Aller au contenu principal

Événement
Avec les courses de caisse à savon, la folie déferle dans les villages

De plus en plus connues, les courses de caisse à savon animent les campagnes. Ce dimanche, quarante bolides prendront le départ de la course de Nolléval (76). Rencontre avec le Samarien Clément Carpentier, qui y participera pour la première fois avec sa nièce Sidonie, à bord de leur «crazy washing machine». 

Il aura fallu de l’huile de coude et surtout beaucoup d’imagination à Clément Carpentier et sa nièce, Sidonie, pour mettre au point leur caisse à savon. Sur le thème du «crazy washing», leur bolide est l’un des quarante au départ de la course de Nolléval (76), dimanche 27 septembre. «Ma nièce habite Nolléval, et elle m’a convaincu d’y participer avec elle», explique l’habitant de Tilloy-les-Conty (Ô-de-Selle). 
Les caisses à savon ? Ce sont de petits véhicules sans moteur, propulsés uniquement par la gravité, descendant une pente. Chaque année, des courses de ces incroyables engins sont organisées dans les villages ruraux. À Nolléval, il s’agit d’une toute première édition. «L’idée est venu de jeunes du village. On l’a trouvée super, mais c’est une sacrée organisation. On y travaille depuis le mois de janvier. Il faut trouver une route en pente, avoir les autorisations préfectorales, mener une campagne de communication, rassembler une équipe de bénévoles… Nous serons trente-cinq le samedi pour tout installer et soixante-cinq le jour de la course», présente  Bruno Richard, du comité des fêtes de Nolléval, organisateur de la course. 

650 m de plaisir
650 m seront à dévaler à La Feuillie, commune voisine, avec des virages et certainement une chicane pour complexifier le parcours. La course sera surtout une grande fête pour les locaux. «On prévoit restauration, labyrinthe, laser game, tir à l’arc, pom-pom girls, hypnotiseur de rue, commentateurs humoristiques…» Et bien sûr, encouragement des quatre courses. Le spectacle devrait être folklorique, car en plus du chronomètre, les participants sont jugés sur leur originalité. 

Avec son tambour qui envoie des bulles et ses sous-vêtements pendus, notre caisse à savon aura un look d’enfer. 

Sur ce point, Clément et Sidonie pensent avoir toutes leurs chances. «La nôtre a un look d’enfer», sourit Clément. Sur quatre roues, la n°18 est faite d’un châssis de baladeuse pour vélo à l’arrière, sur lequel a été soudé celui d’un ancien karting à l’avant. «Je voulais que ce soit solide, avec de vraies roues et un centre de gravité assez bas pour rester stable en prenant de la vitesse. Il fallait aussi des freins et une direction correcte», confie le bon bricoleur, adepte du retapage de voiture. À l’arrière, un tambour de sèche-linge a été fixé, dans lequel une machine à bulles est installée. Autour, une ossature en bois permettra de suspendre des fils à linge, et d’y accrocher de drôles de sous-vêtements. 

Derniers ajustements
Le week-end précédent, le 21 septembre, Clément et Sidonie procédaient à des essais sur route. Quelques ajustements ont été réalisés, et la décoration devait être finalisée. «La préparation est aussi sympa, même si parfois, on se creuse pas mal la tête !» Quel que soit le résultat, l’objectif de se faire plaisir est déjà atteint. 

Une histoire de… savon !

Le terme «caisse à savon» viendrait des caisses en bois (souvent recyclées, par exemple celles de savon) qui servaient à fabriquer ces bolides. L’histoire aurait débuté aux États-Unis en 1933 quand un photographe, Myron Scott, a vu des enfants courir avec des caisses faites maison sur une pente à Dayton, dans l’Ohio. Cela l’inspira à organiser une compétition plus formelle. En 1934 eut lieu la première édition de ce qui deviendra le All-American Soap Box Derby
En Europe, la pratique s’est diffusée après la Seconde Guerre mondiale. Des fédérations se sont mis en place, des règlements communs ont été adoptés, et des compétitions nationales et internationales se sont organisées. En France, on voit les premiers événements dans les années 1950, comme le Derby Automobile des moins de quinze ans. Un championnat de France a désormais lieu tous les ans. La dernière édition (la quarantième) s’est tenue à Bellignat (Ain) du 27 au 29 juin de cette année. Certains événements sont de vrai show et attirent les spectateurs par milliers, à l’image de la course Red Bull de Toulouse.

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Le sol doit être ressuyé pour la préparation du lit de semences et suffisamment réchauffé pour optimiser la levée des plantes.
Lin fibre de printemps : bien préparer son semis

Le semis est une étape essentielle pour la réussite de la culture. Il conviendra d’assurer une bonne structure en travaillant…

Pour Julie Macron, membre des Jeunes agriculteurs de la Somme, cet après-midi  a permis de «familiariser les enfants avec notre quotidien d’agriculteurs».
Quand la visite à la ferme rime avec découverte et transmission

Le 10 mars, les élèves de CE1-CE2 de l’école de Bernaville ont enfilé leurs bottes pour une immersion à la ferme de Julie…

Violence dans les champs
« Violence dans les champs » : à quoi s’attendre avec ce documentaire engagé sur l’agriculture française

Diffusé ce dimanche 3 mai sur France 5 (21h05), Violence dans les champs revient sur les transformations de l’…

Didier et Fabienne servent une cuisine généreuse, en toute convivialité.
La Détente de Nouvion, premier arrêt du festival des bistrots dans la Somme

Depuis trois ans, le Département de la Somme propose aux Samariens de profiter de concerts gratuits accompagnés d’un bon repas…

Isabelle Dumont vend toutes ses fraises en direct, à la ferme et aux marchés.  Un contact avec les clients qu’elle adore.
Les fraises du Santerre rougissent à Crémery depuis près de cinquante ans

En cette fin de semaine, c’est la première cueillette de la saison aux Fraises du Santerre, à Crémery. Pierre Dumont y a fait…

Denis Bully, président de la FDSEA de la Somme : en 2026 plus encore qu'en 2025, il ne faut planter que ce qu'on est  sûr de vendre.
Denis Bully : «Gérer la crise de la pomme de terre et ne pas l’amplifier»

Face à une crise inédite des excédents de pommes de terre, la filière s’organise pour écouler des volumes considérables en un…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde