PLAN CASI
Les premiers versements des aides dès octobre
Après l’annonce du plan national Casi, les services de l’État dans l’Oise précisent calendrier et montants. Thomas Fourgeot, secrétaire général de la préfecture, et David Witt, directeur départemental des territoires, détaillent un dispositif ciblé sur les jeunes installés et les exploitations les plus fragiles.
Après l’annonce du plan national Casi, les services de l’État dans l’Oise précisent calendrier et montants. Thomas Fourgeot, secrétaire général de la préfecture, et David Witt, directeur départemental des territoires, détaillent un dispositif ciblé sur les jeunes installés et les exploitations les plus fragiles.
Dans l’Oise, plus d’un million d’euros sont fléchés vers le fonds de réarmement agricole, sur les 230 millions débloqués au niveau national. Une cellule de suivi réunie sous l’autorité du préfet a arrêté les grandes lignes de sa répartition. Les filières élevage, maraîchage, arboriculture et horticulture sont jugées prioritaires, devant les cultures de printemps comme la pomme de terre ou la betterave.
Deux publics sont ciblés : les jeunes agriculteurs installés depuis moins de cinq ans, et les exploitants en grande difficulté, financière ou psychologique, plus difficiles à identifier car ils se signalent peu. Un comité technique fixera le 28 septembre des critères chiffrés et qualitatifs. L’aide prendra la forme d’un forfait unique, autour de 5.000 euros, porté à 6.000 euros pour les jeunes installés, avec la possibilité d’aller au-delà, jusqu’à 10.000 euros, pour les situations les plus graves. Le dossier sera allégé au minimum de pièces, pour un dépôt possible dès le 21 septembre et des premiers paiements début octobre, étalés jusqu’à la fin de l’année.
Ces aides s’ajoutent aux dispositifs de droit commun renforcés : les acomptes de l’indemnité de solidarité nationale passent de 70 à 80 %, pour une enveloppe nationale d’environ 500 millions d’euros. La DDT a déjà constitué les dossiers de reconnaissance de l’aléa climatique pour plusieurs cultures dès cet été. Pour les pertes hors prairies, comme après l’orage de fin juin qui a touché 463 communes du département, des expertises de terrain seront menées. Sur le dégrèvement de taxe foncière, la préfecture rappelle par courrier aux propriétaires, et aux notaires, leur obligation de reverser l’avantage aux exploitants.
Les guichets d’aide aux engrais azotés, jusqu’au 31 décembre, et au carburant agricole, prolongé de deux mois, restent ouverts. Des retards de versement constatés sur certaines aides seront résorbés grâce au renfort de la DGFIP. La cellule de suivi se réunira à nouveau fin septembre, tandis que les services de l’État multiplient les réunions d’arrondissement pour informer et écouter les agriculteurs.