de grandes déceptions. La récolte est assez avancée dans l’Ouest  (plus de 70 %), et alors que la zone centrale est moins avancée (35 %) ;  le choix a été vraisemblablement fait d’avancer dans les colzas là où les blés n’étaient pas mûrs, au risque de récolter des colzas secs à défaut d’être mûrs eux-aussi. Dès lors, avec un peu de perte à la récolte (grains verts dans les siliques du bas), les rendements oscillent globalement entre 35 et 40 quintaux avec des écarts de 5 quintaux parfois en plus ou en moins. Globalement, on observe des grains plutôt petit, ce qui pourrait expliquer le niveau de rendement moyen.
Pois : la déception
Les parcelles de pois protéagineux déçoivent globalement, avec une fourchette à 50-55 quintaux sur les 2/3 récoltés, nettement en deçà du potentiel affiché début juillet. Sans doute les chaleurs de juillet ont-elles fortement pénalisé le remplissage des gousses souligne Jean-Luc Florin de Noriap.

Blé : la double bonne surprise
La culture du blé apporte son lot de surprises. D’abord surprise en précocité, puisque les premières parcelles de blé ont rapidement suivi les escourgeons, et aussi en rendements avec des résultats surprenants globalement, en qualité et en quantité. Sur le département, la récolte est avancée à hauteur quasiment de 50 %, allant de 20 dans les zones froides, à 80 % dans les zones précoces. Hormis certaines parcelles ou situations particulières, chaque organisme se dit agréablement surpris, avec un rendement moyen supérieur de 10 quintaux aux prévisions de fin juin.
Ce constat est valable pour tous les volumes rentrés et dans les zones les plus avancées, la crainte d’un décrochage pour les variétés tardives ne s’est pas vérifiée.
Le rendement potentiel pourrait être ainsi supérieur à 90 quintaux en moyenne sur le département même si chacun reste prudent quant aux surfaces restant à récolter. Pour l’heure, des parcelles à plus de 100 voire 110 quintaux ont été récoltées dans toutes les zones du département. Une mention particulière pour les zones des bas-champs où les derniers semis ont eu lieu en mars ainsi que dans les zones les plus touchées par le froid ou les dernières intempéries notamment la zone nord du département : dans ces zones il faudra encore attendre pour se prononcer. A ces niveaux de rendements plutôt prometteurs s’ajoutent des critères qualitatifs très positifs et homogènes :  ainsi les poids spécifiques oscillent globalement entre 78 et 82, les teneurs en protéines sont régulièrement supérieures à 11-11,5 % et des temps de chute de Hagberg supérieurs à 300.  Une bonne qualité confirme Benoît Dewas directeur de Sanaterra et tant mieux car la France aura besoin sans doute d’exporter plus de 11 millions de tonnes, alors autant avoir la qualité pour accéder à ces marchés.
Au vu des prévisions météo pour cette fin de semaine, la prochaine édition de l’Action Agricole Picarde devrait nous permettre de tirer la synthèse de l’année 2013.

lins et graminées : les chantiers avancent bien
La récolte des lins a largement profité des conditions d’alternance pluie/soleil. «Pour les premiers lins arrachés vers le 15 juillet qui ont été retournés au bout de 8 jours, le «bouillon de culture» qui s’est installé a permis un rouissage rapide, homogène et de qualité, confirme Vincent Delaporte, directeur de la Calira. Si bien que les premiers enroulages ont débuté et que près de 10 % des parcelles sont récoltées. Pour les parcelles arrachées ensuite  (les derniers l’ont été début août), l’humidité va permettre un bon début de rouissage, et les retournages auront lieu dans les prochains jours, pour éviter un «sur-rouissage» sur une face. Enfin, la Calira voit avancer à bon train le chantier d’écapsulage pour récupérer des graines certifiées dans le cadre de la politique de développement de cet auto-approvisionnement.
La récolte des graminées fourragères était bien avancée globalement à plus de 75 % en ce milieu de semaine tant pour les Semences Fourragère de Picardie que pour Benoîst Sem. Chez SFP, les fétuques élevées sont achevées indique Géraldine Briet, qui souligne pour l’ensemble des cultures des niveaux de rendement pour l’heure plus qu’honorables, malgré localement de lourdes pertes par égrenage quand des parcelles mûres ont subi des orages violents.
Les rendements s’élèvent aux environs de 15 quintaux en ray grass d’Italie non alternatifs à plus de 20 quintaux en variétés alternatives ainsi qu’en ray grass Anglais selon les conditions.
Même constat de performance chez Benoîst Sem, et Yves Defente souligne pour sa part tout l’intérêt de la culture qui peut avoir un rôle à part entière dans les assolements et non un statut d’ajustement ou de culture alternative aux systèmes Cop.

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