Aller au contenu principal

Abattoir de Montdidier : liquidation judiciaire prononcée !

Le délibéré a été rendu ce mercredi 30 janvier : l’abattoir de Montdidier fait l’objet d’une liquidation judiciaire.

Pour une mise aux normes de l’abattoir, les investissements seraient de plus de 200 K€.
Pour une mise aux normes de l’abattoir, les investissements seraient de plus de 200 K€.
© patrick gellynck

Ce n’est une surprise pour personne. Entre les arriérés à payer, ainsi que les frais à engager pour des travaux de mise aux normes, plus élevés qu’annoncés, la liquidation judiciaire, qui pendait au nez de la société gérant l’abattoir de Montdidier, a été prononcée. Le dossier, à l’ordre du jour du tribunal de commerce, le 25 janvier dernier, s’est donc clos ce mercredi avec la restitution du délibéré prononçant la liquidation judiciaire.
Pour la mandataire judiciaire, «les perspectives de redressement paraissent sérieusement compromises dès lors notamment  qu’un nouveau rapport d’inspection (...) a mis en lumière diverses prescriptions antérieures non satisfaites». Au nombre desquelles l’analyse des rejets en amont et en aval de la station de prétraitement des animaux, l’établissement d’un état des lieux du site, la mise en place d’un échéancier de travaux… Compte tenu du coût des investissements à réaliser et de la faible marge bénéficaire de la société, «la mise en place d’un plan de redressement n’est pas envisageable», conclut-il. Les juges ont suivi.

Sur la crête raide
La série des mauvaises nouvelles avait commencé bien avant. En janvier 2018, l’abattoir était déjà au tribunal, correctionnel cette fois-là, pour des infractions en lien avec les risques d’insalubrité et de souffrance animale. Suivait le coup de semonce de la Direction départementale de la protection des populations, qui tirait la sonnette d’alarme sur les conditions d’abattage des porcelets. Conséquence : le 13 novembre dernier, l’abattoir perdait l’agrément d’abattage des porcelets. Un vrai coup dur.
Et comme «les emmerdes, ça vole toujours en escadrille», pour paraphraser Jacques Chirac, le 25 octobre dernier, l’abattoir était placé en redressement judiciaire. La liquidation était l’étape suivante. Elle vient d’être franchie. «La balle est désormais dans le camp des repreneurs. Ce qui est important, également à présent, c’est que soit préparé un plan social. Il y a des salariés derrière», commente le président du Département, Laurent Somon.
Les repreneurs, notamment les établissements Guy Lagache et la SAS Sauvage Viande, s’interrogent encore sur la viabilité économique de l’outil. Silence radio de leur côté pour le moment. Aucun ne veut parler au nom des autres, ni en son nom propre, tant qu’une décision collective n’est pas prise. Reste que, selon Jean-Michel Serres, «on a un besoin d’un outil d’abattoir totalement indépendant des abattoirs du Nord et du Pas-de-Calais. Il faut éviter à tout prix les surcoûts de transport que cela représenterait». Chapitre clos ?

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Le sol doit être ressuyé pour la préparation du lit de semences et suffisamment réchauffé pour optimiser la levée des plantes.
Lin fibre de printemps : bien préparer son semis

Le semis est une étape essentielle pour la réussite de la culture. Il conviendra d’assurer une bonne structure en travaillant…

Pour Julie Macron, membre des Jeunes agriculteurs de la Somme, cet après-midi  a permis de «familiariser les enfants avec notre quotidien d’agriculteurs».
Quand la visite à la ferme rime avec découverte et transmission

Le 10 mars, les élèves de CE1-CE2 de l’école de Bernaville ont enfilé leurs bottes pour une immersion à la ferme de Julie…

Violence dans les champs
« Violence dans les champs » : à quoi s’attendre avec ce documentaire engagé sur l’agriculture française

Diffusé ce dimanche 3 mai sur France 5 (21h05), Violence dans les champs revient sur les transformations de l’…

Didier et Fabienne servent une cuisine généreuse, en toute convivialité.
La Détente de Nouvion, premier arrêt du festival des bistrots dans la Somme

Depuis trois ans, le Département de la Somme propose aux Samariens de profiter de concerts gratuits accompagnés d’un bon repas…

Isabelle Dumont vend toutes ses fraises en direct, à la ferme et aux marchés.  Un contact avec les clients qu’elle adore.
Les fraises du Santerre rougissent à Crémery depuis près de cinquante ans

En cette fin de semaine, c’est la première cueillette de la saison aux Fraises du Santerre, à Crémery. Pierre Dumont y a fait…

Denis Bully, président de la FDSEA de la Somme : en 2026 plus encore qu'en 2025, il ne faut planter que ce qu'on est  sûr de vendre.
Denis Bully : «Gérer la crise de la pomme de terre et ne pas l’amplifier»

Face à une crise inédite des excédents de pommes de terre, la filière s’organise pour écouler des volumes considérables en un…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde