L'Action Agricole Picarde 31 mars 2018 à 06h00 | Par Alix Penichou

Samara : immersion au coeur de la préhistoire dès ce dimanche

Ce 1er avril, le parc naturel et archéologique de Samara ouvre à nouveau ses portes au public, pour une trentième saison de voyage dans le temps, du Paléolithique à l’époque gallo-romaine.

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Des copies d’objets de l’époque sont à découvrir. © Alix Penichou Dans le pavillon des expositions, six cent mille ans d’histoire sont présentés. © A. P. Le portique gaulois, nouveauté 2018, sera inauguré le 30 mai. © A. P. Derniers ajustements avant l’ouverture le 1er avril. © A. P. Samara se situe dans la Vallée de la Somme, là où est née la Préhistoire comme objet d’études scientifiques. © A. P. Les moutons de Jacob sont en écopâturage dans le parc. © A. P.

Six cent mille ans d’histoire résumés dans trente hectares de parc naturel et archéologique. Bienvenue à Samara, à La Chaussée-Tirancourt. Le parc, qui fête ses trente ans cette année, entame une nouvelle saison dès ce dimanche.
En 2017, 74 000 visiteurs ont découvert ce lieu insolite, créé par le Conseil général de la Somme en juin 1988, autour de vestiges préhistoriques mis au jour lors de fouilles. La vallée de la Somme est d’ailleurs connue pour avoir joué un rôle primordial dans la naissance de la Préhistoire comme objet d’études scientifiques. «Cette année, nous comptons attirer encore plus de monde», annonce Margot Lepage, chargée de communication Somme patrimoine.
Pour cela, l’équipe mise sur le programme qu’ils ont concocté. Visites libres ou guidées pour découvrir la mise en scène des travaux archéologiques menés dans la vallée depuis le XIXe siècle et les reconstitutions de scènes de la vie courante de différentes époques, comme des ateliers de taille de la pierre, de poterie, de tissage, de travail sur bois, de vannerie…
La grande nouveauté 2018 : un portique gaulois est reconstitué à l’échelle 1 sur la base de données archéologiques. Il représenterait le plus fidèlement possible les données tirées des restes d’un bâtiment découvert à Glisy. Les travaux sont réalisés en collaboration avec le collège Millevoye, le collège du Ponthieu et le lycée Boucher de Perthes d’Abbeville, dans le cadre des chantiers des patrimoines. Celui-ci sera inauguré le 30 mai.
Le tailleur de pierre travaillera également dans un nouvel atelier, plus spacieux que le précédent et d’inspiration gallo-romaine. Le labyrinthe végétal, réhabilité l’année dernière, pourra cette fois se visiter. Au programme : découverte des quatre jardins thématiques qui retracent la relation homme/plantes depuis le début de l’humanité. Enfin, Julien Ferte, apiculteur à Saint-Ouen, va même tenter de récolter du miel dans des ruches types de l’époque, dans des troncs évidés, des ruches tressées et des ruchers en céramique.

Festivités
«Le plus attractif reste les grands rendez-vous que nous organisons ponctuellement. Cinq mille personnes peuvent alors s’y retrouver en un week-end», confie Margot Lepage. Le premier, les 28 et 29 avril, est intitulé «Beltaine», soit la célébration gauloise de la «saison claire». Des troupes d’archéologie vivante passionnées de la période gauloise investissent l’oppidum et restituent l’un des plus grands campements gaulois, avec banquet, musique, grands feux et combats rituels pendant la soirée du 28 avril.
Les 14 et 15 juillet, lors de «Rendons à César !», l’oppidum retrouve son visage de l’époque romaine : il pouvait accueillir plusieurs milliers d’hommes avec leurs bagages et troupeaux. Il y a deux mille ans, un camp tactique s’y est construit. Samara et des troupes venues de toute l’Europe restituent ce camp de campagne. Découverte des savoir-faire militaires, de l’armement, des manœuvres, de l’artillerie, de l’ingénierie romaine, de la cavalerie et de la gladiature.
Les fêtes préhistoriques, elles, ont lieu du 12 au 15 août. Animations, reconstitutions, expérimentations… Enfin, «Samonios», le nouvel an gaulois et l’ancêtre d’Halloween, sera célébré les 27 et 28 octobre.

Histoire… Et nature
Samara plaira aussi aux amoureux de la nature. La gestionnaire des espaces naturels du parc a recensé 70 espèces d’oiseaux nicheurs et 370 espèces végétales dans le parc. Parmi ces dernières, des essences végétales aux particularités intéressantes et des anciennes fosses d’extraction de tourbes. Un petit troupeau de moutons de Jacob, une des plus vieilles races du monde, se charge de l’entretien des zones végétalisées, pour parfaire le décor.

Infos pratiques

Parc naturel et archéologique de Samara, rue d’Amiens, 80310 La Chaussée-Tirancourt
Saison 2018 : du 1er avril au 4 novembre
Horaires : de mars à juin et de septembre à novembre : 9h30-17h30 du lundi au vendredi ; 10h-18h les week-ends, jours fériés et vacances scolaires.
En juillet et en août : 10h-18h30 tous les jours.
Tarifs : adulte : 10 € ; enfant ou réduit : 8,50 € ; famille (2 adultes et 2 enfants) : 29 €, 6 € par enfant supplémentaire. Abonnement annuel : 20 € par adulte, 17 € par enfant.

Plus d’informations sur www.samara.fr

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