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Œufs : les objectifs du plan de filière seront dépassés

Face à la demande sociétale, la filière œufs s’est mobilisée et a inscrit, dans son plan de filière, l’objectif d’une poule sur deux en élevage alternatif d’ici 2022. L’accélération de la transition des élevages avance si bien que cet objectif devrait être atteint en 2020, estime l’interprofession.

Entre 2017 et 2018, la production d’œufs en élevage alternatif (élevage de poules hors cage) a augmenté de 9 %.
Entre 2017 et 2018, la production d’œufs en élevage alternatif (élevage de poules hors cage) a augmenté de 9 %.
© D. R.

Pour répondre aux attentes des consommateurs qui plébiscitent les œufs issus d’élevages alternatifs (à savoir les élevages de poules hors cage), la filière a engagé une transition importante pour arrêter la production de 9 millions de poules en cages et la remplacer par de l’élevage alternatif, pour atteindre la proportion d’une poule sur deux en élevage alternatif d’ici 2022.
«Je pense que l’on sera au-delà bien avant 2022, fin 2020, en revanche il faudra bien expliquer l’importance de l’adéquation entre l’offre et la demande», a souligné Loïc Colombel, vice-président du CNPO, l’interprofession de l’œuf, le 16 avril. Ainsi, en 2018, la proportion d’œufs bio a atteint 13 %, contre 10,2 % en 2017 et 8,5 % en 2008. Une progression importante, que connaissent également les autres modes d’élevages alternatifs : les œufs plein air représentaient, en 2018, 16 % du marché, deux fois plus qu’il y a dix ans, le label rouge 5 % contre 4,4 % en 2017 et 0,4 % en 2008, et l’élevage au sol, 8 % contre 6,4 % en 2017 et 3 % en 2008.
Entre 2017 et 2018, la production d’œufs en élevage alternatif a augmenté de 9 %. En volume, les œufs issus d’élevage alternatif représentent désormais 52 % de parts de marché, contre 49 % en 2017.

Soutien des consommateurs
D’après l’enquête menée par le CNPO fin mars, cette démarche de transition est soutenue par 95 % des consommateurs français, 85 % étant prêts à payer plus cher pour des œufs alternatifs, et 81 % estimant que ces modes d’élevage sont garants de plus de bien-être pour les poules. Le mode d’élevage reste d’ailleurs le premier critère d’achat (et 78 % des consommateurs connaissent la signification du code à chiffres).
Deuxième critère d’achat, l’origine France, importante pour 87 % des consommateurs, soit une progression de + 2 % par rapport à 2017. Pour capitaliser sur cet intérêt, la filière mise sur la diffusion du logo «Œufs de France», connu par quatre consommateurs sur dix (quand le logo «Pondu en France» était reconnu par seulement 25 % des consommateurs). Une réflexion est d’ailleurs à l’œuvre pour étendre ce logo aux ovoproduits, explique Philippe Juven, président du CNPO.
Les consommateurs considèrent en effet que l’origine France contribue à la préservation des élevages français (pour 95 % des personnes interrogées), qu’elle est un gage de qualité (89 %) et de fraicheur (84 %).

Négociations : changement d’attitude
Suite à la loi Egalim, les négociations commerciales sur les œufs se sont déroulées de façon mitigée, estiment les représentants du CNPO. Ainsi, «il y a du mieux sur certains sujets. Sur certains contrats de filière, des engagements ont été pris sur le moyen terme, on a vu une construction du prix différente de ce qui existait avant la loi Egalim», explique Loïc Colombel, avant de tempérer : «d’autres négociations se sont plutôt déroulées à la hussarde, avec une dégradation des prix alors que l’on était dans un contexte de hausse des matières premières et d’augmentation du coût des intrants». Pour Philippe Juven, on peut estimer qu’il y a eu «un début de changement d’attitude…».

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