L'Action Agricole Picarde 20 septembre 2012 à 10h58 | Par Gérard Le Page

Salon - PotatoEurope a fait le plein de visiteurs

La filière pomme de terre française confirme sa vitalité, la pertinence de sa recherche de la qualité de sa production.

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- © AAP

La pomme de terre est aujourd’hui une affaire de professionnels. Une manifestation comme PotatoEurope le montre bien. De la technique, du matériel, du commerce… l’ensemble des intervenants de la filière se trouvaient à Villers Saint Christophe les 12 et 13 septembre dernier pour l’édition 2012 de ce salon européen de la pomme de terre dont l’organisation revenait cette année à la France. L’affluence était supérieure à celle de la précédente édition française en 2008. Sur les quelque dix mille visiteurs recensés, on a pu remarquer la forte proportion d’étrangers -plus d’un tiers- venus d’une cinquantaine de pays, les voisins bien entendu, mais aussi de pays lointains dont la Chine, preuve de l’intérêt que suscite la pomme de terre française en Europe et au-delà.
Les efforts consentis depuis de nombreuses années par les producteurs pour améliorer la qualité et la régularité de la production sont payants. L’exportation est devenue un débouché majeur pour la pomme de terre française : les pays du Sud de l’Europe sont naturellement nos premiers clients, et, chose que l’on n’aurait pas imaginée lorsqu’ils sont entrés dans l’Union européenne, les pays de l’Est et même la Russie s’ouvrent à présent à nos pommes de terre. La Belgique et les Pays-Bas sont un autre gros débouché, mais c’est en fait le révélateur d’une de nos faiblesses, car il s’agit ici de pommes de terre qui vont se faire transformer en frites ou chips dans ces deux pays faute d’usines en France.
Cela étant, la filière française ne doit pas s’endormir sur ses lauriers. L’Allemagne investit elle aussi dans la pomme de terre et peut nous prendre des parts de marché à l’Est, là où la marchandise est actuellement la mieux valorisée. Ce qui n’est pas le cas dans les pays du Sud de l’Europe, des pays qui de plus, à cause de la crise financière qui les frappe, n’offrent pas de bonnes garanties de paiement.

Contexte plus favorable
Pour les responsables professionnels, il importe de conquérir de nouveaux marchés à l’export, tout en consolidant les positions acquises, et ce quelle que soit la conjoncture. «Cela passera par une qualité toujours plus grande, encore des efforts sur la traçabilité et la professionnalisation de la filière, sans oublier la connaissance des attentes de nos clients étrangers», commente Patrick Trillon, président de l’Unpt. Le but étant aussi d’obtenir la meilleure valorisation possible de la marchandise.
Après une campagne 2011-2012 déplorable, marquée par la surproduction et des prix très bas, c’est dans un contexte beaucoup plus favorable que s’est tenue cette édition 2012 de PotatoEurope. La forte baisse de production attendue en Europe, notamment en Grande Bretagne, offre des opportunités à la production française.
Sur le marché intérieur du frais, les achats de pommes de terre ont progressé cette année de plus de 7% par rapport à la moyenne 2007-2011, indiquait une note récente de FranceAgriMer. Au Cnipt, cette embellie est plutôt imputée au froid de l’hiver et à la fraîcheur du printemps. Faut-il aussi y voir l’effet durable d’une baisse du pouvoir d’achat des Français ? L’avenir le dira.

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