Aller au contenu principal

Bandes tampons : quelles sont les règles à respecter ?

Point sur les droits et interdictions des exploitants agricoles concernant les bandes tampons.   

Les bandes tampons, ces bandes végétales localisées le long des cours d’eau, sont réglementées.
Les bandes tampons, ces bandes végétales localisées le long des cours d’eau, sont réglementées.
© Arvalis

Les bandes tampons sont des bandes végétales localisées le long des cours d’eau. Elles visent à protéger les eaux courantes, en limitant les risques de pollution diffuses. Elles participent également à l’amélioration de la structure des sols, à la protection des sols contre les risques érosifs, au développement des auxiliaires de culture et de la biodiversité. Ainsi, réglementairement, une bande tampon doit, obligatoirement, être présente le long des cours d’eau BCAE définis, pour le département de la Somme, dans l’arrêté préfectoral du 6 novembre 2007.  

Les bandes tampons sont réglementées avec, pour les exploitants agricoles, des obligations et interdictions.   

Concernant les obligations, les bandes tampons doivent être couvertes tout au long de l’année d’un couvert herbacé, arbustif ou arboré (les friches, les espèces invasives et le miscanthus ne sont pas retenus comme des couverts autorisés). De plus, le couvert doit être couvrant, implanté ou spontané et l’apport d’amendements alcalins (calciques et magnésiens) est autorisé.

Sa largeur doit être d’au moins 5 m, à partir du bord du cours d’eau. Il n’y a pas de limite maximale à cette largeur ni, par ailleurs, de surface minimale. La largeur prend en compte, le cas échéant, la largeur des chemins, digues, ripisylve (arbres, arbustes, végétation présente) longeant le cours d’eau. Ainsi, si la largeur du chemin, digue, ripisylve est inférieure à 5 m, une bande tampon devra être implantée afin d’atteindre 5 m depuis le bord du cours d’eau.

Côté interdiction, il est formellement interdit, sur la surface consacrée à la bande tampon, d’entreposer du matériel agricole ou d’irrigation, de stocker des produits ou des sous-produits de récolte ou des déchets et de labourer la surface consacrée à la bande tampon. Toutefois, le préfet peut, par décision motivée, autoriser un agriculteur à procéder au labour de la bande tampon en raison de son infestation par une espèce invasive. L’épandage de fertilisants minéraux et organiques est également interdit, tout comme les traitements phytosanitaires (sauf dans le cadre de la lutte contre les nuisibles prévue par un arrêté préfectoral pris en compte en application de l’article L.251-8 du Code rural et la pêche maritime). 

Enfin, le broyage et/ou le fauchage des bandes tampon est interdit durant les quarante jours consécutifs, prévus par l’arrêté du 26 mars 2004 relatif au report de la date de broyage et de fauchage de la jachère de tous terrains à usage agricole et mises en œuvre par arrêté préfectoral. Par conséquent, les bandes tampons ne peuvent être fauchées cette année, du 25 mai au 11 juillet 2021 inclus. Toutefois, en dehors de cette période, la fauche et le broyage sont autorisés sur une largeur maximale de 20 m.  

Notons également que s’il s’agit d’une prairie ou d’un pâturage, la surface consacrée à la bande tampon peut être pâturée sous réserve du respect des règles d’usage pour l’accès des animaux au cours d’eau.

 

Inondations et boue : plusieurs communes reconnues en état de catastrophe naturelle

Par arrêté interministériel du 30 juin 2021, publié au Journal Officiel du 2 juillet 2021, douze communes de la Somme sont reconnues en état de catastrophe naturelle. 
Il s’agit de la commune de Quiry-le-sec suite aux inondations et coulées de boue du 2 juin 2021. 
Les communes d’Allery, Boves, Cachy, Conty, Folleville, Franvillers, Frettemeule, Maisnières, Métigny, Ô-de-Selle, Sains-en-Amiénois sont concernées suite aux événements (inondations et coulées de boue) 21 au 22 juin 2021. 
Les personnes sinistrées qui n’auraient pas déclaré le sinistre disposent d’un délai de dix jours à compter de la date de publication de l’arrêté, pour contacter leur compagnie d’assurance afin d’obtenir l’indemnisation de leur préjudice. 

Pour toute question, vous pouvez contacter le service interministériel de défense et de protection civiles au 03 22 97 80 80.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Le sol doit être ressuyé pour la préparation du lit de semences et suffisamment réchauffé pour optimiser la levée des plantes.
Lin fibre de printemps : bien préparer son semis

Le semis est une étape essentielle pour la réussite de la culture. Il conviendra d’assurer une bonne structure en travaillant…

Pour Julie Macron, membre des Jeunes agriculteurs de la Somme, cet après-midi  a permis de «familiariser les enfants avec notre quotidien d’agriculteurs».
Quand la visite à la ferme rime avec découverte et transmission

Le 10 mars, les élèves de CE1-CE2 de l’école de Bernaville ont enfilé leurs bottes pour une immersion à la ferme de Julie…

Violence dans les champs
« Violence dans les champs » : à quoi s’attendre avec ce documentaire engagé sur l’agriculture française

Diffusé ce dimanche 3 mai sur France 5 (21h05), Violence dans les champs revient sur les transformations de l’…

Didier et Fabienne servent une cuisine généreuse, en toute convivialité.
La Détente de Nouvion, premier arrêt du festival des bistrots dans la Somme

Depuis trois ans, le Département de la Somme propose aux Samariens de profiter de concerts gratuits accompagnés d’un bon repas…

Isabelle Dumont vend toutes ses fraises en direct, à la ferme et aux marchés.  Un contact avec les clients qu’elle adore.
Les fraises du Santerre rougissent à Crémery depuis près de cinquante ans

En cette fin de semaine, c’est la première cueillette de la saison aux Fraises du Santerre, à Crémery. Pierre Dumont y a fait…

Denis Bully, président de la FDSEA de la Somme : en 2026 plus encore qu'en 2025, il ne faut planter que ce qu'on est  sûr de vendre.
Denis Bully : «Gérer la crise de la pomme de terre et ne pas l’amplifier»

Face à une crise inédite des excédents de pommes de terre, la filière s’organise pour écouler des volumes considérables en un…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde