Chasse
Après les propos haineux de Sandrine Rousseau sur la chasse, déjà des conséquences ?
Le président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), Willy Schraen, tire la sonnette d’alarme après les propos tenus par Sandrine Rousseau lors de l’UniREVcité. Dans un message adressé aux chasseurs le mercredi 2 septembre, il affirme que les conséquences de cette prise de parole sont déjà perceptibles sur le terrain et annonce une nouvelle action en justice.
Le président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), Willy Schraen, tire la sonnette d’alarme après les propos tenus par Sandrine Rousseau lors de l’UniREVcité. Dans un message adressé aux chasseurs le mercredi 2 septembre, il affirme que les conséquences de cette prise de parole sont déjà perceptibles sur le terrain et annonce une nouvelle action en justice.
Le 25 août 2026, L’Action agricole picarde rapportait que la députée écologiste Sandrine Rousseau avait appelé ses militants à se mobiliser au moment de l’ouverture de la chasse et à être « face à eux, physiquement ». Ces propos, tenus dans le cadre de l’UniREVcité, rassemblement organisé par le mouvement animaliste et antispéciste d’Aymeric Caron, ont immédiatement provoqué la réaction de la Fédération nationale des chasseurs.
Le 26 août, Sandrine Rousseau était de nouveau interrogée sur LCI au sujet de cette déclaration. Une séquence qui n’a pas apaisé la polémique.
Quelques jours plus tard, Willy Schraen a adressé un message aux chasseurs dans lequel il fait part de sa « grande inquiétude ». Pour le président de la FNC, la polémique dépasse désormais le simple affrontement politique autour de la chasse.
« Honnêtement, je suis fortement préoccupé par la montée de la violence dans de nombreux domaines de notre société, mais en premier lieu par ce qui se passe vis-à-vis d’une activité légale comme la chasse », écrit-il.
Une nouvelle plainte en préparation
Willy Schraen estime que Sandrine Rousseau a franchi « toutes les lignes rouges » en appelant, selon son interprétation, à une opposition physique aux chasseurs. Il rappelle également que les relations entre la députée et la FNC sont anciennes et conflictuelles.
En août 2022, la Fédération nationale des chasseurs avait déjà porté plainte contre Sandrine Rousseau après ses déclarations établissant notamment un lien entre les armes de chasse et les féminicides. La FNC réclamait alors près de 100 000 euros de dommages et intérêts.
La procédure s’était finalement soldée par une décision défavorable aux chasseurs. En octobre 2024, la FNC avait annoncé faire appel, dénonçant une décision qui, selon Willy Schraen, permettait de tenir des propos qu’il jugeait « infondés et insultants » contre les chasseurs.
Je vous le demande solennellement : ne répondez surtout pas à la violence
Dans son message du 2 septembre, le président de la FNC annonce donc une nouvelle offensive judiciaire : « Bien sûr, la FNC va retourner devant les tribunaux », écrit-il, espérant cette fois « que le juge mettra juridiquement fin à tout cela en condamnant fermement cette dérive ».
Des tensions jusque sur les territoires
C’est toutefois sur le terrain que Willy Schraen dit constater les conséquences les plus préoccupantes de la polémique. Il raconte notamment avoir découvert, sur sa page Facebook, des commentaires particulièrement violents visant un de ses amis récemment décédé, ancien président des chasseurs des Côtes-d’Armor.
« J’avais commencé à effacer ces "posts", mais je me suis rendu compte qu’en faisant cela, je cachais les dérapages immoraux de personnes aveuglées par la haine à notre encontre », explique-t-il.
Le président de la FNC affirme avoir choisi de faire constater ces messages par un commissaire de justice. « J’ai préféré faire relever par huissier chacun de ces propos immondes », écrit-il, estimant que leurs auteurs devront pouvoir « assumer à l’avenir leurs propres écrits ».
Mais surtout, Willy Schraen affirme que des chasseurs ont signalé, au cours du week-end des 29 et 30 août, des propos violents directement sur les territoires, accompagnés, selon lui, d’appels explicites à la confrontation physique. « Il n’aura malheureusement pas fallu attendre longtemps pour se rendre compte de la portée des nouveaux propos tenus par Sandrine Rousseau », estime-t-il.
« Ne répondez surtout pas à la violence »
Face à cette situation, le patron des chasseurs demande à ses adhérents de ne pas tomber dans le piège de l’affrontement.
« Les personnes qui m’ont appelé hier et aujourd’hui pour me faire part de leur vécu ont heureusement eu la bonne attitude en ne donnant aucune possibilité de surenchère verbale ou physique aux attaques qu’elles ont subies », écrit-il.
À l’approche de l’automne et de l’ouverture des différentes saisons de chasse, Willy Schraen redoute que les tensions ne s’exacerbent encore, notamment dans un contexte politique marqué par la préparation de la prochaine élection présidentielle.
Son message est donc clair : « Je vous le demande solennellement : ne répondez surtout pas à la violence ».
En revanche, il demande aux chasseurs de faire systématiquement remonter les incidents à la FNC via son site internet. Pour Willy Schraen, l’objectif est désormais de documenter les faits, de conserver les preuves et de laisser la justice traiter les éventuels débordements.
Une stratégie qui intervient alors que la polémique née fin août autour de Sandrine Rousseau continue de prendre de l’ampleur : après la plainte annoncée par la FNC, plusieurs fédérations départementales ont également fait savoir qu’elles envisageaient de se porter partie civile. Une pétition réclamant la démission de la députée a par ailleurs été lancée le 1er septembre 2026.