L'Action Agricole Picarde 28 septembre 2017 à 08h00 | Par Sophie Chatenet

Rendez-vous à la Grande halle d’Auvergne

Pour sa 26e édition, du 4 au 6 octobre, le Sommet de l’élevage promet du spectacle avec des concours bovins, ovins et équins, des rendez-vous d’affaires et des rencontres internationales de premier plan.

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Le Sommet de l’élevage s’apprête à recevoir 1 450 exposants venus de France et de l’étranger.
Le Sommet de l’élevage s’apprête à recevoir 1 450 exposants venus de France et de l’étranger. - © © S. Chatenet


Evénement professionnel incontournable du monde de l’élevage, le Sommet revient pour une nouvelle édition début octobre. Une édition qui réaffirme sa professionnalisation et son internationalisation, comme l’explique son président, Jacques Chazalet : «Nous allons accueillir de nombreuses délégations étrangères. Nous avons des habitués, mais aussi de nouvelles délégations conséquentes venues de Cuba, de la République islamique d’Iran et de Chine. La levée de l’embargo chinois sur la viande française ouvre des opportunités. Par nos visites d’élevage et d’outils agro-industriels, nous souhaitons contribuer à faire agréer les outils d’abattage du Massif central par les Chinois.»

Parmi les 1 450 exposants du prochain Sommet de l’élevage, 19 % seront étrangers. Si la plupart des sociétés viennent d’Europe, la manifestation va recevoir, pour la première fois, des exposants australiens, américains, cubains et iraniens. Venus de quatre-vingts pays, les quelque 4 000 visiteurs internationaux devraient être nombreux à sillonner les allées du Salon. Profil de ces visiteurs : «un éleveur allaitant très branché génétique», résume Benoît Delaloy, chargé des relations internationales.

Des Limousines au Zénith
Encore une fois, le rendez-vous européen des races allaitantes ambitionne de donner à voir au monde entier le nec plus ultra de l’élevage français, en matière de races, de génétique, de savoir-faire d’éleveurs. «Nous savons tous les difficultés que traverse le monde de l’élevage. Dans une société, où la hiérarchie des valeurs place l’économie au premier plan, nous savons que pour les éleveurs il y a aussi la passion, celle de maintenir ses troupeaux, ses lignées qui produisent d’année en année, de génération en génération, des champions et des championnes», estime le président du Sommet.
Deux mille animaux vont être présents. Parmi eux, 750 bovins viande, dont 400 Limousines qui disputeront leur concours national. Un rendez-vous très attendu par les quelque 250 éleveurs venus d’une trentaine de départements car, comme le rappelle Emilien Rouet, directeur de la communication de France Limousin Sélection : «En 2015, en raison de la FCO, les éleveurs ont été privés de leur concours national au Sommet.» Les plus belles Limousines se rassembleront dans l’écrin prestigieux du Zénith. L’occasion de vanter les qualités maternelles et bouchères d’une race dont les effectifs ne cessent de progresser pour atteindre et même dépasser le million de têtes depuis 2013.
Toujours côté bovins, le Sommet va accueillir, pour la première fois, le concours de deux races internationales : la Blanc bleu belge et la Hereford. Quant aux ovins, les races Charolaises et IIe-de-France vont être mises à l’honneur avec leurs concours interrégionaux.
En matière de bovins lait, le Sommet confirme son statut d’événement d’envergure en recevant notamment le concours interrégional de la Montbéliarde, race qui devrait organiser son national au Sommet en 2022. «Les éleveurs de races laitières de montagne, des zones agroclimatiques difficiles considèrent le Sommet de l’élevage comme leur événement phare de l’année», se félicite Fabrice Berthon, commissaire général du Salon. Ils y trouvent évidemment un plateau d’exposition inégalé et «une offre génétique exceptionnelle».

Un écrin de verdure convoité
Plus globalement, Jacques Chazalet estime que le Sommet de l’élevage constitue la vitrine d’un mode de production au diapason des attentes sociétales. «Le Massif central, cet écrin de verdure de plus en plus convoité où autonomie et culture de l’herbe ne sont pas des vains mots, existe grâce au travail des éleveurs.» N’en déplaisent aux extrémistes végans, à qui «il faudra certainement expliquer qu’on peut passer de l’animal à la viande sans être des barbares».
Ce type de message et bien d’autres seront évidemment distillés tout au long du Sommet de l’élevage, y compris aux décideurs qui gravitent au plus haut sommet de l’Etat. Les organisateurs ont en effet convié le président de la République, le ministre de l’Agriculture, mais aussi le ministre de la Transition écologique et solidaire, ainsi que le ministre du Commerce extérieur à participer à la vingt-sixième édition.

65 millions d’euros de retombées économiques

La Fédération nationale des Salons, en collaboration avec la CCI de Paris, a mis au point un simulateur pour mesurer l’impact économique des Salons. Le Sommet de l’élevage fait partie de la cinquantaine de salons français qui ont été passés au crible. Autour du Salon auvergnat, c’est ainsi plus de 65 millions d’euros d’activités qui sont générés. Un chiffre qui n’inclut pas les 5 millions d’euros nécessaires à l’organisation d’un événement de cette envergure. L’hébergement, la restauration et les transports représentent à eux seuls 10 millions d’euros. Autant dire que les retombées économiques dépassent largement le secteur de l’élevage. «Un peu plus de 40 000 euros de taxe de séjour sont générées grâce au Sommet», souligne Fabrice Berthon.

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