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Comment Le Paraclet devient l’école du rucher

Une dotation offerte par la Fondation du Crédit agricole Brie Picardie à l’association Symbiose Somme
va permettre l’installation d’un parcours de biodiversité et d’un rucher-école sur le site du lycée agricole du Paraclet.

Le pot de miel offert à chacun des participants à la remise d’un chèque à l’association Symbiose Somme n’est pas encore celui des ruches installées sur le site du lycée agricole du Paraclet, mais cela sera possible prochainement. Vendredi dernier, la Fondation du Crédit agricole Brie Picardie, la direction du lycée, le GDSA et les responsables de Symbiose (Chambre d’agriculture, FDSEA, JA, FRSEA Hauts-de-France, fédération des chasseurs, GDSA) se sont en effet retrouvés pour sceller un partenariat majeur devant permettre l’installation d’un rucher-école et d’un parcours de biodiversité. À la clé, pour Symbiose, un chèque de 30 000 € et forcément, beaucoup de gratitude envers son bienfaiteur du jour. Président de la FRSEA Hauts-de-France et du lycée du Paraclet, Laurent Degenne a ainsi adressé ses remerciements «pour avoir choisi Symbiose et le lycée». Du côté de la Fondation du Crédit agricole, représentée par son président Philippe de Waal, on explique que si le projet porté par Symbiose a été retenu, «c’est parce qu’il est innovant dans le domaine environnemental et fédérateur». «Pour que la Fondation apporte son aide à un projet, il faut que ce soit quelque chose de spécial», a-t-il ajouté. 

 

Lieu d’échange et de formation

Les missions attendues du rucher-école et de son parcours de biodiversité sont multiples : de la production (de miel et d’abeilles) d’abord, la mise en place d’expérimentations et des séquences de formation et de sensibilisation auprès de différents publics (agriculteurs, apiculteurs, chasseurs, scolaires, grand public). Derrière ces outils, une idée «force», celle de «valoriser la complémentarité entre l’agriculture, les pollinisateurs et les pratiques agricoles vertueuses», a souligné Simon Catteau, agriculteur à Sailly-Laurette et président de Symbiose. L’installation des ruches sur un site dédié devait avoir lieu dans les prochains jours, et de manière progressive. L’objectif est d’en installer une trentaine d’ici 2024. Celles-ci seront accompagnées de ruchettes pour développer les colonies d’abeilles. Côté «biodiversité», des efforts seront aussi réalisés pour aménager un parcours profitable à la fois à la petite faune – dont les pollinisateurs – et accessible au grand public. «On veut que ce soit un lieu d’échange», défend Simon Catteau. Dans cet espace, des tests et des expérimentations seront réalisés afin d’implanter des espèces en bandes qui serviront à «compléter le bol alimentaire des hôtes». Et servir ensuite de support et de vitrine pour un développement au-delà du site du Paraclet. Vu comme cela, les bonnes pratiques ne demandent qu’à essaimer.

 

Un site destiné à devenir pilote dans l’élevage d’abeilles VSH

Si l’on connait plutôt bien la première cause de mortalité des abeilles – le varroa -, les méthodes de lutte contre ce parasite qui se nourrit de leur hémolymphe et perce leur cuticule sont moins connues. L’une des réponses pourrait venir de l’abeille VSH. Celle-ci est issue d’un travail de sélection génétique. Au fil de cette sélection, des apiculteurs ont en effet découvert que cette abeille VSH a développé une capacité à éliminer un couvain infecté en choisissant de sacrifier des nymphes vivantes mais parasitées pour éviter l’émergence d’abeilles moins fonctionnelles. On parle alors d’une fonction «hygiénique». L’un des objectifs du rucher-école sera d’élever des abeilles VSH pour développer des essaims «résilients» et permettre ainsi aux apiculteurs samariens de réduire l’utilisation de produits phytopharmaceutiques pour l’entretien de leurs ruches. «Ce rucher-école doit être un réservoir expérimental pour les apiculteurs du département, résume-t-on chez Symbiose. Ils pourront ainsi bénéficier des travaux de recherche sur le site et de la station VSH pour développer des cheptels d’abeilles résistantes.» Regardée de près pour sa capacité à lutter contre le varroa, l’abeille VSH le sera parce qu’elle produit également… du miel. Ou comment faire «d’une pierre, deux coups». 
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