L'Action Agricole Picarde 20 décembre 2012 à 11h25 | Par Jean-Michel Bonczak

Schmallenberg : il y aura bien une indemnisation des GDS

Un taux d’atteinte minimal par le virus, une franchise et un plafond seraient retenus.

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GDS France vient d’annoncer une intervention de la caisse nationale de solidarité (CSSA) sur la première vague de circulation du virus SBV (Schmallenberg) pour les troupeaux ovins (jusqu’au 31 mai 2012) et bovins (jusqu’au 31 août). Les conditions d’accès doivent encore être précisées mais un taux d’atteinte minimal (proportion de jeunes malformés) serait retenu, de même qu’une franchise (au-delà d’un taux habituel de pertes néonatales) et un plafond. Les dossiers parviendront aux éleveurs concernés courant janvier (foyers confirmés par analyse).

Maintenir une surveillance de la maladie
Pour au moins deux raisons : suivre l’évolution de la maladie -pour mieux l’étudier et la connaître- et pouvoir bénéficier d’aides similaires (à confirmer ultérieurement) sur la seconde vague (actuelle) de circulation virale.
La procédure peut être enclenchée à partir d’un veau ou deux agneaux malformés (essentiellement blocage des articulations, colonne déviée, torticolis, raccourcissement de la mâchoire). Idéalement, le vétérinaire prélève du sang de l’avorton, mort-né ou encore vivant à condition qu’il n’ait pas pris le colostrum, dans la veine ou dans le cœur. Si cela s’avère impossible, deux protocoles différents selon le département, en zone dite 1 ou 2 :
• Zone 1 (ex. Somme) : le jeune animal doit être apporté au laboratoire pour analyse (PCR) sur l’encéphale ;
• Zone 2 (ex. Oise) : une prise de sang (sérologie) sur la mère suffit.

Enfin, une fiche de renseignement est jointe au prélèvement et le GDS remonte ensuite ces informations vers la plate-forme nationale d’épidémio-surveil­lance.
Le coût des analyses est supporté par l’éleveur, l’Etat s’étant désengagé de la surveillance de la maladie. Par contre, s’il s’agit d’un avorton, mort-né ou mort dans les 48h, la visite du vétérinaire peut entrer dans le cadre de la «déclaration d’avortement» (surveillance de la brucellose) : celui-ci doit alors impérativement remplir un autre formulaire et bien entendu réaliser une prise de sang sur la mère pour recherche de la brucellose (dans l’Oise, à défaut de prélèvement sur le produit, une seule prise de sang sur la mère peut convenir, avec les deux recherches sérologiques, schmallenberg et brucellose).
Toute information et documents sont disponibles auprès des GDS et les vétérinaires ont été avertis de ces dispositions.

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