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Une production française de plus en plus diversifiée

Les amidonniers français, qui consacrent chaque année 2 à 3 % de leur chiffre d'affaires à l'investissement dans la R&D, indiquent une production en hausse de 1,8 % et une diversification des débouchés.

En hausse de + 1,8 % en 2018, la production d'amidon fait vivre 700 000 hectares de surfaces agricoles.
En hausse de + 1,8 % en 2018, la production d'amidon fait vivre 700 000 hectares de surfaces agricoles.
© Gabriel Omnès

L'amidonnerie française se porte bien : avec 3 Mds E de chiffre d'affaires en 2018 et 3,2 Mt d'amidon produite, elle reste de loin la première en Europe, a rappelé Marie-Laure Empinet, présidente de l'Union des syndicats des industries des produits amylacés et de leurs dérivés (Usipa), le 1er octobre, avant l'Assemblée générale annuelle de l'organisation. En hausse de + 1,8 % en 2018, la production d'amidon fait vivre 700 000 hectares de surfaces agricoles, principalement du maïs (400 000 ha) et du blé (250 000 ha), mais également des pommes de terre et des pois (25 000 ha chacun).
La dernière campagne, difficile pour le maïs, a eu pour conséquence une augmentation de la part d'amidon de blé (+ 8 %, 46 % des volumes produits) qui passe devant l'amidon de maïs (- 12 %, 45 % des volumes). Dans la répartition des matières agricoles utilisées en amidonnerie pour la campagne 2018-2019, le blé tendre est majoritaire (2,6 Mt, 46 %) et devrait augmenter de + 0,7-0,8 % en 2019-2020 selon les prévisions de l'Usipa. Le maïs représente 35 %, soit 2,13 Mt en 2018-2019, une quantité qui pourrait atteindre 2,2 Mt en 2019-2020. Les pommes de terre pèsent pour 18 %, et la sécheresse de l'année limite les possibilités de prévisions pour la campagne à venir, les rendements risquant d'être très hétérogènes, indique l'Usipa.

Croissance des protéines végétales
En 2018, la création de valeur s'est faite dans la diversification, indique également l'Usipa. Ainsi, entre 2012 et 2018, la production d'amidon est passée d'une part de marché en France de 52 % à 43 %, tout en restant stable en volume. La part de marché des glucoses est elle aussi en baisse (- 22 % en volume). En revanche, les produits à haute valeur augmentent, comme les maltodextrines (qui passent de 8 % de parts de marché en 2012 à 12 % en 2018) et le gluten (qui passe de 6 % à 8 %). «Face à une croissance annuelle supérieure à 15 % par an sur le marché vegan/végétarien/flexitarien en France, et avec des progressions à l'échelle mondiale estimées à 40 % d'ici 2030, les protéines végétales en alimentation humaine représentent un réel potentiel de croissance et d'innovation», rappellent les amidonniers, en attente de la sortie imminente du plan protéines. L'Usipa souhaite notamment que le plan protéines permette le développement de la production de protéagineux, et la mobilisation de moyens pour encourager la recherche en matière de process et de recettes, et faciliter le passage à la mise en production d'innovation.
L'Usipa voit également d'un bon oeil le projet de loi actuel sur l'économie circulaire, même si l'organisation estime qu'il «pourrait avoir plus d'ambition et donner plus d'importance à la circularité de la biomasse», indique Thomas Gauthier, délégué général de l'Usipa.
Le syndicat continue en tout cas à communiquer sur ses métiers et sur les utilisations multiples et méconnues de l'amidon. Le succès de la journée «l'Amidon en fête», dont la première édition a eu lieu l'année dernière, a logiquement engendré une deuxième édition qui sera cette fois étendue à tout le végétal, dans le cadre d'une manifestation européenne : «le Végétal en fête - Beyond starch». La journée française aura lieu le 27 novembre, sous le haut patronage du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation.

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